vendredi 31 janvier 2014

L'archéologie : Entre science et passion - Jean-Paul Demoule.




L'auteur :


Né en 1947, Jean-Paul Demoule est un archéologue et historien français, et également professeur de protohistoire à Paris, et membre de l'Institut Universitaire de France.



Emprunt bibliothèque fac.







Quatrième de couverture :

Il est des métiers qui ne peuvent s'exercer sans passion. Mais l'archéologie est-elle un métier ? Née dans l'enthousiasme de la redécouverte de la Rome antique par les humanistes de la Renaissance, elle est devenue au cours du XIXe siècle l'une des formes de la prise de possession du monde par les nations occidentales, dont elle fonda en même temps la grandeur et la légitimité. Durant le dernier siècle, l'archéologie n'a cessé de perfectionner ses techniques et ses méthodes de fouille, d'observation et d'analyse pour devenir une science à part entière. Seule parmi les sciences humaines à offrir une telle profondeur de temps, l'archéologie est aussi une interrogation permanente sur les trajectoires des sociétés humaines.

Mon avis :

Depuis le début du semestre, parcours Patrimoine oblige, je suis des cours d'Archéologie, et je suis tombée amoureuse. Tellement amoureuse que j'ai du mal à attendre le vendredi pour suivre les cours d'Archéologie, j'en suis venue à emprunter un livre pour satisfaire ma curiosité. En guise d'introduction à l'archéologie, j'ai trouvé cet ouvrage intéressant à feuilleter, quoique non complet.

Ce livre est divisé en quatre chapitres : L'invention du passé qui relate la naissance de l'archéologie telle qu'elle est apparue au départ, s'entend par là que l'archéologie d'avant n'avait rien à avoir avec l'archéologie d'aujourd'hui. Autant la seconde est devenue une science, la première s'apparentait plutôt à une chasse au trésor où les fouilles ne s'effectuaient pas de manière à protéger le site et où les chasseurs de trésors ne retiraient de terre que ce qu'ils trouvaient beaux et intéressants. L'archéologie aux origines est donc une chasse au trésor et les chasseurs sont nommés antiquaires, parmi les plus célèbres d'entre eux, il y a les Papes au Vatican. Il a fallu attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que naissent enfin les premiers signes d'une archéologie plus scientifique, où l'on cherche à conserver les sites et les vestiges trouvés. Le chapitre deux, Techniques et Méthodes, s'intéresse, comme son nom l'indique, aux méthodes utilisées pour faire l'archéologie. 

Cependant, je n'ai pas trouvé cette partie développée, cela ne veut pas dire que je n'ai pas trouvé cette partie intéressante, cependant certaines méthodes et techniques n'étaient pas assez développées à mon goût, il y a peu de pages sur l'archéologie sous-marine ou l'archéologie funéraire, quelques-unes sur l'archéologie aérienne. Mais au moins l'auteur montre que l'archéologie ne se fait pas que sur terre et qu'elle ne concerne pas que la fouille de vestiges et monuments, et j'ai pu découvrir (aussi via mes cours à la fac, je ne vais pas mentir), ces façons de faire l'archéologie que je ne soupçonnais pas, comme l'archéologie aérienne. Cependant, j'ai remarqué que dans ce livre, l'auteur mettait parfois l'accent sur la Préhistoire et Protohistoire, ce qui m'a déconcerté sur le coup car l'archéologie s'est beaucoup intéressée, et ce depuis le début, à l'Antiquité greco-romaine et à l'Egypte des pharaons, ainsi j'ai été déçue de voir pas ou peu de pages sur l'égyptologie ou sur les fouilles des cités vésuviennes (s'entends les cités romaines victimes de l'éruption du Vésuve en 79 ap JC et dans laquelle a notamment péri Pompéi) où a vraiment débuté l'archéologie, mais en me renseignant sur l'auteur, j'ai vu que celui-ci enseignait la protohistoire ainsi ceci explique cela.

Je ne vais pourtant pas cracher sur ce livre que j'ai trouvé intéressant et qui m'a permis de découvrir des choses sur l'archéologie que je n'ai pas encore vu en cours. Je fais impasse sur le troisième chapitre, car le quatrième m'intéresse plus : la vision de l'archéologie aujourd'hui. Si auparavant, elle a été l'expression de la curiosité des érudits et des chasseurs de trésor depuis la Renaissance, elle est devenue plus scientifique et professionnelle à partir du XIXe siècle car il s'agissait alors de découvrir le passé pour comprendre le présent et également de savoir retrouver et conserver ce passé et ses vestiges et le faire connaître au public, en termes de mémoire nationale. Je pense notamment aux fouilles des sites romains qui ont débuté en pleine époque où l'Italie, alors divisée en plusieurs Etats, s'unifiait et une fois le peuple italien uni, une sorte de retour aux racines apparu, d'où la passion et l'intérêt pour leurs glorieux ancêtres, les romains. 

