samedi 28 août 2010

Darren Shan (T.1) Le cirque de l'étrange - Darren Shan et Arai Takahiro.




Les auteurs :


Darren Shan, né en 1972, est un auteur irlandais, connu pour ses nombreuses sagas dont celle de Darren Shan, l'assistant du vampire. Arai Takahiro, né en 1986, est un auteur de manga et un dessinateur japonais.


Lecture en ligne (en anglais) ici.









Articles connexes :
 
- Darren Shan (T.5) Les épreuves de la mort.
- Darren Shan (T.6) Le prince des vampires.
- Darren Shan (T.7) Les chasseurs du crépuscule.
- L'assistant du vampire (T.1) La morsure de l'araignée.
- L'assistant du vampire (T.2) Le cauchermar continue.
- L'assistant du vampire (T.3) Jeux de sang.
- L'assistant du vampire (T.4) La montagne des vampires.




Quatrième de couverture :


Darren Shan était un garçon ordinaire jusqu'à ce qu'il croise la route du Cirque de l'étrange et que son destin bascule... Désormais, Darren va plonger dans un monde obscur peuplé de vampires, de loups-garous et d'étranges créatures dont il n'aurait jamais pu soupçonner l'existence. Il ne lui reste qu'à dire adieu à son ancienne vie...
 
 
 
Mon avis :
 
 

Je suis dans ma période 'Darren Shan' en ce moment, c'est quelque chose qui est devenu assez obésant chez moi. Faute de ne pas (encore ?) posséder les livres suivants, je lis beaucoup de fanfictions sur le sujet (surtout entre Darren et Crepsley, leur relation a un quelque chose qui m'attire. 'Old man !'/'Hopeless brat !' sous une touche de tendresse et de respect mutuel), fanarts, et lire les six tomes du manga en ligne. Bref, tout ça pour dire que j'aime beaucoup me plonger dans la version manga de la saga de Darren Shan, illustré sous le crayon de Takahiro Arai.

Je n'ai pas mis trop de temps à dévorer ce manga en une soirée. J'ai littéralement sauté de ma chaise de bureau et j'ai eu la chance de trouver en ligne les six tomes du manga Darren Shan. Mon préféré reste le premier, où l'on découvre l'univers, les personnages, au moment où la vie de Darren commençe à changer. J'ai aimé cette lecture du manga, mon coeur ne cessait de bouger, comme si je découvrir pour la première fois Darren Shan, j'ai retrouvé le plaisir de la première lecture, un véritable plaisir ! Le décors est exactement comme je me l'imaginais, les personnages un peu moins, mais cette version d'eux me convient plutôt, j'ai eu un peu de mal pour celle de Mr Crepsley, mais finalement, ça me convient. La version manga est fidèle au roman, pas trop comme le film même si j'ai aimé le Crepsley du film mais pas celui de Darren, j'ai retrouvé les personnages du roman avec leurs caractères. L'histoire se déroule comme dans le roman, mais n'allez pas croire que c'est un copier-coller, il y a quelques élèments de précipités, comme lorsque Steve retrouve Crepsley après le spectacle, il y a deux-trois choses de changées, mais personnellement, ça ne m'a pas gêné.

Mais quel plaisir de découvrir une version proche de l'oeuvre de Darren Shan, et si les tomes suivants sont comme la version du manga que j'ai lu, je dis : vivement que je les trouve et les lise ! J'ai bien aimé les dessins, les images et les sentiments collent très bien, j'ai encore pleuré face à une scène qui m'avait fait déjà pleuré dans le roman, et avec les images, cette tristesse, les sentiments de Darren sont accentués, comme pour Steve, on sent par certaines de ses expressions de visage son caractère inquiètant, et l'on devine comment son avenir va se préparer. Inutile de parler de l'histoire en elle-même, j'en avais déjà parlé dans mon avis sur le roman, mon seul regret est que certaines attractions du cirque sont un peu précipités, mais j'ai appréçié les petits clins d'oeil présents par rapport aux tomes suivants. Bref, bref, tout ça pour dire que j'ai bien aimé et que je ne regrette en aucun cas cette lecture.
 
 
 
- Image tirée du manga -

jeudi 26 août 2010

Quatrains (et autres poèmes brefs) - Emily Dickinson.

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L'auteur :


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Emily Elizabeth Dickinson (10 décembre 1830 - 15 mai 1886), est une poétesse américaine. Bien qu'ayant beaucoup écrit de son vivant, la plus grande partie de son oeuvre fut publiée après sa mort lorsque sa soeur découvrit sa cachette d'oeuvres.


 
 
 
 
Présentation :

 
Classés par année d'écriture, allant de 1858 à 1886 (à la veille de sa mort), en passant par des poèmes sans date, les poèmes de ce recueil ont un point en commun, la fougue créatrice d'Emily Dickinson. Elle est l'auteur d'une oeuvre poétique novatrice, où les codes de la versification et du poème classique ne sont pas respectés. Où les majuscules se trouvent en plein milieu du vers, traits d'unions se baladant par ci par là. C'est d'ailleurs ce qui la fera méconnaître de son vivant et encore un siècle après sa mort. On la cantonna d'abord au charmant rôle de poétesse éprise de la nature, amoureuse et calme. Alors qu'on éluda toute la violence, l'âpreté et les passions qui la soulevèrent bien au-dessus de son temps.

C'est donc une oeuvre bigarrée, jamais la même, jamais unifiée, que nous présente aujourd'hui la traductrice, nous laissant le soin d'admirer le talent de cette femme qui révolutionna la poésie moderne.

Résumé emprunté
ici. (Mea Culpa, il n'y avait pas de quatrième de couverture pour ce livre)


Mon avis : 
 
J'avais déjà dit que je n'étais pas une grande fan de poésie, cependant, en lire de temps en temps ne fait pas de mal, ça peut même être agréable de s'arrêter lire quelques poèmes de temps en temps (par ailleurs, allez donc lire ceux d'Autres Rimes, ils sont très jolis !), après Monsieur Baudelaire, et quelques poèmes de la plume de quelques Résistants français de la WWII, j'ai lu il y a peu ceux d'Emily Dickinson, et sa poésie est différente de celles que j'ai pu lire (ce qui fait peu, en somme), mais je me suis surprise à aimer certains poèmes. Je n'ai pas aimé ni compris tous les poèmes, mais certains quatrains valent la peine d'être lus, ils sont si brefs, si courts mais toute la magie réside dans la beauté des mots. Et nous avons même la possibilité de lire les quatrains en français mais aussi en anglais, on peut lire les mots de l'auteur, dans sa langue et ça rend la lecture des quatrains encore plus belle. 1+ pour l'édition bilingue donc. J'ai parfois trouvé des poèmes insignifiants, d'autres pas, d'autres où l'auteur nous parlait de choses vraies, qu'on sait mais rendues belles sur le papier, dans ces quatrains. J'ai trouvé que certains collaient plutôt bien avec d'autres livres (roman, théâtre...) que j'avais lu ou des musiques/chansons que j'ai écouté, et ça a renforçé toute la beauté du texte. C'est vraiment un joli recueil, dommage que je ne puisse en dire plus, j'ai bien du mal à donner un avis concret sur de la poésie, peut-être parce que j'en lis moins par rapport aux romans, où que les études d'oeuvres en cours sont surtout des études de romans classiques et pas de poésie...

