dimanche 26 juin 2016

Le Roi danse

Le Roi Danse,


Réalisé par Gérard Corbiau
1h55
Sorti en 2000


Avec : Benoît Magimel (Louis XIV), Boris Terral (Jean-Baptiste Lully), Tchéky Karyo (Molière), Colette Emmanuelle (Anne d'Autriche), Cécile Bois (Madeleine), Claire Keim (Julie), Johan Leysen (Robert Cambert), Idwig Stéphane (Le Prince de Conti), Caroline Veyt (Armande Béjart), Ingrid Rouif (Madame de Montespan), ...







Synopsis :

A quatorze ans, Louis XIV sait qu'il régnera un jour mais sait aussi que l'on fera tout pour l'empêcher de gouverner. Il en est complexe. Par la danse, ou le jeune roi excelle, et grâce a la musique qu'il compose pour lui, Lully le révèle a lui-même puis au monde. Louis devient le Roi-Soleil. Lully et Molière sont les grands ordonnateurs de la magie de son règne. Mais Lully aime le roi d'un amour fou et platonique et croit que celui-ci ne peut se passer de lui. Son aveuglement le perdra et Lully, après Molière, basculera dans la nuit

Mon avis :

Ce film me faisait déjà de l’œil depuis un petit moment. Friande de films historiques et toujours prête à en découvrir davantage, je ne pouvais pas passer à côté !

Ce film est une adaptation du livre de Philippe Beaussant, Lully ou le Musicien du Soleil. Qui est Lully ? Jean-Baptiste Lully, de son nom complet, est un grand personnage de son époque, celle du Roi Soleil, Louis XIV. Compositeur et violoniste d'origine italienne, Lully est le surintendant de la musique de Louis XIV. Son influence musicale fut grande et domina toute l'Europe. Son histoire est liée à celle du fameux Opéra de Paris. Il fut également l'un des principaux promoteurs de plusieurs formes de musique qu'il conçut comme : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Il travailla régulièrement avec Molière avec qui il conçut la comédie-ballet. Le Roi Danse propose de retracer la vie de cet homme qui marqua à la fois la musique et qui fut l'un des personnages de l'entourage du Roi Soleil.

Né dans un milieu modeste, son talent pour la musique lui a permis de monter les échelons et d'acquérir une réputation de violoniste et de compositeur. Sous Louis XIV, il devient surintendant et compositeur de musique, c'est le début d'une carrière fulgurante, et Lully, collaborant avec Molière, s'active à l'élaboration de l'opéra français. Ce film, c'est aussi l'histoire de l'homme dans le privé : de son mariage tantôt heureux, tantôt malheureux, de ses aventures bisexuelles avec des hommes ou des femmes, que n'approuve pas Louis XIV, de ses tourments, de sa crainte de perdre les faveurs et l'affection du roi, ...

Quelques petites infidélités historiques que je ne peux m'empêcher de soulever, ou plutôt quelques anachronismes (blâmez l'étudiante en histoire que j'ai été et qui refuse de s'en aller) : contrairement à ce que laisse entendre le film, Louis et sa mère n'ont jamais eu de relations houleuses et ne l'a jamais empêché ou gêné dans les affaires du royaume; Louis n'est jamais tombé dans un marécage, ce qui l'a rendu malade (petite confusion au niveau des dates); et contrairement au film et à la légende, Molière n'est jamais mort sur scène, en pleine représentation du Malade Imaginaire. Il a bien joué cette scène et dissimulé sa maladie, mais il est mort chez lui. Outre ces petites libertés, je n'ai pas grand chose à reprocher à ce film.