L'archéologie depuis est une science et vise à retrouver et conserver les sites archéologiques, là où ça peut poser problème car les sites non découverts peuvent se trouver n'importe où et il arrive souvent que lorsque l'on veut faire des travaux d'emménagement, on tombe sur des vestiges antiques en creusant et là, les responsables des travaux sont bien embêtés car le site des travaux est susceptible d'être un site archéologique et qu'ils doivent faire appel à des archéologues et cela veut dire arrêt temporaire ou définitif des travaux. Outre ces éléments, l'auteur parle aussi de législation de l'archéologie, notamment avec l'archéologie préventive (donc si on trouve des vestiges sur un site de travaux publics ou privés, des archéologues sont envoyés sur place vérifier si c'est bien un site archéologique ou pas) et l'archéologie programmée (dont les fouilles se font sur un site archéologique potentiel ou qu'on connaît l’existence), bref, on a toute une législation en ce qui concerne l'archéologie et c'est un peu plus complexe par rapport à ce que j'ai résumé ici mais j'ai vraiment trouvé cet aspect intéressant. 

Autre aspect à ne pas négliger : la vision de l'archéologue. Grâce (ou à cause ?) d'Indiana Jones, certains et même beaucoup se font l'idée qu'être archéologue, c'est être aventurier, c'est voyager, découvrir des terres inconnues. En fait, avec la fiction, nous avons deux types d'archéologues : l'érudit un peu naïf (Flynn Carlson par exemple) ou l'aventurier intrépide (Indiana Jones, Lara Croft, Sydney Fox...) et où les fouilles archéologiques relèvent plus de la chasse au trésor et aux combats contre animaux sauvages ou méchants qui veulent les trésors rien que pour eux !

Il y a encore d'autres choses dont je pourrais parler, mais je ne m'étalerais pas davantage. En somme, j'ai trouvé ce petit ouvrage intéressant, j'ai certes été déçue de voir certaines choses peu développées et d'autres que l'auteur n'a pas choisi de parler (notamment l'égyptologie qui est vraiment la seconde étape importante dans la construction de l'archéologie), ce que j'ai trouvé bien dommage. En contrepartie, on a l'histoire et l'évolution de l'archéologie et la place que celle-ci occupe de nos jours, qui est plus intéressant et développé. Malgré mes déceptions, ce petit ouvrage est intéressant à feuilleter et sa qualité de présentation n'est pas à négliger avec ses nombreuses images et représentations pour illustrer le texte et le rendre plus "vivant", les annotations, ainsi que les témoignages et documents de fin qui sont intéressants à découvrir. Bref, ce n'est certainement pas l'ouvrage le plus complet sur l'archéologie, mais il peut être intéressant à découvrir pour une première approche.

mardi 28 janvier 2014

La Guerre des Etoiles - George Lucas.


L'auteur :

George Lucas, né le 14 mai 1944, est un réalisateur, scénariste et producteur américain notoire. Il est particulièrement célèbre pour ses deux sagas qui connaissent une véritable renommée internationale : Star Wars et Indiana Jones, mais il est aussi connu pour être le producteur de Labyrinthe ou encore du Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles.

Articles connexes :

Star Wars Manga. / Les Ombres de l'Empire.








Quatrième de couverture :

Luke Skywalker vit sur une planète perdue, dans la ferme de son oncle, et il s'ennuie. Alors, il rêve d'aventures au-delà des étoiles, dans des mondes inconnus... Un jour, il intercepte le mystérieux message d'une jeune princesse prisonnière d'un sombre seigneur de la guerre. Il ne sait qui elle est, mais il doit la sauver. Le temps presse ! Et Luke se retrouve projeté dans la plus sauvage guerre de l'espace qui ait jamais eu lieu... et où sa route l'amène pour un combat désespéré, à l'arme la plus meurtrière de l'ennemi : l'Etoile Noire.


Mon avis :

Cela faisait un moment que je n'avais plus parlé d'un de mes grands amours dans le domaine de la fiction, et pourtant, j'avais déjà chroniqué deux livres Star Wars sur ce blog. Cependant, revoir les films diffusés actuellement sur une chaîne télévisée connue m'a fait replonger dans l'univers Star Wars et films et quelques livres en ma possession m'accompagnent depuis une bonne semaine...



