mercredi 7 octobre 2015

L'assassinat du roi Arthur - J.B. Livingstone.



L'auteur :



J.B. Livingstone est un des nombreux pseudonymes utilisés par l'écrivain français Christian Jacq (né le 28 avril 1947). Christian Jacq est l'auteur de romans policiers ainsi que de nombreux romans historiques, notamment sur l'Egypte antique (bien qu'il ait aussi publié sous ses autres noms) en parallèle à sa carrière universitaire en archéologie et égyptologie. On peut compter, parmi ses autres pseudonymes, Christopher Carter et Célestin Valois.


Emprunt médiathèque.






Quatrième de couverture :

Une série dans la grande tradition de la littérature policière classique. Janet Bee s'engagea dans l'épaisse forêt, véritable muraille végétale qui semblait hostile à toute présence humaine.

En elle, la curiosité scientifique venait de vaincre la peur. Jeune médiéviste d'Oxford passionnée par les contes du Graal, une idée la hantait depuis de nombreuses années : retrouver la tombe du roi Arthur, le lieu sacré par excellence.

Soudain, une petite chapelle du Haut Moyen Age surgit devant elle. La jeune femme crut défaillir. Ainsi, elle avait réussi ! Mais son sang se figea en entendant des pas résonner derrière elle. - Que faites-vous ici, mademoiselle ?

Mon avis :

La mythologie et moi, c'est un peu un amour de jeunesse qui revient de temps en temps, sans avoir été vraiment intéressée aux légendes arthuriennes. Mon amour pour Kaamelott m'a cependant amené à m'intéresser à ces légendes et à vouloir lire plus sur le sujet. C'est donc en cherchant des livres sur le sujet à me mettre sous la dent que je suis tombée sur cet ouvrage.

Janet Bee est médiéviste à Oxford et férue des légendes arthuriennes, préparant sa thèse sur ces fameuses légendes, le Graal et la Table Ronde. En quête d'information et plus précisément de l'emplacement de la sépulture du roi Arthur. Cependant, alors qu'elle trouve des indices, elle disparaît. L'ancien inspecteur Higgins de Scotland Yard profite alors pleinement de sa retraite lorsque son ami MacCullough l'informe de la disparition mystérieuse de la jeune femme. Higgins reste dubitatif, mais il finit par comprendre que cette histoire pourrait mettre à mal l'Angleterre et la famille royale. Pour les beaux yeux de la Reine (je ne rigole pas, Higgins la décrit comme la plus belle femme du monde. Je crois que Monsieur a un crush, ou alors il est un brin patriote), Higgins accepte de se mêler à l'affaire. Il décide d'inviter Scott Marlow, super-intendant de Scotland Yard, à le rejoindre dans son voyage dans la ville où Janet Bee a été aperçue pour la dernière fois. Entre routes sinueuses et forêts abandonnées, les deux amis découvrent un château médiéval du XIIe siècle où ils sont reçue par une femme d'une beauté frappante nommée Viviane...

En compagnie d'Higgins et Marlow, nous entrons dans un univers où le temps et la société telle qu'on la connaît s'arrêtent : dans ce château, aucune technologie, on vit comme au Moyen-âge,, et les étonnants habitants du château portent non seulement tous des noms de personnages illustres des légendes arthuriennes (Merlin, Viviane, Lancelot, Guenièvre, Perceval, etc) mais ils prétendent être les descendants de leurs illustres homonymes. Seul le plus important, Arthur, est absent et... introuvable. La recherche de Janet Bee se transforme alors en double enquête : la disparition de Janet Bee et du roi Arthur. Il devient peu à peu évident que les deux affaires sont liées et que le responsable se trouve entre les murs du château. Mais qui est responsable ? Pourquoi ? Janet Bee a du découvrir quelque chose pour qu'on veuille la faire taire, mais pourquoi s'en prendre à l'illustre roi ?

Ce que je retiendrais surtout du roman, c'est son cadre : un château coupé de la société, où les habitants vivent en parfaite autarcie, sans aucune technologie, comme au Moyen-âge. Un lieu où les personnages portent des noms de la légende arthuriennes et qui sont persuadés d'être les descendants de ces illustres personnages. Ils ne sont pas pour autant fous, ils sont plutôt sympathiques et convaincus en ce qu'ils croient, en vivant en parfaite harmonie entre eux, en faisant revivre la Table Ronde, autour d'un chef sage, Arthur. Seulement dans ce groupe, il y a un serpent, et c'est à nos deux protagonistes de Scotland Yard de le découvrir. L'enquête n'a rien de bien exceptionnel, si l'on a déjà lu des aventures d'Hercule Poirot car l'auteur s'inspire des mêmes méthodes : observation, conversation avec les personnages pour découvrir des informations, réflexion, etc. Rien de bien nouveau qui s'est fait dans le genre, mais ça reste sympathique à lire, surtout avec un cadre arthurien. Nous sommes à la fois à l'époque contemporaine, mais aussi dans une bulle hors du temps, dans la cour reconstituée du Roi Arthur.

Le Roi Arthur est pourtant le grand absent dans l'histoire, mais il est au centre de l'intrigue bien qu'il ne soit pas physiquement présent. Il est en effet si souvent question de lui qu'on parvient à se faire un petit aperçu du genre de personnage qu'il est. Nos deux oiseaux de Scotland Yard ne sont pas en reste dans cette intrigue. Il est intéressant de voir le décalage entre eux et les habitants du château. Higgins est un peu désuet, et Marlow complètement dépassé par les événements, d'autant plus qu'il ne croit pas à ces légendes.