Je ne retiendrais pas ce film comme étant un film historique exceptionnel, il reste tout de moins plutôt plaisant à visionner et à écouter. Des passionnés de Louis XIV et son époque y trouveront leur compte et malgré les libertés prises par rapport à l'Histoire, c'est un film qui a bien été étudié et surtout : les costumes, la musique, la danse, le jeu des acteurs. Certaines scènes sont magnifiques : la première danse du jeune Louis déguisé en soleil qui est assez exceptionnelle avec la musique, les décors et costumes, les gestes de Louis lorsqu'il danse; Lully qui joue à la porte de la chambre du Roi alors que celui-ci est gravement malade, jouant toute la nuit, et la fièvre du roi qui est retombée au matin; le chagrin de Louis à la mort de sa mère; la scène de la réalisation de la toile représentant un champ de bataille avec, en fond la musique de Lully et les bruits d'une bataille; les scènes d'amitié entre Lully et Molière étaient également divertissantes à voir, et le rire de Molière semble presque contagieux. Plus que tout, ce que j'ai aimé découvrir était la relation entre le roi, Lully et Molière, et comment elle a évolué dans le temps.

Ce film ne me laissera pas une grande marque dans mon esprit, mais il fut intéressant à visionner, d'autant plus que Lully est un personnage que je ne connais que très peu et que ce film fut une occasion de le connaître, connaître ses malheurs, ses bonheurs, sa musique, son amitié avec le Roi et avec Molière, et de plonger dans l'époque du Roi Soleil.

La Belle et la Bête


La Belle et la Bête,


Réalisé par Christophe Gans
1h52
Sorti en 2014


Avec : Léa Seydoux (Belle de Beaufremont), Vincent Cassel (La Bête), André Dussollier (Mr de Beaufremont), Eduardo Noriega (Perducas), Nicolas Gob (Maxime de Beaufremont), Jonathan Demurger (Jean-Baptiste de Beaufremont), Louka Meliava (Tristan de Beaufremont), Sara Giraudeau (Clotilde de Beaufremont), Audrey Lamy (Anne de Beaufremont), Myriam Charleins (Astrid), Yvonne Catterfeld (La Princesse), ...




Synopsis :

1720. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce. Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie.

Mon avis :

La Belle et la Bête doit être mon conte favori, d'ailleurs j'attends avec impatience le nouveau film Disney de 2017 qui reprendra le classique de 1991, avec Emma Watson dans le rôle de Belle. Afin de patienter jusque mars 2017, et histoire de me replonger dans l'univers et l'histoire de la Belle et la Bête, j'ai décidé de découvrir ce film.

La Belle et la Bête m'aura laissé un sentiment mitigé. Visuellement, le film est très beau. J'ai rarement vu un film français aussi beau : les décors (la forêt enchantée, le château de la Bête, les étendues vertes et sauvages autour du château, le manoir des Beaufremont, ...), les costumes, les couleurs, l'omniprésence des roses, la musique baroque, également les effets spéciaux, les prises de vues et mouvements de caméra. Une vraie réussite au niveau visuel ! J'ai été éblouie, transportée dans un autre siècle !


Léa Seydoux dans le rôle de Belle
Cependant, si le film est visuellement magnifique, le film souffre de par son scénario moins convaincant, ce qui est dommage car ce conte est une histoire magnifique et qu'avec un scénario mieux exploité, ce film aurait pu être parfait. On a, par exemple, du mal à comprendre l'attirance amoureuse de la Belle envers la Bête. Pendant une bonne partie du film, leur relation n'avance guère. On voit beaucoup la Belle résister, tenir tête, gronder, fuir, être insolente envers la Bête. Les seuls moments d'intimité entre eux se résument à deux scènes : la scène de la danse et la scène où Belle veille sur la Bête, mourante. Il n'y a pas d'évolution dans leur relation, ou plutôt si mais c'est vite exploité, à un point où l'on ne comprend pas ce changement de sentiments. Même la scène de danse était plutôt une chose que Belle a bien voulu accorder à la Bête, en échange de quelques jours avec sa famille, pas parce qu'elle le désirait vraiment. On a également l'impression que si Belle revient à la fin vers la Bête (après que celle-ci ait accepté qu'elle retourne quelques jours dans sa famille), c'était plus par culpabilité (car des gens peu honnêtes se sont infiltrés dans le château par la faute de ses frères). Lorsque Belle voit la Bête mourante, lorsqu'elle voit ses frères transporter la Bête, mortellement blessée, lorsqu'elle lui avoue l'aimer, je n'ai ressenti aucune émotion, rien qui ne me paraisse sincère ou vibrant. Juste des paroles répétées. Je n'ai rien vu de convaincant dans ses émotions (ou le peu d'émotions, c'est comme ça que je l'ai ressenti) sur l'expression de son visage. Il y a déclaration d'amour de Belle mais elle semble sortir de nulle part, comme si les scénaristes venaient de se rappeler que la Belle devait être amoureuse. Quant à la Bête, s'il semble vouloir que les choses évoluent entre lui et Belle, on a parfois l'impression que c'est pour mettre un terme à la malédiction qui le pèse, qu'il voit en Belle sa femme décédée, qu'il aime toujours sa femme. Leur amour, leur romance demeurent quasi-inexpliqués, et c'est dommage.