Affiche du film
Un nouvel espoir/La guerre des Etoiles
Le héros de l'histoire, Luke Skywalker, n'a rien d'un héros au tout début du roman (comme de nombreux héros de fictions d'ailleurs...), il n'est qu'un jeune orphelin de 18 ans, vivant avec son oncle et sa tante sur Tatooine, une planète pourvue de deux soleils et qui rendent le climat aride sous une étendue de sable brûlant et où il n'y passe pas grand chose. C'est une planète si éloignée et si peu intéressante qu'elle n'est pas impliquée, de près ou de loin, dans la guerre qui oppose le puissant Empire Galactique à l'Alliance Rebelle, un groupe de résistants qui luttent pour la liberté et contre l'oppression du tyrannique empire. Mais Luke ne veut pas faire la guerre, il veut juste quitter sa planète natale pour voyager dans les étoiles... ce que son oncle refuse catégoriquement, se bornant à vouloir faire de Luke un fermier comme lui. Un jour que l'oncle Owen achète deux droïdes (des robots intelligents) nommés R2D2 et C3PO, Luke - en les nettoyant - intercepte accidentellement un message que R2D2 gardait. Le message est un appel à l'aide qui vient de la princesse Leia Organa de la planète Alderaan qui, capturée par l'Empire, demande l'aide d'un certain Obi-Wan Kenobi. Si Luke ignore qui est Obi-wan, il connaît en revanche un certain Ben Kenobi, un vieil ermite un peu étrange... se pourrait-il que le vieux Ben et Obi-wan Kenobi soient la même personne ? Luke ignorait dans quoi il allait s'embarquer en se rendant chez le vieux Ben... et certainement pas que la princesse Leia avait laissé dans les deux droïdes les plans de l'Etoile Noire, la puissante station spatiale de l'Empire, qu'elle a volé et qui est capable de détruire une planète entière...

Les pastiches SW, ce n'est pas ça qui manque, mais je recherche surtout la qualité... et une histoire plutôt ancrée sur l'univers et les personnages de l'ancienne trilogie, et le plus beau avec ce livre, c'est qu'il a été écrit par le réalisateur lui-même ! Ce qui veut dire que c'est de la qualité, que dans un roman complet il a eu le temps d'approfondir certains éléments, de donner des descriptions, d'écrire des scènes non présentes dans le film, de s'attarder sur les personnages... sans manquer de se régaler sur certaines descriptions qui, loin d'être aussi excellentes que celles utilisées par JK Rowling, sont tout de même bien divertissantes par moment ! Prenons l'exemple du Grand Moff Tarkin, gouverneur nommé à la tête de l'Etoile Noire et un peu le requin du roman et du film. George Lucas le décrit ainsi : "Un homme maigre au visage en lame de couteau qui aurait emprunté ses cheveux et son corps à un vieux balai et son expression à un piranha au repos" (je sais pas vous, mais je n'ai jamais vu à qui ressemble un piranha au repos...), certaines sont plus surprenantes (il décrit par exemple la tante de Luke, Beru, comme "une solide femme avec une drôle d'expression de moineau").

Ce qui m'a beaucoup plus, à part l'histoire en elle-même, c'était de retrouver l'univers Star Wars. Une Galaxie lointaine peuplée de planètes toutes les plus diverses les unes des autres, certaines civilisées et peuplées, d'autres moins. Bien-sûr, ici l'auteur n'a pas eu le temps de s'attarder sur beaucoup de planètes : il y a bien-sûr Tatooine, une planète éloignée et aride où il ne se passe pas grand chose d'intéressant et où la ville la plus importante regroupe pirates, contrebandiers, criminels et autres personnages peu recommandables ; il y a aussi Alderaan, planète pacifique et verte, Yavin, planète forestière où l'Alliance Rebelle a établit une base secrète, et d'autres mentionnées, comme la planète Corellia, planète natale de nombreux contrebandiers dont ici le plus connu est Han Solo (je me fiche si l'orthographe française est 'Yan', moi j'écris 'Han' !), personnage récurrent dans ce roman et dans Star Wars, pirate de l'espace sarcastique, débrouillard, qui n'a pas la langue dans sa poche ou le blaster dans sa poche, mais sans lui, l'ambiance de Star Wars ne serait pas la même. Il apporte tellement d'humour et d'ambiance à la saga (c'est dommage que George Lucas n'ait pas écrit d'ailleurs les épisodes V et VI en version roman... voir comment il écrit les sempiternelles chicaneries de Han et Leia qui ne sont pas connus pour avoir leurs langues dans leurs poches... ou voir comment il aurait abordé dans un roman la relation très étrange mais ô combien intéressante entre Luke et Vador). Mais bon, mis à part tout cela, George Lucas n'a pas le temps en un roman de s'attarder sur toutes les planètes et civilisations de l'univers, mais il y en a plus abordées dans les films.