Extrait :

 
Witchcraft was hung, in History,
But History and I
Find all the Witchcraft that we need
Around us, Every Day -

~

On a pendu les Sorcières, dans l'Histoire,
Mais l'Histoire et moi
Trouvons toute la Sorcellerie nécessaire
Autour de nous, Chaque jour -
 
IV. 1876-1886.

L'assistant du vampire (T.1) La morsure de l'araignée - Darren Shan.


L'auteur :
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Darren Shan (né le 3 Juillet 1972) est un auteur irlandais connu pour ses nombreuses sagas telles que L'assistant du Vampire, The Demonata, The City Trilogy. Il est le co-auteur de l'adaptation en manga de sa série Darren Shan.

Extraits en anglais ici et ici.



Du même auteur :


Quatrième de couverture :


Je m'appelle Darren Shan. L'histoire que vous allez lire est la stricte vérité. C'est mon histoire. Une histoire épouvantable. Je vais vous raconter comment je suis devenu l'assistant d'un vampire. Je vous jure que je n'ai rien inventé, à part mon nom et celui des autres personnages. Il aurait été bien trop risqué de les nommer. Bref, si vous ne craignez ni les histoires de vampires ni les insomnies, je crois qu'on peut commencer...



Mon avis : 

 
Ce livre me faisait envie depuis pas mal de temps, surtout après avoir vu la bande-annonçe du film sur Lecture Academy, et si je n'ai pas pû voir le film, j'ai pu en revanche trouver le tome un à la médiathèque que j'ai lu en une journée, un dimanche d'ennui où je me sentais lasse. Alors, confortablement installée dans mon lit, mon MP3 à mes côtés, avec T.a.T.u dans les oreilles (Friend or foe, Sacrifice, 30 minutes, How soon is now... des chansons dont certains extraits collaient bien au roman en plus), je l'ai lu d'une traite et j'ai été d'accord avec ce qu'a dit JK Rowling sur la couverture anglaise : ce livre laisse bel et bien the reader hungry for more (envie de lire plus), d'habitude je ne fais pas attention aux mots d'auteur sur un roman, considérant ça comme de la publicité, mais j'ai été prise au piège car il s'agissait de mon auteur préférée... enfin voilà.

Ce premier tome, donc, relate le quotidien de Darren Shan, un jeune garçon qui aime tout ce qui fait peur et les araignées. C'est pourquoi il a été plus que ravi d'apprendre qu'un étrange cirque nommé Cirque du Freak donnait un spectacle dans sa ville. Un cirque déconseillé aux âme sensibles, avec des protagonistes tous aussi insolites les uns les autres, pour ne pas dire parfois effrayants ou incroyables. Mais ce qui tente surtout Darren est l'attraction avec l'araignée nommée Madame Octa. La chance lui sourit car Steve, son meilleur ami, a réussi à leur dégoter deux tickets pour cette représentation nocturne. Les deux garçons sont vite fascinés par le spectacle et en particulier celui de madame Octa mais si c'est surtout l'araignée qui retient l'attention de Darren, pour Steve c'est le propriétaire de l'araignée et, sitôt le spectacle terminé, il part rejoindre cet homme appellé monsieur Crepsley. Il lui avoue être au courant de son secret et utilise le chantage pour obtenir ce qu'il veut de monsieur Crepsley. Darren assiste, caché, à cet entrevu étrange, découvrant plus qu'il ne l'aurait souhaité de Steve et Crepsley... et les choses dérapent facilement...

Concernant la saga de l'auteur, ce n'est pas très clair car la série est au nombre de 12 livres, terminée depuis 2005 environ, et en France, seulement quatre tomes sont traduits, sans aucune indication de sortie ou même de continuation de traduire les prochains. Et la version manga de la saga, elle, est traduite jusqu'au 6ème tome en français. Pas bien logique tout ça... enfin bon. Je vais parler du roman puisque ce blog est fait pour ça. C'était juste une précision sur la saga.

Cette histoire est à la première personne (pour changer !), racontée par un garçon nommé Darren Shan, du même nom que l'auteur, l'auteur en question ayant expliqué sa décision de donner à son personnage son nom et prénom, et pourquoi il prétend que l'histoire est vraie qu'à la toute fin de la série, autant dire que c'est pas demain la veille qu'on le saura ! On est énormément en retard en France :(, mais l'auteur a assuré ne pas s'être inséré dans le récit car il y a des différences entre le personnage et son auteur.

Donc le narrateur est Darren, un personnage qui m'est bien sympathique, malgrè son amour des araignées (arachnophobie quand tu nous tiens ! ceci dit, depuis la lecture de ce livre, je vois ces bêbêtes un peu différement, même si j'en ai toujours peur *pense à la grosse araignée qu'elle a écrasé avec son Histoire de la France*). Un jeune garçon, dont on ignore pourtant l'âge exact, l'habitat, la description physique exacte, mais qui a sû m'attirer. Il se montre drôle, il a le sens de la répartie, même s'il a peur, il aime plus que tout sa famille et son meilleur ami, même s'il lui arrive parfois de faire des choses folles et idiotes, mais comprenons-le : c'est un jeune garçon, un jeune adolescent et on ne réfléchit pas toujours à cet âge-là.

Ce roman a sû m'attirer et même me faire rire ou... pleurer ! Pourtant l'histoire est très simple, elle n'a rien d'exceptionnelle, elle manque d'intrigue, le vrai point de l'histoire n'arrive que vers la fin, au niveau de l'écriture ce n'est pas toujours ça, c'est trop enfantin et ça aurait besoin de plus de profondeur, de matûrité même si c'est un livre jeunesse, ça ne brille pas trop pour les descriptions et je m'attendais à avoir peur mais ce n'était que 'soft' au final, un peu comme le tome un d'Harry Potter, c'est très court mais l'écriture est fluide, on lit très vite et très bien, les chapitres s'enchaînent sans difficulté d'autant plus qu'ils sont courts. Je m'attendais à en savoir plus sur le Cirque du Freak, sur les protagonistes, sur les vampires selon l'auteur, on a quelques infos, mais ce n'est pas assez, ce sera pour plus tard, à découvrir dans les tomes suivants où ça va s'assombrir de plus en plus, où Darren quitte le monde de l'enfance pour un autre bien plus 'dark' et inquiètant, un peu comme Harry Potter. Je le sais, car j'ai lu les six tomes version manga (j'en parlerai prochainement), et j'ai beaucoup aimé et ai englouti les six tomes en trois jours. Si la version roman est comme ça, j'ai hate de la lire même malgrè l'écriture enfantine, cependant de par le sujet, certains personnages, l'histoire peut valoir la peine d'être lue même si ce n'est pas de la grande littérature. La saga promet quelque chose de bien, si seulement l'auteur avait une écriture plus sérieuse...