Cette faiblesse scénaristique, pourtant, ne concerne que la relation Belle/Bête car le début de l'histoire jusqu'à l'arrivée de Belle dans le château de la Bête, ainsi que les flash-back sur le passé de la Bête sont réussis et captivants. Ce fut intéressant de voir la déchéance des Beaufremont au début du film alors qu'ils doivent s'adapter à une vie plus modeste, de connaître cette famille dans laquelle Belle vit, tout comme ce fut intéressant de connaître la vie de Bête, avant sa transformation. Même si j'avoue que la partie de l'histoire sur la famille de Belle et sur les flash-back de la Bête prennent une grande partie du scénario, au détriment de l'histoire d'amour censée se mettre en place. Le film a tendance à plus montrer tout ceci plutôt que d'accentuer sur la relation Belle/Bête et l'évolution de leurs sentiments, ce qui est quand même le cœur de l'histoire. Mais j'ai beaucoup apprécié connaître la vie passée de la Bête, comprendre le pourquoi du comment. Voir la Bête, ce beau jeune homme plein de vitalité et de fougue, fou amoureux de sa femme, obsédé à l'idée de capturer la biche dorée qui hante ses forêts [spoilers] au final, j'ai été surprise, bien que je n'aurais pas du l'être car biche dorée = fée ou personnage enchanté, que la biche dorée soit la princesse/épouse de la Bête et que sa mort accidentelle, par la main de son époux, ait déclenché la malédiction de la Bête. Cette version de la malédiction de la Bête est originale et bien trouvée ! [/spoilers]

Vincent Cassel dans le rôle de la Bête

Concernant les personnages, pas grand chose à dire, les sœurs de Belle sont sans profondeur, les frères quant à eux m'ont paru sans intérêt jusqu'à ce qu'ils remontent dans mon estime vers la fin du film, les personnages de Belle et la Bête souffrent beaucoup de leur manque d'histoire d'amour, sans ça l'idée d'une Belle un peu rebelle, insolente envers la Bête, plus modeste dans ses goûts, moins frivole, et d'une Bête qui souffre, un peu moins menaçante et têtue, aurait pu être intéressante. Sinon, des scènes d'action appréciables, et même réussies, notamment avec la scène de l'attaque au château de la Bête [ l'idée des compagnons de la Bête, transformés en statues de pierre géantes, qui protègent le château contre les intrus, c'était bien trouvé ! ]

Malgré l'énorme défaut du film qui est l'absence d'émotion et d'une histoire amour sincère qui évolue, ce film reste agréable à regarder, d'autant plus qu'il est visuellement réussi, et que c'est quand même beau de voir qu'en France, on ne produit pas que des comédies ou des polars, mais que l'on touche aussi au fantastique.

vendredi 24 juin 2016

Prince Captif (T.1) L'esclave - C.S. Pacat.


L'auteur : C.S. Pacat est une écrivaine australienne, connue pour être l'auteur de la trilogie Prince Captif (en version originale : Captive Prince), série qui débuta d'abord sur le web avant d'être publiée et acclamée par les critiques.