George Lucas.
Ce que j'ai aussi aimé retrouver était cette ambiance de guerre galactique, mais mis à part les combats avec blaster, sabre-laser ou dans l'espace en vaisseau spatial, il y a aussi tout ce contexte politique, on est un peu plongé dans cette ambiance de bureaucratie, de politique impériale, mais pas de façon ennuyeuse, juste assez pour comprendre suffisamment le contexte, même si certains points ne sont pas approfondis, il faut voir les films pour mieux comprendre (et pas que ceux de l'ancienne trilogie, la trilogie plus récente - qui va des épisodes I à III - est plus axée sur la politique, en plus des combats, des Jedi et de l'histoire d'amour), mais ne pas avoir vu les films ne gâche pas, je pense, la lecture du roman, je pense qu'on peut comprendre ce qu'il se passe sans avoir vu les films. Le côté intéressant est aussi que l'auteur s'attarde un peu plus sur les personnages, notamment Luke qui a la vocation et le potentiel d'être un personnage intéressant dans les films, mais pas assez exploité, c'est dommage car il y a plus en lui qu'un jeune fermier de Tatooine qui rêve d'aventures et qui se retrouve rapidement entraîné dans une aventure périlleuse avec deux droïdes, un pirate de l'espace, un Wookie, une princesse et un vieil ermite. 

On apprend à mieux connaître Luke, et ça m'a fait plaisir car de tous les personnages, c'est lui que je trouve l'un des plus intéressants (mais comme je l'ai dit, pas assez exploité à mon goût dans les films), Han Solo n'est bien-sûr pas en reste, ainsi que la princesse Leia, belle, dangereuse et intelligente, sans oublier les robots : R2D2 et C3PO, l'un est rarement sans l'autre, R2D2 étant le petit robot intelligent dialoguant avec des "bip", et C3PO étant le droïde à l'apparence humaine, un peu du genre drama queen, Je-sais-tout, qui parle et radote beaucoup et qui se dispute souvent avec R2D2. Dark Vador n'est pas en reste évidemment, mais ai-je vraiment besoin de le présenter ? S'il y a un grand méchant célèbre du cinéma, c'est bien lui ! L'histoire du roman, bien que je la connaisse (ayant revu les films plusieurs fois), reste toujours aussi plaisante à suivre bien que prévisible (sauver la belle princesse des méchants impériaux puis aider les gentils Rebelles à se débarrasser de l'Etoile Noire... au moins Han Solo a été plus récitent à s'embarquer dans cette histoire, le tour de ruse que Luke a du utiliser pour le convaincre de l'aider à sauver la princesse...)

Bref, une lecture plaisante, des personnages attachants, une narration simple avec des descriptions parfois divertissantes, un univers que l'on devine riche et intéressant. Une très bonne lecture offerte par George Lucas qu'on remercie encore de nous avoir offert l'univers Star Wars (en revanche, pas sûre que vendre Star Wars à Disney était une si bonne idée que ça...).



Extrait :

Solo et son associé wookie avaient réussi à semer une partie de leurs poursuivants. Mais il semblait que chaque fois qu'ils échappaient à une escouade de soldats, d'autres groupes prenaient leur place. Pas de question là-dessus : c'est bien à eux qu'ils en avaient.
Devant eux, plusieurs portes blindées commençaient à se fermer.
- Grouille, Chewie ! pressa Solo.
Chewbacca grogna ; il soufflait comme un vieux moteur. Malgré son immense force, le Wookie n'était pas bâti pour supporter un sprint prolongé. Seule son énergie énorme lui avait permis de suivre l'allure du souple Corellien. Chewbacca abandonna quelques poils dans l'une des portes mais ils réussirent tous deux à s'y glisser juste avant que les cinq épaisseurs ne se referment avec un claquement sec.
- Cela devrait les retenir un petit moment, chantonna Solo, ravi en déchargeant son pistolaser sur les commandes de la porte blindée.
Le Wookie lui grogna quelque chose mais son associé resplendissait de confiance.
- Bien-sûr que je peux retrouver le vaisseau, les Corelliens ne se perdent jamais.
Le second grognement fut légèrement accusateur. Solo haussa les épaules.
- Touchassin ne compte pas ; il n'était pas corellien. Et puis, j'étais bourré.

10.

dimanche 12 janvier 2014

Devils & Realists - Utako Yukihiro et Madoka Takadono.



Les auteurs :



Déjà auteur de plusieurs one-shot, Utako Yukihiro signe sa première série de manga en collaboration avec Madoka Takadono, en tant que dessinatrice, avec Devils & Realist.


Madoka Takadono est une scénariste et auteur de mangas japonais, comptant déjà quelques titres à son actif. Actuellement, elle se consacre pleinement à la série Devils & Realist avec Utako Yukihiro, co-auteur et dessinatrice.





Quatrième de couverture :

William Twinning, héritier de la noble famille britannique Twinning est également l’élève le plus brillant de la meilleure école du Royaume-Uni. Mais alors qu’il rentre chez lui pour les vacances, il apprend que son oncle et tuteur a disparu, que sa famille est ruinée et endettée. Et surtout, en fouillant dans la cave, il invoque le prince des démons Dantalion, un notable des Enfers à sa recherche car il est celui qui élira le prochain souverain infernal. Mais comment croire ces balivernes quand on est un élément aussi brillant, pragmatique et réaliste que William ?