Outre Darren, Mr Crepsley est l'un de ceux qui m'intéressent et me captivent, j'ai hate d'en savoir plus sur lui. D'ailleurs, l'auteur a prévu pour fin 2010 une saga de quatre livres sur lui. Enfin, sachez que le livre ne se base pas uniquement sur les vampires, en fait c'est juste un élèment (important quand même) de l'histoire, (même si c'est un peu bizarre ces histoires de semi-vampires, je suis souvent exigeante concernant les vampires, mais là, ça ne m'a pas gênée) mais le roman se centre sur autre chose : le Cirque, Darren, Steve, l'amitié, des liens qui se transforment ou se brisent, la famille, les choix qu'on fait, les sacrifices, les conséquences de nos actes. c'est pour ça que j'ai aussi hate de lire la suite : par rapport à la nouvelle situation de Darren, et à la relation entre Darren et Steve. En conclusion : un tome prometteur, malgrè l'écriture enfantine, qui donne envie de lire la suite :)



Extrait :


- Tu t'habitueras aux au revoir, a commente Mr Crepsley, en équilibre, derrière moi, sur une pierre (...) C'est le lot des vampires : on ne reste jamais longtemps au même endroit. Toujours à préparer notre baluchon pour partir vers un nouvel horizon.
- Est-ce que la première fois est la plus dure ?
- Oui. Mais ça ne devient pas facile pour autant.
- Ca va prendre longtemps avant que je m'habitue ?
- Quelques décennies. Peut-être plus.
(...) - Alors on ne peut jamais se faire d'amis ? Ni avoir une maison, une femme, une famille ?
- Non, a-t-il soupiré. En aucun cas.
- Et la solitude ?
- Elle est terrible.


Chapitre 33.

vendredi 20 août 2010

Le journal d'Aurore (T.1) Jamais contente - Marie Desplechin.

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L'auteur :

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Marie Desplechin, née le 7 Janvier 1959, est une journaliste et écrivain française, auteur de livres pour enfants et adultes. Elle participe parfois à l'écriture de scénarios.




Quatrième de couverture :

12 février. On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. A moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égout et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir :
- Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ?
Je reste la bouche ouverte pendant environ deux millions de secondes, avant de me décider et de lui hurler à la figure : - Voua ! Merdi !


Mon avis :

Lorsque le magazine existait encore, j'étais abonnée à Miss, et je lisais régulièrement les histoires de fin, même si ça m'agaçait de tomber à chaque fois sur le même type d'histoire ayant pour sujet central des COUPLES. Les difficultés d'un couple mal-compris, ou 'oh je l'aime, mais je n'ose pas', le genre qui ne m'attire pas du tout, surtout que je n'aime pas vraiment les romances. Mais un jour, Miss publiait des extraits du Journal d'Aurore, un roman auquel j'ai accroché tout de suite, j'ai vraiment aimé et j'attendais toujours avidement la suite avant que Miss ne s'arrête brusquement et que j'apprenne un peu par hasard qu'il existait trois romans du Journal d'Aurore. J'ai engloutis ces trois tomes, et je me suis régalée.

Aurore est une adolescente de 14 ans qui se décide à écrire dans un journal intime. Que peut-elle raconter à part les péripéties que l'on rencontre durant "l'âge bête" ? Rien, si ce n'est une pénurie de galettes de riz, une petite sœur fan d'Harry Potter et de sa professeur de mathématique, toujours première de la classe ; une grande sœur rebelle qui étonne ses parents en annonçant vouloir avoir un piercing  une grand-mère un peu trop curieuse, des parents ne comprenant pas leurs enfants, une vie au collège misérable, et des amies qui n'aident pas toujours... non, à priori, rien d'intéressant ne peu être relaté dans son journal intime. Mais voilà le hic : lorsqu'on a commencé à écrire, impossible de s'arrêter !

Quel plaisir de retrouver Aurore, ses réflexions et ses phrases drôles, piquantes, ironiques, moqueuses. Car Aurore n'est pas vraiment une adolescente comme les autres... ou plutôt si, c'est juste sa façon de présenter, d'écrire son journal, c'est très différent de ce que j'ai pu lire avant. Comment expliquer ? C'est assez jubilatoire à lire, elle a une telle façon de présenter les choses, de voir sa vie, sa famille, son quotidien, elle m'a bien fait rire avec sa rébellion et ses expressions d'adolescente persécutée par le mauvais sort, j'ai adoré la lire, l'auteur a fait du bon travail ; c'est frais et divertissant, drôle, parfois moqueur, voyez plutôt : '4 Décembre : Bulletin de santé maternel : beau fixe. Quand je pense que j'ai cru qu'elle faisait une dépression... Apparemment, c'était une gastro. D'ailleurs, elle est guérie. Ma mère n'a pas d'âme. Elle a un estomac. J'aurais dû m'en douter.' ou '5 Décembre : Je résume : tout va bien. Je m'ennuie atrocement en attendant la fin du monde. Je crois que je vais faire une dépression. Ou bien une gastro. Qui sait ?'
Aurore, vous l'aurez compris, a tout d'une adolescente : elle se dit incomprise, mal-aimée, elle déteste le collège, ses professeurs, sa petite sœur avec des lunettes et première de la classe, vouant aux maths et à sa prof de maths un culte sans fin, avec dans le lot les parents qui ne comprennent rien, la grande sœur rebelle et la grand-mère gâteuse. Elle est en conflit avec ses parents, s'interroge sur sa vie sentimentale vide ou presque. C'est assez crédible, car même si on a tous eu une adolescence différente, on se retrouve un peu dans les réflexions d'Aurore, on avait un peu les même préoccupations qu'elles : un petit copain qu'on teste juste pour voir, des parents largués, pas toujours la grande forme au collège. J'ai beau de pas garder un bon souvenir de mes années d'adolescente, j'ai beaucoup apprécié ce livre, c'était drôle, divertissant, on s'amuse des soucis d'Aurore, des soucis que nous avons eu et qu'on considère comme moins important aujourd'hui (enfin dans mon cas surtout). Parfois, Aurore m'a semblé pénible, surtout quand je relis maintenant... peut-être parce que j'étais une adolescente quand j'ai découvert ces livres, et comme j'ai 19 ans à présent, je ne pense plus comme elle ?