On nage entre réalité et légendes mais l'ensemble : l'intrigue, l'enquête, sont mis en place de façon cohérente. L'auteur a respecté l'univers arthurien bien que l'enquête ne soit pas trop originale, elle reste sympathique à découvrir puisqu'on se met nous-aussi à s'interroger et à attendre des explications : qui est le ou la responsable, pour quels motifs, pourquoi s'en prendre à Arthur, etc.


Extrait :

- Janet Bee est une personnalité fort originale ; la découverte dont elle pourrait être l'auteur bouleverserait l'histoire de l'Angleterre et intéresserait sans doute la famille royale.
Scott Marlow sentit que l'affaire devenait grave. Tout ce qui concernait la famille royale le touchait au plus haut point ; ne rêvait-il pas d'appartenir au corps de protection rapprochée de Sa Majesté la reine Elisabeth II, la plus belle femme du monde ?
- Il faut m'en dire davantage, Higgins.
- Janet Bee était persuadée d'avoir identifié l'endroit où se trouvait la tombe du roi Arthur.
- Du roi Arthur ? C'est vraiment sérieux ?
- Janet Bee est une érudite de grand renom.
- Avez-vous un début de piste ?
- Elle a disparu à Ayefield, un village perdu aux confins de l'Ecosse et de l'Angleterre.
- En ce cas, une visite sur place et l'affaire sera résolue !

Ce billet est une participation au :


jeudi 1 octobre 2015

Le Roi Arthur - Michael Morpurgo.


L'auteur : Michael Morpurgo, né le 5 octobre 1943, est un auteur britannique, notamment connu pour ses romans à destination de la jeunesse.


Emprunt médiathèque.

Quatrième de couverture :

C'est une longue histoire, une histoire de grand amour, de grande tragédie, de magie et de mystère, de triomphe et de désastre. C'est mon histoire. Mais c'est l'histoire surtout de la Table ronde où, autrefois, siégeait une assemblée de chevaliers, les hommes les meilleurs et les plus valeureux que le monde ait jamais connu. Je commencerai par le commencement, quand j'étais encore un enfant à peine plus âgé que tu ne l'es aujourd'hui.



Mon avis :

Je débute ma lancée du challenge sur les légendes arthuriennes avec ce petit roman sans prétention, cependant je voulais débuter avec quelque chose de léger et facile à lire et à comprendre pour avoir facilement des bases des légendes arthuriennes, car aussi géniale Kaamelott puisse être, il ne s'agit que l'une libre interprétation (sauf si dans le canon arthurien, Perceval et Karadoc ont vraiment joué à des jeux du Pays de Galles comme le jeu du Pélican !)

Dans cette histoire, un jeune garçon est sauvé de la noyade par le roi Arthur, alors qu'il était parti à la pêche (le garçon je précise, quoique ça peut être amusant d'imaginer le roi Arthur pêcher). Le souverain décide alors de raconter son histoire au jeune garçon : ses jeunes années en compagnie de son père et de son frère adoptifs, le moment où il retire Excalibur de son rocher (ignorant tout de la légende autour d'elle, le petiot cherchant juste une épée pour son frère Kay parce qu'il a oublié d'emmener la sienne), la proclamation d'Arthur en tant que Roi de Bretagne, la rencontre avec Merlin, les premiers combats, l'unification de la Bretagne, la rencontre et le mariage avec Guenièvre malgré les avertissements de Merlin, la création de la Table Ronde, la quête du Graal, la rencontre avec les chevaliers les plus illustres : Lancelot, Gauvain, etc. 

Le Roi Arthur demande ensuite au jeune garçon de choisir trois chevaliers afin qu'il lui raconte leur histoire. Le garçon fait son choix, et l'on découvre les récits de Gauvain, Perceval et Tristan. Si l'on connaît un peu le mythe de Tristan et Iseut, le récit sur Tristan ne sera pas une surprise, mais c'est toujours sympathique à découvrir. J'ai aussi apprécié de découvrir la vie de Perceval (qui est un personnage que j'affectionne, surtout à cause de la série Kaamelott) ainsi que celle de Gauvain dont j'ai beaucoup apprécié l'aventure avec le chevalier vert ! Après le récit sur les chevaliers, nous entrons dans la suite de l'histoire avec la fameuse idylle entre Lancelot et Guenièvre et comment elle a impacté le royaume de Camelot et nous amener jusqu'à la fin de l'histoire.

Dans l'ensemble, c'est un petit livre plutôt appréciable, bien que peu marquant. Concernant le jeune garçon, il n'a aucun lien avec Arthur ou un quelconque chevalier, il sert juste de prétexte à Arthur pour raconter son histoire. C'est un bon titre pour les jeunes enfants souhaitant découvrir les légendes arthuriennes, d'autant plus que contrairement à d'autres, l'auteur ne diabolise pas Arthur (surtout concernant le sujet de la romance interdite entre Lancelot et Guenièvre). Forcément, comme je ne suis plus trop dans la tranche d'âge, je reste sur ma faim et j'aurais voulu plus de profondeur, plus de détails, découvrir plus. Cela reste tout de même une lecture facile et agréable, et cela nous permet de comprendre et avoir quelques bonnes bases sur l'histoire d'Arthur et de Camelot, sur les chevaliers de la Table Ronde.

Extrait :

La mort fait partie de la vie. A la minute où nous naissons, nous sommes condamnés à mourir. L’important, c’est ce que nous faisons tant que nous sommes vivants.

Ce billet est une participation au :