Mon avis :

J'ai découvert ce manga par hasard, d'abord à travers l'anime. En recherchant des représentations artistiques de saint Uriel, je suis tombée sur des screenshot d'un personnage du manga Devils et Realist. Curieuse et intéressée, je me suis mise à l'anime, comportant douze épisodes, terminé en deux jours. Puis comme l'univers et les personnages me manquaient, je me suis mise au manga, dévoré rapidement lui-aussi. Ce n'est certainement pas le manga de l'année, mais j'ai beaucoup accroché à ce manga, par son histoire, ses personnages, son humour, à un point où cela pourrait s'apparenter à un coup de cœur, et j'attends la suite avec impatience !

William Twinning, orphelin et héritier d'une noble famille britannique, fait ses études dans la meilleure école du Royaume-Uni et fait parti des élèves les plus brillants de sa génération. En rentrant chez lui pour les vacances, il découvre avec stupeur un manoir vide de serviteurs et de ses richesses. Kevin, le seul serviteur a être resté, par affection pour son maître, lui révèle que son oncle, qui gérait le manoir, a disparu du jour au lendemain, ruiné et endetté. A présent que sa famille est ruinée et endettée, William cherche dans le manoir un objet de richesse quelconque à vendre pour pouvoir continuer de payer ses études. Pour l'aider dans sa tâche, Kevin lui révèle l'existence d'une pièce secrète que personne ne semble avoir visité depuis des lunes. S'y aventurant, William tombe sur une cave dont le sol est orné d'un pentagramme. Il a à peine le temps d'inspecter ça de plus près qu'il se blesse et qu'une goutte de sang tombe sur le pentagramme qui s'active et fait apparaître quelqu'un. William a, sans le vouloir, invoqué un démon nommé Dantalion qui voit en lui le descendant du roi Salomon et lui déclare qu'il a le pouvoir d'élire le prochain souverain des Enfers, et justement, Dantalion est candidat et aimerait bien avoir le soutien du descendant de Salomon. William, non-croyant qui ne jure que par la science et la logique, refuse de croire de telles histoires et rejette Dantalion. Malheureusement pour lui, Dantalion n'entend pas abandonner aussi facilement et projette de suivre William... partout où il va...

L'histoire paraît "classique", voire "cliché", le genre d'histoire peut-être typique et prévisible, moi-même avant de découvrir l'anime et le manga, je ne m'attendais pas à grand chose, mais je me suis retrouvée attachée à l'histoire qui a fini par m'intéresser, et aussi grâce aux personnages qui se révèlent intéressants et attachants pour la plupart. Je trouve même à Devils & Realist des airs de Black Butler, manga que j'affectionne beaucoup et qui est encore en première place de mes mangas préférés depuis bientôt trois ans. Pourtant, malgré quelques éléments classiques, l'histoire est prometteuse et intéressante ! De par son humour décalé, ses personnages et leur évolution, par l'intrigue en elle-même ancrée en un seul point, le roi Salomon, illustre personnage biblique. Peu importe dans quelle direction va l'histoire, celle-ci gravite toujours autour de ce personnage.

Kevin (en haut à droite)
et William Twinning.
Parmi les personnages, nous avons le personnage principal, William Twinning, jeune aristocrate, devenu orphelin lors de son enfance et confié aux soins de son oncle et tuteur, c'est un jeune garçon brillant et orgueilleux, qui ne croît en aucun Dieu à part celui de la logique et de la science. Vous l'aurez compris : William est quelqu'un de très pragmatique, terre-à-terre, et logique, préférant la science aux contes de bonnes femmes, ce qui nous donne un sacré contraste avec Isaac, son meilleur ami, assez enfantin, qui est un cancre à l'école mais qui est passionné de sciences occultes et qui croit dur comme fer au paranormal et autres créatures surnaturelles, ce qui ne l'empêche pas d'être adorable et attachant à sa façon, d'autant plus qu'il est attaché à William. On voit rarement l'un sans l'autre. William est également quelqu'un de travailleur et de très ambitieux, rien n'est plus important que de travailler et son but est, grâce à son milieu, sa richesse, son intelligence et les durs labeurs de son travail, de grimper les échelons jusqu'à devenir premier ministre du gouvernement britannique. Il présente donc quelques similitudes avec Ciel Phantomhive du manga Black Butler : orphelin très jeune, ambitieux, travailleur, intelligent, et parfois accompagné d'un loyal majordome prêt à tout pour son jeune maître. A l'inverse de Sebastian, le service de Kevin pour son maître est désintéressé car il tient beaucoup à William et inversement. Si William n'aime guère montrer ses émotions et son attachement à quelqu'un, fierté oblige, on le voit très attaché à Kevin qui l'accompagne depuis l'enfance.