Mais c'est toujours une lecture agréable, Aurore est certes pénible mais attachante, drôle avec ses exagérations, ses réflexions, son ironie, elle n'est pas parfaite et elle a des problèmes, mais elle nous présente parfois ses soucis avec drôlerie et moquerie. Elle est tellement humaine par moment. Jamais satisfaite, jamais contente, mais avec tellement de répartie. J'ai vraiment passé de très bons moments avec ces trois romans.

Extrait :

1er octobre - Je fais le serment d'écrire environ six pages tous les mois. Ma vie misérable n'en requiert pas plus. Je me demande ce que racontent les dingues qui écrivent tous les jours. Il y a des gens qui n'ont vraiment rien à faire de leurs soirées. Et de toute façon, six pages par mois feront toujours moins de fautes d'orthographe que six pages par jour. Ecrire me fait du bien. Il ne faut pas que j'en abuse. On sait comment ça se passe. D'abord on essaie, ensuite on s'habitue, et après c'est la galère pour décrocher. Non, merci. J'arrête. Inutile de supplier. C'est tout pour aujourd'hui.

Octobre 2004 : un mois vraiment pourri...

Napoléon (T.1) Le chant du départ - Max Gallo.

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'Quel roman que ma vie !'
- Napoléon Bonaparte -


Articles connexes :

- De Gaulle (T.1) L'appel du destin.
- De Gaulle (T.2) La solitude du combattant.
- Révolution française (T.1) Le peuple et le roi.








Quatrième de couverture :

Ce roman commence au printemps 1779, lorsqu'un enfant de dix ans, maigre et mal peigné, à l'accent rocailleux, est admis à l'école militaire de Brienne. Quinze ans plus tard, ce même enfant entre dans la légende. Bonaparte est nommé général en chef des armées d'Italie par le Directoire. La suite, c'est Vendémiaire, Lodi, Arcole, la campagne d'Egypte. Cet homme de génie, despotique et visionnaire, s'apprête à conquérir la France, l'Europe et le monde. Son destin impérial est tracé. Jamais plus il ne cessera d'inviter au rêve et de susciter la passion.

Mon avis :

Le visionnage du film d'Yves Simoneau avec Christian Clavier m'a donné envie de sortir ce livre de ma bibliothèque et de le lire, moi qui pourtant n'était pas d'humeur à lire quoique ce soit depuis quelques jours déjà. Le film, que je trouve plutôt très bon, est 'basé' sur la série 'Napoléon' de Max Gallo, mais même en ayant lu le premier tome, je ne vois aucune ressemblance, enfin passons.

Je n'étais pas trop d'humeur à lire, quand je lisais, je n'arrivais pas à continuer au-delà de cinq lignes, je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé... néanmoins, j'ai sorti et lu ce livre, et ce 'mal' est passé car j'étais vraiment avide de lire la suite. A un point où je trimballais ce livre partout où j'allais, la preuve est que maintenant, il est un peu abîmé, surtout qu'un de mes chats (le plus agressif en plus) l'a pris pour un jouet et s'est un peu défoullé dessus, et maintenant, il y a une belle petite marque de griffe sur le dessus de la couverture !

Enfin passons. Vous devez déjà savoir qu'entre moi et l'Histoire, c'est un peu une grande passion, je m'intéresse à tout en Histoire et comme j'ai du dire 'adieu' à cette matière quand j'ai quitté le lycée, je me suis intéressée aux livres d'histoires, aux romans historiques, ce qui m'a amené à connaître ceux de Max Gallo que je commençe à aimer. Depuis peu, je me suis rabattue sur l'époque de Napoléon Bonaparte et sur l'homme en lui-même, sans doute l'un des plus grands personnages de France (je ne dirais pas 'le', j'hésite avec De Gaulle et Louis XIV). C'était intéressant de se pencher sur ce 'personnage', et j'ai surtout aimer lire les chapitres basés sur son enfance, sa famille, sa chère Corse chérie et je me demandais comment diable un garçon aussi attaché à sa Corse natale, qui detestait avec passion les Français qui avaient battu et pris possession de cette île, ce Napoleone Buonaparte qui pensait, rêvait de sa Corse, ses merveilles, qui ne s'habituait pas à cette France grise, avec cette monarchie... comment diable a-t-il été amené à aimer cette France qui avait combattu les siens ? Comment s'était-il mis dans les affaires, pris part à cette révolution d'un pays qu'il a tant detesté, puis devenir son premier Consul, puis empereur ? J'ai donc vu son évolution, ses changements, les descriptions de la Corse, ce qui donne envie d'aller visiter cette île, son entrée à l'école militaire, ses retours entre deux chez sa famille. On 'voit' ses pensées, son caractère, sa culture, à quel point il aimait les oeuvres de Rousseau, par exemple, son envie d'une France qui change : plus de monarchie, abolition des privilèges, un pays plus libre de parler et de penser... des changements qui inquiètent les pays voisins qui n'hésitent pas à déclarer la guerre, des combats auxquels Napoléon va participer (bon, un peu moins enthousiaste quand c'était les chapitres des campagnes de guerre et toussa, j'ai pris plus longtemps à les lire)

Mais un agréable moment de lecture quand même, surtout que ce que je préfère dans les histoires de la vie d'une grande personne, c'est le début, les débuts de cette personne, en ce cas-là : Bonaparte. De petit garçon ne parlant pas un mot de français (la langue était italienne) qui arrive, en un peu moins de dix ans à être un grand général de l'armée française. Un petit peu l'ironie de la situation. Petit soucis à remarquer : comme je m'y connais un peu, j'ai sû reconnaître des personnages et savoir quelle fonction ils occupaient, quel rôle dans le destin de Napoléon, comme Murat ou Barras par exemple, mais à ceux qui ne savent pas, il y aurait peut-être un risque d'être perdu ? Mais sinon, on retrouve aussi des personnages connus : Robespierre, Joséphine de Beauharnais à qui Napoléon vouait un amour et une passion... ça se voit dans l'écriture et ses lettres, enfin, ça n'a pas empêché Joséphine de le faire le plus grand cocu de l'histoire à un moment.