Quatrième de couverture :

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.

Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s'allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.

Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr...

Mon avis :

Comme souvent à présent, je découvre des livres par le site twitter. Cela faisait des mois que je voyais des fanarts sur cette série, fanarts qui m'avaient l'air très intéressants, avec un des personnages principaux habillé comme s'il sortait de la Grèce antique, et l'autre personnage de la Renaissance. Comme souvent à présent, je n'étais pas tentée plus que ça jusqu'à ce qu'une amie sur ce site ne m'harcèle me prie de tenter la lecture. Les deux premiers tomes étant disponibles à la bibliothèque, je me suis laissée tenter.

Au départ, et pendant une bonne partie de ma lecture, je me suis demandée pourquoi cette série déclenchait autant d'engouement sur le web. Je ne comprenais pas pourquoi, tout me semblait bizarre dans ce premier tome. Déjà, il faut comprendre que cela traite d'esclavage. En effet, Damianos, Prince et héritier au trône d'Akielos, est trahi par son demi-frère, Kastor, qui s'empare du pouvoir et fait de Damianos un esclave qu'il envoie à Vère, la contrée voisine et ennemie d'Akielos, à l'intention de Laurent, Prince héritier de Vère [spoiler] il s'avère aussi que Damianos fut le responsable de la mort du frère de Laurent, Auguste, il y a des années sur un champ de bataille, autant dire que Damianos ne pouvait pas tomber entre de meilleures mains ! *sarcasme on* [/spoiler]. Dépouillé de son identité, Damianos est à présent Damen. Pour survivre, il se fait passer comme un simple soldat capturé et devenu esclave. Car il se trouve en territoire ennemi et que la cour de Vère est aussi dangereuse que débauchée. Et son maître, le prince Laurent, représente tout ce qu'il déteste. Froid, dur, manipulateur et sournois. La cohabitation ne sera pas de tout repos...

CS Pacat

J'ai trouvé, pendant une bonne partie de ma lecture, que ce livre était très étrange, j'avais parfois du mal à croire ce que je lisais. Il faut dire que ce n'est pas un livre que l'on peut facilement recommander à n'importe qui. On ne sait pas trop à quoi s'attendre et la quatrième de couverture est assez trompeuse (car il s'agit d'un roman M/M, soit contenant une ou des relations homosexuelles). Le récit peut être assez dur également, qui contient des scènes violentes, et je ne parle pas forcément de pluie de sang et de cadavres, mais des scènes sexuelles violentes, et parfois non-consentantes, qui sont présentées, voire sous-entendues, et parfois entre un homme et un jeune garçon. A la cour de Vère, les relations hétérosexuelles, si elles produisent un enfant hors mariage, sont très mal vues, et les bâtards encore plus. A moins d'être marié, hommes et femmes de la cour préféreront batifoler, et même se donner en spectacle, avec des personnes du même sexe. C'est abondance de richesses aussi, ainsi que d'esclaves. Les nobles possèdent souvent un esclave, parfois mineur, avec qui ils ont des relations sexuelles. Des scènes de sexes sont parfois mises public, comme en spectacle. On peut comprendre pourquoi Damen est choqué de voir ce qui se trame à la cour.

Concernant l'histoire, je considère surtout ce tome comme une espèce de prologue : l'intrigue se met en place doucement, nous faisons la connaissance des personnages, découvrons l'univers, la politique, les coutumes, etc. La relation M/M n'est pas encore développée, elle est plutôt inexistante. Ce tome met davantage en place les intrigues à la cour et la rivalité entre Laurent et son oncle, le Régent. Il n'y a pas beaucoup d'action, mais des machinations et des fourberies (l'action arrivant surtout vers la fin). En fait, pendant une grosse partie du roman, on découvre comme Damen les affaires à la cour et les intrigues, les personnages. Laurent nous est présenté comme le méchant, et c'est vrai que pendant une bonne partie du roman, il nous donne des bonnes raisons de le détester. Mais peu à peu, on s'interroge. Son oncle, le Régent, qui joue les gentils, les bienveillants,  ne nous semble pas si bienveillant qu'il en a l'air, au fil des pages. On en vient à se demander qui, entre le neveu et l'oncle, est le plus manipulateur... Je regrette un peu le manque d'action. J'avais cru, par exemple, que l'on aurait vu en détail le complot contre Damen jusqu'à sa capture, pas de le voir déjà prisonnier en début de tome, avec juste une scène montrant sa capture.