Il faut dire, il y a de quoi ! Kevin (en plus d'être adorable et mignon, hem, hem), est une figure paternelle très attachante, il est calme, loyal et amusant, surtout dans sa manie presque maladive de faire des paris. Il ne peut pas s'empêcher de faire des paris, même sur son jeune maître (rassurez-vous, il parie le plus souvent sur sa réussite !), ce qui énerve parfois William. Kevin porte souvent des airs doux sur son visage, montrant son tempérament calme et sympathique et, outre son rôle de majordome et plus tard [ de prêtre de l'église de l'école dans laquelle étudie William ], semble bien plus car il cache en lui un profond secret qui risque de se dévoiler au cours de la série et qui laissera voir à William un aspect de Kevin qu'il n'avait jamais imaginé auparavant. Outre les proches de William viennent les démons qui vont, peu à peu, envahir la vie et le quotidien de William... pour son grand déplaisir ! Vient en premier lieu Dantalion, un prince des enfers anciennement lié par contrat avec le roi Salomon, qui reconnaît en William l'héritier du roi et qui entend bien coller William pour l'aider, le servir, le protéger, rester à ses côtés, dans l'espoir d'être choisi par lui pour être le souverain infernal.

D'autres démons, notamment Sitri, démon assez efféminé, qui finira par suivre Dantalion et William, également candidat au trône, suivront par la suite comme : Astaroth, Camio, Gilles de Rais... certains démons ayant été des anges ou des humains auparavant, certains sembleront assez humanisés, et même attachants, comme Sitri, Camio et Dantalion. Autant dire que pour certain, on est loin de l'image du démon sans cœur, sans âme et sans scrupules. Les anges, qui ont aussi leur place dans le manga, ne sont pas en reste. Certains peuvent se révéler cruels et froids, mais heureusement ce n'est pas le cas de tous (Uriel est très attachant et Raphaël, vu brièvement, semble amusant et semble plutôt du genre "Faites l'amour, pas la guerre !!"), le coup des anges qui sont (presque) tous des salauds, j'ai assez vu de ça dans Supernatural ! Pour les personnages surnaturels, existant déjà dans des récits mythologiques ou bibliques, tels les anges et démons, on voit, notamment dans les notes de début ou fin, que les auteurs ont fait du travail de recherche, même si parfois le personnage ne correspond pas à celui dans le manga, je parle surtout de saint Michel et de Lamia. Lamia par exemple est une pauvre fille qui fut l'amante de Zeus et qui fut persécutée par Héra, épouse jalouse de Zeus, qui a tué ses enfants et fait en sorte que Lamia ne puisse plus jamais trouver le sommeil. Devenue folle, Lamia prit l'apparence d'un monstre mi femme, mi serpent. Rien à avoir avec la Lamia du manga qui a plutôt l'apparence d'une gamine, qui est un démon et qui en pince pour Dantalion !

Isaac et William. Image tirée de l'anime (épisode 1 : Démon et Réaliste)


Concernant l'histoire, certains éléments ne sont pas très originaux : un humain lié à un démon, des créatures surnaturelles qui s’intègrent dans le monde des humains et qui attirent l'attention, une histoire de conflits pour un trône, une guéguerre entre le Paradis et l'Enfer avec le Paradis qui veut empêcher l'arrivée d'un souverain infernal et qui met des bâtons dans les roues des démons ou de William, le seul à pouvoir décider de l'élection du roi... c'est le genre de choses qu'on peut retrouver, et pourtant, l'histoire est plaisante et comporte des personnages intéressants, un peu d'humour, et des dessins très soignés, c'est très beau esthétiquement, je dirais même qu'il y a des ressemblances avec Pandora Heart, et Black Butler au niveau des dessins, alors je me le demande : est-ce que Devils and Realist s'inspire bel et bien de Black Butler ? Car les ressemblances ne s'arrêtent pas qu'aux dessins...

L'histoire est intéressante malgré tout, elle reprend quelques éléments bibliques, avec comme centre le mythe autour du roi Salomon, un sage et puissant roi d'Israël qui aurait réussi à soumettre à lui 72 démons qui ont formé ses piliers. Tout au long de l'histoire, il y a quelque chose qui renvoie à Salomon, même chez les démons, Salomon inspire une certaine crainte et fascination, j'ai hâte de voir ce que l'histoire va nous révéler de davantage sur ce personnage que l'on ne connaît que via des flash-back, et continuer de voir progresser l'évolution, déjà présente des personnages, notamment chez William (qui essaye et tâche d'apprendre à mieux se défendre contre démons et autres créatures surnaturelles, et qui - tout en restant toujours très logique et scientifique - prend conscience qu'il existe des choses que science et logiques ne peuvent expliquer), et même Dantalion, qui commence vraiment à voir en William plus que le descendant de Salomon.

samedi 11 janvier 2014

Angélique (T.6) Le chemin de Versailles - Anne Golon.




Du même auteur :


Angélique (T.4) Le Supplicié de Notre-Dame.
- Angélique (T.5) Ombres et Lumières.