Sinon, je dirais que l'auteur nous plonge au coeur même des pensées de Bonaparte, il y a des phrases qui marquent, qui portent, qui sont fortes. Pas forçément un homme sans reproche (possessif, jaloux, colérique, sanguinaire, dangereux) mais pas fonçièrement mauvais non plus, puis après tout, Max Gallo nous laisse faire notre propre opinion de Bonaparte, il reste quand même quelqu'un d'exceptionnel, avec un caractère et une force rare. Enfin bon, je ne sais pas si l'auteur s'est servi de son imagination pour nous peindre quelques traits de Napoléon ou pour raconter quelques élèments de sa vie, ou s'il s'est basé que sur du vrai, sur des archives historiques, toujours est-il que je trouve ce portrait plutôt fidèle alors que je ne m'étais pas si intéressée à Napoléon que ça avant. Ici, il est humain, on pourrait presque se sentir proche de lui... En conclusion : Un premier tome qui donne envie de lire la suite :)

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Napoléon Bonaparte dans ses jeunes années...

Extrait :
 
Ecrire à Joséphine, exprimer cette passion amoureuse, c'est ne pas être seul, c'est oublier, le temps de l'écriture, la guerre. Comme si brusquement n'existait pour lui que cette femme, cet amour. (...) Il se sent mieux d'avoir ainsi pour quelques minutes seulement parlé de ses sentiments, de n'avoir engagé que lui-même, comme s'il n'était en effet qu'un jeune homme qui n'a pas encore fêté, le 15 août 1796, ses vingt-sept ans.

 
24. Sixième partie.

dimanche 15 août 2010

Noël en plein été !

 
Hier matin, je dormais tranquillement, pensant me réveiller à 10h comme presque tous les matins lorsque je ne travaille pas, surtout que je m'étais couchée vers 1h du matin (c'est ça que de regarder les trois dernières parties du 10e Royaume) mais voilà que j'ai été tirée de mon sommeil par le facteur qui, apparement, avait le doigt collé sur la sonnette. Moi qui pensait retrouver le colis d'Amazon que ma mère et moi attendions, j'ai reçu un tout autre colis, signé de la main de l'une des fées des livres : Matilda (la première étant Dame-Meli ^.^), ou alors la mère noël (mais en plus jeune), car oui, je ne m'attendais pas à recevoir un tel colis, et encore moins à être aussi gâtée que je ne l'ai été. J'avais littéralement les yeux gros comme des soucoupes en découvrant ces petits trésors.

Après avoir passé une heure (je plaisante, mais j'ai passé du temps, autant dire que c'était vraiment bien protégé) à ouvrir le carton, voici les petites merveilles qu'il contenait :





[Attention les yeux, voici la preuve que je suis incapable de prendre des photos !]
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Sur la première photo, nous avons : - Histoires de vampires, des nouvelles vampiriques signées de la main de plusieurs auteurs tel que Baudelaire, Maupassant, Gautier, Dumas...
- Rendez-vous à Bagdad, de Agatha Christie. Et moi qui me disait que je devrais lire plus d'Agatha Christie, voici le cinquième livre de la Reine du Crime qui s'ajoute à ma bibliothèque.
- Le petit mot, très gentil d'ailleurs
:)- Le portrait de Mr. W. H, de Oscar Wilde.
- Un marque-page Oscar Wilde plutôt joli et que je compte utiliser bientôt (on a jamais assez de marque-page ^-^)
- Et à terre, L'étrange histoire de Benjamin Button, de Francis Scott Fitzgerald.
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- Dans le désordre et un peu plaçés debout n'importe comment, les tomes cinq (La Morsure de la Panthère), six (La Reine des Vampires) et sept (La conspiration) de la série La Communauté du Sud de Charlaine Harris.

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- Mise à part un boût de la table, d'une chaise et du carrelage, voici les tomes huit (Pire que la mort), neuf (Bel et bien mort) et dix (Dead in the family) de La Communauté du Sud. J'aurais donc tous les tomes de la série dans ma bibli. Et ça ne me dérange pas d'avoir un tome en anglais, j'aime beaucoup la couverture et le format *-*
 
Ma Wish-List aura donc baissé (Hourra !!) et ma PAL aura soudainement grimpé (... hourra ?). Ca me fait donc de la lecture pour des mois et des mois. A croire que je ne me débarrasserais jamais de cette PAL énorme qui me hante. Que te dire, Matilda, à part : Merci, merci, merci, merci, merci (...) et 'Je te déteste ! Je ne me débarrasserais jamais de cette PAL, mes beaux projets d'été pour la baisser auront servi à rien !' mais comme tu es une si gentille blogueuse, une sympathique lectrice qui fait découvrir à beaucoup des livres intéressants, une fan de Sherlock Holmes comme moi, je ne pourrais jamais de détester, alors je me contenterais de dire que : tu es cinglée ! J'ai jamais reçu autant de livre en une journée, j'ai jamais été aussi gâtée que ça ! Matilda, c'est papa noël mais en mieux, et en plus, elle est réelle. Je ne sais pas comment te remercier, je peux devenir ton esclave, mais ça risque d'être un peu compliqué comme on n'habite pas la même région...

Petit récapitulatif du pourquoi de cette générosité : Voir l'article de Matilda :

jeudi 12 août 2010

Le Tartuffe - Molière.




 
 


 


Quatrième de couverture :


En laissant Tartuffe entrer dans sa maison, Orgon ne pouvait pas imaginer qu'il allait mettre en péril sa fortune, son honneur, son bonheur et l'unité de sa famille. Et pourtant, c'est bien à quoi travaille "l'imposteur", mais toujours à l'insu du maître de maison : si Tartuffe courtise la femme d'Orgon, c'est sous prétexte de l'entretenir de religion ; s'il spolie ses enfants, c'est sous couvert de les remettre dans le droit chemin ; s'il s'approprie les cordons de la bourse, c'est pour mieux organiser la dévotion familiale. Comment, dans ces conditions, Orgon aurait-il pu s'apercevoir de son aveuglement et donner au faux dévot la correction qu'il mérite ?
 

Mon avis :


Ca faisait un long moment que je n'avais pas présenté de pièces de théâtre sur ce blog, et comme je m'étais décidée qu'il fallait que je lise un peu plus de classique, j'en profite pour vous présenter une oeuvre étudiée en classe de seconde qui m'avait bien plue : le Tartuffe de Molière. Faux dévot et véritable comédien, Tartuffe prêche à tout va, s'agite, sermonne et manigance, en veut aux biens de la famille qui l'a recueillit et convoite la femme de son hôte, Orgon, qui lui, lui voue une admiration béate. Il lui fait si confiance, au point de, et pour le plus grand désespoir de la famille, lui léguer tous ses bien et la main de sa fille, Marianne. Amoureuse d'un autre, elle décide de ne pas se laisser faire et projette de comploter contre Tartuffe avec toute la famille, sauf Orgon et sa mère qui ont une confiance aveugle face à cet imposteur : il faut leur ouvrir les yeux et chasser Tartuffe de la demeure familiale avant qu'il ne ruine toute la famille.