N'allez pourtant pas croire que je jette ce livre ! Malgré ces étrangetés et scènes
Carte des différents pays de
l'univers
choquantes, le livre a ses bons côtés. J'ai particulièrement apprécié l'univers avec ses mœurs, sa culture, et les différences qu'il peut y avoir entre Vère et Akielos que l'on voit à travers Damen qui découvre Vère, sa cour et ses habitants. Il y a un décalage entre ces deux pays, à de nombreux aspects. Outre le premier chapitre, nous ne visitons Akielos que par l'esprit de Damen. Akielos semble être un pays semblable à la Grèce antique : les noms (Damianos, Kastor, Jokaste, Kastor, Théomède), les vêtements, l'architecture, et Vère sorti des temps de la Renaissance ou de Louis XIV (des châteaux somptueux avec beaucoup de décors, l'utilisation du marbre, les vêtements complexes avec des lacets, ...). J'ai également beaucoup apprécié les personnages. Je ne me suis pas attachée à tous (beaucoup ont juste quelques scènes, on voit davantage Damen, Laurent, le Régent, Govart le capitaine de la garde princière - un homme tellement charmant que je ne lui confierais même pas mes chats - et Nicaise, mignon de la cour à qui ont aimerait pincer les joues tellement qu'il est mignon, physiquement, et donner des claques également. En gros, une adorable petite teigne)


Beaucoup de lectrices avoueraient avoir détesté Laurent dans ce premier tome, pas moi et pourtant Dieu sait qu'il donne de nombreuses raisons de le détester dans ce tome. En réalité, malgré ce qu'il a pu faire de condamnable dans ce tome, Laurent fut l'une des rares choses à m'inciter à lire la suite et à m'intéresser un tant soit peu à l'histoire. Je n'attendais qu'une chose durant ma lecture : les scènes où il apparaissait. Laurent est un personnage complexe et mystérieux. Il a de multiples facettes et il me tarde de découvrir ce personnage davantage ! En plus d'être parfois imprévisible, il est sournois, rusé, manipulateur et intelligent. Il prévoit tout, rien n'est du au hasard dans ce qu'il dit ou fait, et j'attendais souvent de voir ce qu'il manigançait. J'ai eu du mal à le percer et je ne demande qu'à en apprendre davantage sur lui ! Damen, quant à lui, est un personnage relativement attachant. Il montre plus d'humanité que les trois quart des nobles à la cour, et on ne peut que sympathiser quand on lit ce qui lui est arrivé et tout ce qui lui arrive. Malgré sa carrure imposante, il a un côté humain qui le rend plutôt attachant et une naïveté qui vole parfois en éclat, faisant évoluer le personnage, lorsqu'il découvre que certaines choses à la cour ne sont pas ce qu'elles semblent être. En tout cas, malgré  son statut d'esclave, il est loin d'être soumis. Je me demande comment ce personnage va évoluer, quelles aventures (ou mésaventures) il va rencontrer, en compagnie de son maître, et comment va évoluer sa relation avec Laurent.