Emprunt médiathèque.








Quatrième de couverture :

1663. Combien savent à Paris qui est vraiment Mme Morens, la belle chocolatière du Marais, dont la fortune ne cesse de s'accroître avec la vogue dont jouit dans les salons cette mixture jusqu'alors appréciée seulement de la reine? Qui se doute que cette parvenue, qui fréquente aujourd'hui Ninon de l'Enclos, fut autrefois connue sous le nom d'Angélique de Sancé ? 

S'étant juré que ses enfants ne souffriraient plus jamais de la faim et du froid, Angélique ne craint plus de jouer son destin à quitte ou double. Sa beauté, sa richesse, sa personne même sont le gage du jeu dangereux où elle se risque pour effacer l'opprobre lié à son passé. En faut-il, de l'audace, pour tenter de ravir au prince de Condé lui-même l'hôtel du Beautreillis, bâti pour elle par Joffrey de Peyrac! 


L'ultime carte d'Angélique est la plus hardie : le marquis du Plessis-Bellière. Sur le chemin qui doit la conduire à la Cour, il pourrait se révéler le plus cruel des adversaires. Les derniers pas de cette ascension seront les plus pénibles. Mais seul un fantôme pourrait encore arrêter Angélique...

Mon avis :


Je me suis replongée dans les aventures d'Angélique, depuis le temps que je n'y étais plus retournée, j'avais presque oublié tout ce qu'il s'était passé dans le tome précédent. Mis à part les grandes lignes, je n'en avais plus beaucoup de souvenirs ; cela ne m'a pas handicapé dans ma lecture, d'autant plus qu'au fur et à mesure que j’avançais, des éléments me revenaient en mémoire.

Dans le tome précédent, j'avais quitté Angélique qui, travaillant dans l'auberge du Coq Hardi, avait décidé d'y apporter des changements pour la faire mieux connaître auprès des consommateurs, et elle avait également décidé de grimper les échelons et de devenir chocolatière, le chocolat - surtout en boisson, ce qu'affectionnerait la reine Marie-Thérèse, épouse de Louis XIV - étant devenu une denrée très prisée dans la France de la fin du XVIIe siècle. Dans ce tome, Angélique est devenue une chocolatière renommée, sous le nom de Mme Morens, tout en travaillant toujours au Coq Hardi. Mais elle n'a pas l'intention de demeurer chocolatière jusqu'à la fin de sa vie. Etant sortie de la misère dans laquelle elle était depuis la mort de son mari, le comte Joffrey de Peyrac, elle entend monter les échelons et regagner la fortune et le statut de noble qu'elle avait perdu avant la déchéance de son mari, et d'atteindre la cour de Versailles, château chouchouté par Louis XIV qui n'a de cesse de le décorer et de faire bâtir, telle une vitrine sur sa richesse. Ne serait-ce que pour quitter définitivement le milieu modeste dans lequel elle demeure depuis la déchéance de son mari, et pour qu'elle et ses fils puissent vivre confortablement, Angélique vise haut et entend bien épouser un noble renommé, et Angélique jette son dévolu sur le marquis du Plessis-Bellière, un brillant militaire dont la renommé et la beauté n'est plus à douter, mais que l'on dit peu commun, et rude et froid avec les femmes...


Angélique, Marquise des Anges (film, 2013)
Me voilà repartie dans une nouvelle aventure d'Angélique qui, après s'être "réveillée" dans le tome précédant, se révèle toujours déterminée à regagner la position sociale et la richesse qu'elle avait perdu avant la condamnation de son mari, et elle est prête à tout. Sans vouloir me montrer critique envers le personnage d'Angélique que j'aime beaucoup, je la trouve une nouvelle fois un peu trop "wonder-woman", et le genre de femme irrésistible qui plaît aux hommes et qui ne sait pas prendre non comme réponse. Je prends l'exemple que, jetant son dévolu sur le marquis du Plessis-Bellière qu'elle veut comme époux, lorsque celui-ci se borne à refuser et pense épouser quelqu'un d'autre, elle fait sa capricieuse, répète "non" comme une enfant et tape du pied. Je veux bien qu'elle ait son caractère, car elle a un tempérament rebelle, mais parfois, ça peut- s'avérer un tantinet agaçant... comme le fait qu'elle semble se tirer à chaque fois de ses mésaventures et qu'elle reste toujours la femme irrésistible qui attire, même sans le vouloir les hommes, ce qui fait qu'à chaque tome, elle se fait embrasser, manque de se faire agresser sexuellement. Je veux bien comprendre que c'est une très belle femme, avec un tempérament de feu, des yeux verts peu communs, et une belle chevelure blond-roux qui fait craquer les hommes, mais avoir le même genre de scènes à chaque tome peut être lassant...