C'est une pièce vite lue où Monsieur Molière nous donne quelques exemples de sa grandeur, et qui nous averti des faux-dévots, des hypocrites, des imposteurs, une leçon de morale en plus de son humour que l'on retrouve avec plaisir dans ses oeuvres, son charme fou et raffiné, son humour sur l'humanité, sur les hommes, sa lucidité... une leçon de morale encore d'actualité aujourd'hui, car les Tartuffes sont partout et ils sont résistants, ils ont traversé les siècles, ils sont toujours là, prêts à ruiner, à faire succomber d'autres personnes naïves, ou aveugles lorsque ces loups se présentent à nous sous la forme d'une brebie, comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences qui sont souvent trompeuses, j'en sais quelque chose. Molière nous met en garde contre eux, mais nous présente cette histoire avec humour et fraîcheur. Il dévoile l'hypocrisie religieuse, visant les pratiques de son époque, mais cette hypocrisie peut toucher autre chose : religion, politique, autre...

Une pièce courte et agréable à lire, c'est toujours avec plaisir que l'on retrouve Molière et son humour, ses comédies, quelques personnages ridicules (Orgon est tellement naïf que ça devrait pas être permi), d'autres touchants (j'admire le franc parler de Dorine, la servante). Bref, une bonne pièce de théâtre.

Extrait :

DORINE :


Madame a eut avant-hier la fièvre jusqu'au soir.
Avec un mal de tête étrange à concevoir.

ORGON :


Et Tartuffe ?

DORINE :

Tartuffe ? Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais et la bouche vermeille.

ORGON :

Le pauvre homme !


Acte I, scène 4.

mardi 10 août 2010

Sherlock Holmes and the Titanic tragedy - William Seil.

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'The sun is sleeping quietly
Once upon a century
Wistful oceans calm and red'

- Sleeping sun, Nightwish -


L'auteur :
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William Seil (né en ?) est un auteur britannique.
 
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Quatrième de couverture : 

The world of Sherlock Holmes and the great Titanic are closely linked in this exciting Sherlock Holmes adventure by William Seil, a life-long devotee of the great detective. In 1912, Holmes and Watson board the Titanic en route to America, where Holmes is to carry out a top secret government mission.

Disguised as a Naval Commodore, Holmes is given the added task of looking after Christine Norton, a young and attractive secret agent, as she transports highly important submarine plans to the US navy. Soon after departure, tragedy strikes and the plans are stolen and concealed somewhere on board the huge luxury liner. The list of suspects is narrowed down to a most curious collection of passengers including a beautiful widow with an undiguised interest in Dr Watson. Most notable of them all is Colonel James Moriarty, brother of the legendary late Professor Moriarty.

As the investigation continues and the plot thickens the Titanic moves swiftly across the Atlantic towards New York. But out in the distance there is a place where the sky is dark and the water is bitterly cold. A gigantic iceberg waits, ready to take on and master mankind's latest challenge to the power of nature.


Mon avis : 

Ce livre dormait dans ma bibliothèque depuis un bon moment quand je l'ai ressorti, avec l'envie soudaine de lire quelque chose sur le Titanic après avoir lu un long article sur le net (Titanic : maledictions et prémonitions), et étant toujours dans ma 'période holmesienne', je l'ai lu assez rapidement, bien que j'étais plutôt hésitante lorsque je l'ai ouvert, peur que l'auteur ne dénature complètement l'univers Holmesien.

L'histoire commençe avec Mycroft Holmes qui décide de tirer son frère, Sherlock, de sa retraite et de ses abeilles, et le docteur Watson de ses patients afin de leur confier une mission de la part du Premier Lord de l'Amirauté, un certain sir Winston Churchill qui est : veiller à la bonne arrivée des plans en toute sécurité en Amérique pour le ministère de la marine, des plans ultra-secrets du dernier modèle sous-marin britannique portés par miss Christine Norton, fille d'Irène Adler/Norton qui voyagera et transportera ces plans sur le R.M.S Titanic, dernier paquebot conçu par la White Star Line qui partira de Southampton pour arriver à New York. Le voyage se déroule dans le calme et la quiétude jusqu'au vol des plans, l'assassinat de deux personnes et un couple d'allemands qui reçoivent des menaçes... et si tout finira par rentrer dans l'ordre à la dernière minute, un 'petit' imprévu va bouleverser à tout jamais le voyage du Titanic, géant des mers et des océans...

Donc, mon avis... plutôt positif dans l'ensemble. Je m'attendais à pire, mais au final, je dirais que l'auteur s'en est bien tiré dans l'ensemble. Bien-sûr, j'ai noté quelques trucs négatifs par-ci par-là, mais dans l'ensemble, c'était plutôt bon. Même si bon, utiliser les noms Titanic, Moriarty, fille de Irene Adler, Sherlock Holmes... c'était aussi pour attirer du public. On aura décidement mêlé Sherlock Holmes à toutes les affaires associées à son époque : Jack l'Eventreur, le Titanic, le fantôme de l'Opéra... peut-être même l'affaire Dreyfus... Si l'on suit le canon, les livres de Doyle, ce n'est pas correct : le Titanic coula en 1912. Or, si on a lu Son dernier coup d'archet, qui a lieu en 1914, à l'aube de la première guerre mondiale, Watson retrouve Holmes après plusieurs années, ils se sont vus rarement, et le travail d'infiltration de Holmes dans la nouvelle a pris aussi longtemps, donc Titanic... 1912... ça ne colle pas. Juste un moyen de coller Sherlock Holmes et Titanic, mais je n'ai pas trop rechigné là-dessus car le sujet donnait envie, l'idée que Sherlock Holmes ait pû embarquer dans ce célèbre paquebot au destin tragique, et que je rêvais de lire une telle aventure. Après tout, Conan Doyle avait bien dit quelques mots sur le Titanic, après son naufrage (lu sur je-sais-plus-quel-site).

J'ai trouvé les descriptions du Titanic précises et fidèles, je n'ai rien eu à redire là-dessus, l'ambiance de la traversée aussi, j'ai retrouvé des personnages que la vie réelle a connu : le capitaine Smith, Bruce Ismay, Sir Andrew, l'écrivain Frutelle aussi. J'avoue que j'attendais surtout le naufrage, je voulais voir comment l'auteur allait nous le présenter, ainsi que la collision fatale avec l'iceberg, comment allait-il nous décrire le Titanic sombrant lentement dans l'océan atlantique, la tension et la peur des passagers, la course affolante pour sauver sa propre vie, cette ambiance tendue alors que le paquebot coulait. Comme j'ai été déçue, si la traversée traîne un peu en longueur (il suffit de voir les titres des chapitres : The early morning of..., the late morning of..., the evening of... plus la date. On va du 9 au 15 avril. Puis on fait un bond jusqu'au 21).