Il s'agit d'une relation tendue mais qui peut se révéler intéressante. On a un peu du mal à voir où l'auteur veut en venir avec ces deux-là ; il faut savoir que c'est une M/M série, ce qui implique une relation homosexuelle, ce qui devrait éventuellement venir entre Laurent et Damen. Je dois avouer que, concernant ce premier tome, j'ai beaucoup de mal à les voir tomber amoureux. [ Laurent a humilié plusieurs fois Damen et l'a fait fouetter jusqu'au sang, et Damen ne nous cache pas son dégoût pour Laurent, aussi magnifique cet homme soit-il. Leur relation évoluera sans doute au cours des deux tomes suivants car avec ce seul tome, j'ai du mal à voir comment une romance pourrait voir le jour entre ces deux-là mais je demande à voir ! ]. Je me suis d'ailleurs demandée, à quelques reprises, si Laurent savait exactement qui est Damen. Dans l'ensemble, je pense que non maaaaais certaines scènes me font douter. Affaire à suivre...

Je ne m'attarderais pas davantage sur ce tome, j'ai déjà écrit beaucoup (même s'il me semble avoir écrit beaucoup mais de ne pas avoir dit assez :/). Pour résumer : Un premier tome qui ne m'a convaincu qu'à moitié. Je n'ai pas détesté mais ce ne fut pas un coup de cœur. C'est un récit dur avec des scènes parfois choquantes, l'action est longtemps absente mais les quelques manigances et intrigues qui se trament à la cour rendent le récit intéressant. L'univers inventé par l'auteur semble plutôt intéressant, et rien que pour le personnage de Laurent, je suis prête à découvrir la suite !

Extrait :

Torveld gratifia Laurent d'un de ces longs regards admiratifs dont la fréquence commençait à irriter Damen. Celui-ci se rembrunit. Laurent était un nid de scorpions dans le corps d'un jeune homme. Torveld, en le regardant, voyait un bouton d'or.

Chapitre 7.

lundi 20 juin 2016

Challenge Légendes Arthuriennes



Cela faisait un bout de temps que je voyais ce challenge circuler dans la blogosphère, et après avoir résisté plusieurs fois, j'ai fini par céder à la tentation. Mon amour pour Kaamelott m'ayant amenée à m'intéresser aux légendes arthuriennes et à lire tout type d'ouvrage consacré à ces légendes, je me suis dit que finalement ce challenge tombait à pic. Voici donc l'article qui fait que je participe à ce challenge, et qui me servira aussi à répertorier mes participations. Pour le moment, je me suis inscrite au niveau Bohort, histoire d'être raisonnable (10 livres) mais j'espère secrètement pouvoir me hisser jusqu'au niveau Galahad (22 livres).

Petit récapitulatif de ce challenge, pour ceux que ça intéresse un tant soit peu : Il a été créée par Au fil des pages, et il s'agit d'une seconde et nouvelle édition de ce challenge. La nouveauté ? Il est illimité dans le temps ! Du coup, pas de pression, on peut prendre son temps et apprécier à loisir et plus longtemps ce challenge, ainsi que de pouvoir atteindre l'objectif de lectures. Car une des spécificités de ce challenge, c'est que l'on peut s'inscrire à différents niveaux de lecture, tout en ayant la possibilité de changer plus tard :

Niveau Roi Arthur : Lire 100 livres
Niveau Merlin : Lire 90 livres
Niveau Dame du Lac : Lire 80 livres
Niveau Perceval : Lire 70 livres
Niveau Morgane : Lire 60 livres
Niveau Mordred : Lire 50 livres
Niveau Gauvain : Lire 40 livres
Niveau Galahad : Lire 22 livres
Niveau Lancelot : Lire 15 livres
Niveau Bohort : Lire 10 livres
Niveau Guenièvre : Lire 5 livres
Niveau Yvain : Lire 3 livres

Autre nouveauté de ce challenge, par rapport à l'ancien : les bandes-dessinées et mangas sont comptabilisés, idem pour les films, les séries télévisées et même des expositions ! Donc, de la BD au manga suivant par les livres et les films ou séries, on a du choix pour ce challenge, et c'est tant mieux !

Vous pouvez retrouver l'article du challenge sur le blog de sa créatrice (où vous pourrez vous inscrire et découvrir les différents types de logos imaginés pour ce challenge).

Pour conclure cette présentation : Le Graal, je sais pas où il est mais il va y rester un moment, c'est moi qui vous l'dis !