Pourtant, j'aime bien le personnage d'Angélique, c'est une femme forte qui doit se battre pour survivre, elle n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort, et est très déterminée, comme elle a ses moments touchants, de fragilité, comme les moments où elle s'enferme dans sa mélancolie, sa nostalgie, surtout quand elle pense à son défunt mari, Joffrey. Joffrey, bien que terriblement absent (comme depuis le tome cinq), est présent à sa manière, il hante les souvenirs et le cœur d'Angélique, tel un fantôme présent dans son esprit, qui ne veut partir. Elle pense souvent à son mari, même lors de son projet de secondes noces, lorsqu'elle pense le trahir. Joffrey est également davantage mentionné puisque l'on se dit à Paris, bien que cela reste encore un secret, que Joffrey aurait peut-être survécu au bûcher, qu'un autre aurait pris sa place et que Joffrey aurait pu s'échapper. Si je connais bien les films, je ne savais pas qu'on apprendrait si tôt que Joffrey avait survécu, j'ai cru qu'on ne saurait pas ça avant plusieurs tomes, enfin je ne vais pas m'en plaindre ! Je crois même que je vais relire le second tome bientôt, juste pour le plaisir de revoir ce cher Joffrey, le Boiteux du Languedoc ! Pour le moment, Angélique refuse de croire que ces rumeurs sont vraies, sans doute qu'elle craint de placer trop d'espoir à sa survie et d'être déçue d'apprendre que ce n'étaient que des rumeurs. Je suppose qu'il faut d'abord qu'elle s'habitude à Versailles, maintenant qu'elle s'est rapprochée du Roi, et au marquis du Plessis-Bellière.

Concernant ce drôle de bonhomme, je cherche encore les raisons qui poussent Angélique à vouloir faire de lui son second mari - hors du fait que c'est un parent, qu'il a une renommée qui n'est plus à faire, qu'il est comme elle, c'est-à-dire une personne qui ne fait pas comme les autres, qui est original à sa façon, et qu'elle est attirée physiquement par lui - car elle aurait pu, je pense, trouver quelqu'un d'aussi beau et renommé que lui, surtout que ce cher Philippe du Plessis-Bellière n'a pas la réputation d'être un tendre amant, il est plutôt rude, froid et cruel avec les rares femmes qu'il consent à emmener dans sa couche, Angélique d'ailleurs le comprendra dans ce tome. Si elle veut s'habituer à ce cher Philippe, elle devra perdre quelques batailles, puis s'affirmer et résister, lui montrer qu'elle peut se révéler aussi déterminé que lui, sinon, l'un va finir par assassiner l'autre !

A part cela, j'ai aimé retrouvé quelques anciens personnages : Cantor et Florimond, les fils d'Angélique, Desgrez, policier et ancien avocat de Joffrey, le Poète-Crotté qui publie des poètes satiriques sur les gens de la cour, on revoit même quelques personnes de la famille d'Angélique. Notons aussi la présence de quelques personnages historiques qui ne sont pas en reste, Louis XIV et sa maîtresse à en devenir, Athénaïs de Montespan, font parti des plus présents. Versailles est souvent mentionné et quelque fois présent, véritable vitrine du pouvoir royal, où la cour s'est installée, magnifique château chouchouté par Louis XIV qui n'a de cesse de l'embellir. J'ai bien apprécié ce tome, il y avait des moments touchants et drôles, comme la scène où le prince de Condé et quelques serviteurs recherchent activement, dans la nature, l'héritier des Condé et Montmorency car celui-ci se prend pour un lapin et fuit ses serviteurs, persuadé qu'ils sont des chasseurs ; la scène est amusante, bien que la maladie mentale dont semble souffrir le fils de Condé l'est moins car il est souvent victime de moments où il se prend pour un animal ou une plante. Je regrette à présent qu'il soit la dernière aventure d'Angélique éditée, améliorée et corrigée par l'auteur car les éditions se sont arrêtées à ce tome concernant la nouvelle édition d'Angélique. Si je veux connaître la suite, je vais devoir trouver la version d'origine !

Extrait :

Condé se planta devant elle et l'examina d'un regard sombre.

- Eh bien ! dit-il, vous l'avez vu ? Il est beau, le descendant des Condé, des Montmorency ! ... Son bisaïeul avait des manies, son aïeule était folle. J'ai du épouser la fille. A l'époque, elle commençait déjà à s'arracher les cheveux avec une pince. Je savais déjà qu'on m'atteignait dans ma descendance, mais j'ai dû l'épouser quand même. C'était un ordre du roi Louis XIII. Et voilà mon fils ! Parfois, il se croit chien et il lutte pour éviter d'aboyer devant le roi. Ou bien, il s'imagine qu'il est une chauve-souris et il appréhende de se heurter aux lambris de son appartement. L'autre jour, il s'est senti devenir plante et il a fallu que ses serviteurs l'arrosent...

Chapitre dixième. (Troisième partie - Une partie de Hoka)