J'ai été déçue, je m'attendais à mieux pour la description du naufrage, tout s'est passé si vite, c'était presque si insignifiant que s'il n'y avait pas avec précision les descriptions du R.M.S Titanic, on aurait cru que Holmes et Watson se seraient retrouvés sur n'importe quel paquebot qui était en train de faire naufrage (et ça ne manquait pas les paquebots à l'époque). C'est un peu comme Miss Norton, fille d'Irène Adler/Norton et du colonel James Moriarty, ils n'ont pas fait grand chose, ils ne me rappellaient pas les professeurs Moriarty et de Irène Adler, d'une façon ou d'une autre, si ce n'est les noms. A mes yeux, ils auraient pû être n'importe quelle personne avec un nom différent que ça n'aurait rien changé, qu'il n'y aurait eu aucune différence. Je n'ai rien contre Miss Norton, elle était plutôt sympathique, même si je trouve qu'elle n'a pas fait grand chose. Une autre personne, même un homme, au nom inconnu aurait pu faire son travail qu'il n'y aurait eu aucun changement, c'était juste une occasion pour l'auteur de glisser le nom d'Irène dans le roman, encore heureux qu'il n'ait pas laissé entendre une romance entre elle et Holmes parce qu'elle est la fille de LA Femme (je ne vois pas comment, elle a entre 20 et 30 ans et Holmes est un vieillard). Je n'ai pas vu, aussi, l'intérêt de Miss Holly Storm-Fleming qui collait un peu trop Watson à mon goût, mais Watson n'a pas montré d'intérêt romantique (Ouf !), plutôt du style 'no sex, please, we are british !', par contre, j'ai bien aimé le neveu de la dame qui s'est montré en vrai fan des aventures de Holmes et qui voulait une dédicasse de Watson sur son exemplaire du Chien des Baskerville, en lui demandant s'il croyait que Holmes voudrait de lui en tant qu'irrégulier.

Sinon... Holmes est déguisé en Commodore, mais pour un commodore, il passe bien beaucoup trop de temps avec Watson, mais ça m'a fait plaisir de les voir ensemble, surtout qu'on voit bien l'ampleur de leur amitié, combien ils sont attachés à l'autre, surtout Watson, lors du naufrage, [ qui voulait rejoindre Holmes, parti combattre Moriarty tout seul après avoir laissé une lettre d'adieu à Watson (petit parallèle à Le Dernier Problème, et un autre pour La Maison Vide lorsque Watson retrouve Holmes sain et sauf, le croyant mort dans le naufrage. Et Holmes qui ne trouve rien de mieux à dire 'Greetings, Watson !' alors que Watson le croyait noyé !) ]

J'ai été surprise de voir un Watson comme je les aime : pas idiot, pas un faire-valloir de Holmes, qui se montre utile, qui enquête aussi de son côté. Un bon Watson en fait. Un bon Holmes aussi, même s'il n'enquête pas assez à mon goût (ou est-ce du au fait que c'est Watson qui est sur le devant de la scène ?) et qu'il [ a été découvert à travers son déguisement deux fois. Pas professionnel du tout, Sherlock ! C'est l'âge qui vous fait ça ? ]
En gros, malgrè quelques points négatifs à droite à gauche, c'était plutôt bon, et c'était agréable de voir Holmes mais surtout Watson sur le devant de la scène. J'ai eu (un peu) peur pour rien, ou presque rien. J'espère avoir compris au moins 70 % de l'histoire, comme il n'existe pas de version française, mais je n'ai pas eu trop de difficultés à lire.

Extrait :


Mycroft started, then peered into the distance as if lost in thought.
'It is a dangerous world, Watson. A very dangerous world. But my brother has encoutered danger many times in th past. I am confident that he'll make it though this ordeal. Meanwhile, you have a train to catch. I will not detain you any longer. Tell Sherlock that I will dine with him at the Diogenes Club when he returns.'
We shook hands and I walked quickly into the station (...)


2. The Morning of Wednesday 10 April 1912.

lundi 9 août 2010

Taguée !

Ayant été taguée par Un Coeur Simple, que je connais grâce à son autre blog Raison-et-sentiments, je me lance dans ce questionnaire avec joie, mon premier tag en rapport avec le cinéma, que d'émotions \o/

Je dois donc dire dix choses sur moi en rapport avec le cinéma, je dévore plus des livres que des films mais j'essayerai de trouver 10 choses à raconter sur moi et le cinéma.

En revanche, je ne tague personne. Cependant, quiconque tombe sur ce tag et a envie de le refaire est la bienvenue :) n'hésitez pas à laisser un lien de votre réponse au tag ici si vous le souhaitez !



1 / Fan d'Harry Potter, et pas qu'un peu, je vais donc voir les films lorsqu'ils sortent au cinéma, malgré ma déception pour l'adaptation des troisième et sixième films (il faut croire que j'avais beaucoup d'espérance, surtout concernant Le Prisonnier d'Azkaban qui est mon préféré), et je vais souvent les voir au moins deux fois, sauf pour le dernier, Le Prince de Sang-Mêlé qui m'a vraiment déçue. En plus, ils vont couper le dernier film en deux parties, espérons que ça rattrapera la déception du film 6 !

2 / Je n'ai pas particulièrement de producteur de cinéma préféré, il n'y a que Tim Burton qui percute chez moi car j'ai vu la plupart de ses films et j'ai adoré (sauf peut-être Alice in Wonderland car j'ai plus senti la signature de Disney que de Burton), j'aime son univers, son côté assez sombre mais déjanté, ainsi que la plupart de ses productions, que ce soit des films animés ou avec des acteurs en chair et en os. Je l'ai d'abord découvert avec Mars Attack ou La Planète des Singes mais j'étais jeune à l'époque et je n'ai plus trop de souvenirs de ces films. C'est plutôt vers 2005 ou 2006 avec Charlie et la Chocolaterie que j'ai cherché à me renseigner sur le producteur/réalisateur et qui m'a poussé à voir plus de ses productions.

3 / Je vais au cinéma au moins une ou deux fois par an, pour le traditionnel film Harry Potter qui doit sortir, et pour un autre film. C'est très peu mais l'argent ne tombe pas du ciel et le cinéma, c'est cher parfois. Il n'y a que cette année où j'y suis allée au moins cinq fois, mon plus grand nombre jusqu'à présent.

4 / Mes acteurs préférés sont (pas par ordre de préférence) : Johnny Depp, Guillaume Canet, Gary Oldman, Dany Boon, John Malkovich, Julian McMahon, Daniel Brühl, Misha Collins, David Tennant, Matt Smith, Roger Delgado, Tom Hiddleston, Martin Freeman, Jeremy Brett, Jean Reno, Colin Firth, Colin O'Donoghue, Hugh Laurie, Alan Rickman...

5 / Mes actrices préférées, bien moins nombreuses que mes acteurs préférés, sont : Maggie Smith, Emma Watson, Catherine Tate, Katy Manning, Jennifer Morrison, Kirsten Dunst, Kate Winslet, Natalie Portman, Alyssa Milano, Romy Schneider, Karen Gillan, Emma Thompson, Whoopi Goldberg...

6 / Je désespère de trouver un jour un film, ne serait-ce qu'un seul, qui soit fidèle à au moins 90 % au livre qu'il adapte (Peut-être Les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears et les deux premiers Harry Potter ?)

7 / Je me dis souvent que je devrais tenter un film d'horreur un jour, les seuls que j'ai essayé ne faisaient même pas peur (selon moi), c'était Esther et La cinquième sœur.

8 / Je trouve que les films français sont facile à reconnaître, même si les acteurs sont inconnus à mes yeux. Je sais pas... le titre du film, des répliques, des mimiques ? Pas que je déteste les films français, il y en a des fameux et j'ai souvent suivi ceux de Luc Besson, et j'ai bien des acteurs français que j'aime assez pour suivre leur actualité cinéma.

9 / Petite, mes séances cinéma étaient tous des Disney, je continue à les voir au cinéma ou en DVD, même si je trouve que la qualité Disney a bien changé... il y a un quelque chose qui a changé par rapport aux anciens Disney... ou alors ce n'est que moi ?

10 / Avant, j'étais plus série tv que film... aujourd'hui c'est l'inverse ! Des tonnes de films que je regarde et je préfère me cantonner à ne suivre que 3 séries minimum. Edit 12/2011 : Négatif en fait, je suis retombée dans la folie des séries tv, je les regarde plus que des films :p c'est que j'ai découvert entre deux plein de séries très intéressantes :D

Voilà, c'était tout ce que j'avais à dire... et comme je ne connais pas de blogs sur le cinéma, je ne tague personne pour l'instant. Si quelqu'un veut le faire, qu'il le fasse !

vendredi 6 août 2010

Contes merveilleux - Jacob et Wilhelm Grimm.

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 Les auteurs :
 
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Jacob (4 Janvier 1785 - 20 Septembre 1863) et Wilhelm Grimm (24 Février 1786 - 16 Décembre 1859) sont deux linguistes, philosophes et collecteurs de contes de langue allemande. On les désigne le plus souvent sous l'appelation des Frères Grimm.


 
 
Quatrième de couverture :

Un prince transformé en grenouille, un cercueil de verre où une délicate jeune fille vit en hibernation, un enfant si petit si petit qu'on l'avale par mégarde... Dix-sept histoires de surnaturelle-fiction qui commençent très, très mal...

Quelques contes des frères Grimm à lire en ligne : 
 
Le roi grenouille. / Doucette/Raiponce. / Les trois fileuses. / Jeannot et Margot/Hansel et Gretel. / Le vaillant petit tailleur. / Cendrillon. / Le petit chaperon rouge. / Tom Pouce. / Blanche-Neige. / L'eau de la vie.


Mon avis :

Lorsque j'ai lu qu'une chaîne du câble visionnerait dès ce soir le film en cinq partie : Le 10e Royaume, j'ai eu l'envie soudaine de relire les contes de Grimm et de Perrault (ceux qui connaissent le film savent de quoi je parle ;)), ça m'a permi à l'occasion de découvrir enfin les contes des frères Grimm.

J'ai toujours autant de plaisir à lire des contes, ceux de Grimm ne furent pas une exception, même si j'aurais voulu que certains soient plus longs, j'ai aimé. Je m'attendais à des contes noirs pour certains, mais finalement, c'était moins pire que ce que je croyais (à moins que ce n'est que moi qui voit les choses comme ça ? Les enfants peuvent voir ça différement), même si bon, il y a des thèmes plutôt dérangeant, les belles soeurs de Cendrillon n'hésitant pas à se couper un bout du pied pour rentrer dans la pantouffle de verre, la marâtre de Blanche-Neige et ses tendances cannibales, Margot (version française de Gretel) tuer la sorcière en la brûlant vive... on est loin des contes de Perrault. D'ailleurs, les frères Grimm ont repris quelques contes de Perrault, changeant quelques élèments, mais le livre l'explique en commentaires. Bien-sûr, je préfère les contes vus par Perrault, mais c'est intéressant de voir comment les contes de Perrault étaient racontés dans l'Allemagne des frères Grimm.

J'ai aussi découvert des contes que je ne connaissais pas et que j'ai aimé dès ma lecture, d'autres contes oubliés que je redécouvrais, d'autres connus, et d'autres de Grimm non publiés dans ce livre mais sur Wikisource, lus aussi et qui sont tout aussi divertissants. L'écriture me paraît assez moderne, j'ignore si c'est la traduction, ou si c'est comment ils ont écrit, je n'ai jamais appris l'allemand alors je ne saurais dire. Et il y a certains contes où je me disais 'Tiens, ça ressemble au conte de Raiponce' alors que l'héroïne s'appellait Doucette, de même pour Jeannot et Margot qui ressemblent beaucoup à Hansel et Gretel, alors est-ce que c'est la traduction des noms allemands dans leur version française ou pas ? Parce que c'est un peu idiot, surtout qu'on les connaît surtout par les noms d'Ansel et Gretel, Raiponce... Enfin, c'est quand même un plaisir de retomber dans les contes de notre enfance, même si la version de Grimm diffère assez des contes de Perrault ou d'Andersen, c'est un peu spécial. Mais au moins, j'aurais enfin lu les contes des célèbres frères Grimm.

Extrait :

C'était au milieu de l'hiver, et les flocons de neige tombaient comme des plumes ; une reine était assise près de sa fenêtre au cadre d'ébène et cousait. Et comme elle cousait et regardait la neige, elle se piqua les doigts avec son épingle et trois gouttes de sang en tombèrent. Et voyant ce rouge si beau sur la neige blanche, elle se dit :
« Oh ! si j'avais un enfant blanc comme la neige, rouge comme le sang et noir comme l'ébène ! »
Bientôt elle eut une petite fille qui était aussi blanche que la neige, avec des joues rouges comme du sang et des cheveux noirs comme l'ébène ; ce qui fit qu'on la nomma Blanche-Neige.
 
Blanche-Neige.