jeudi 27 mai 2010

Comme un roman - Daniel Pennac.

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Du même auteur :

- Kamo (T.3) Kamo, l'agence Babel.



Quelques liens utiles :

- Page Wikipédia de l'auteur.
- Quelques citations de l'auteur.
- Extraits de Comme un roman.






Quatrième de couverture :

LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à voix haute.
10. Le droit de nous taire
.


Mon avis :

J'ai une affection toute particulière pour les livres qui parlent de livres, de la lecture, de grands lecteurs s'identifient facilement et peuvent se reconnaître dans ce genre de livre. Ce livre est un peu particulier car ce n'est pas un roman mais plutôt un essai, la façon de l'auteur de voir les choses sur ce que les gens pensent de la lecture. Ancien professeur, Daniel Pennac jette un regard sur la façon des autres personnes de voir la lecture, comment faire aimer la lecture aux plus jeunes lorsqu'on leur impose des classiques à lire à l'école, comment leur faire voir la lecture non pas comme un fardeau, mais comme un plaisir, etc.

C'est à la fois instructif et drôle, les remarques sarcastiques et ironiques de l'auteur sont un délice. Nous avons déjà un avant-goût dans l'avant-chapitre rien qu'avec la phrase suivante que je ne résiste pas à recopier ici tellement c'est savoureux : On est prié (je vous prie) de ne pas utiliser ces pages comme instrument de torture pédagogique. Le ton est donné dès l'avant-chapitre et en continuant, nous avons droit à des phrases plutôt savoureuses que j'aimerais tant recopier pour vous le prouver, mais hélas ! je dois résister à la tentation sinon je risque de recopier une bonne partie du bouquin. Mais allez donc sur la page Livraddict du livre, certains billets proposent des extraits !

Le livre nous offre une autre façon de voir les livres ou de se voir en tant que lecteur. On voit notre façon de lire d'une autre manière, on analyse, on sourit, on peut se reconnaître parmi certaines habitudes qui sont typiques aux lecteurs. On rit, on sourit, on se laisse également toucher par des passages très forts comme l'extrait qui disait que ce que nous avons lu de plus beau, nous le devons surtout à un être cher et que c'est à cet être cher que nous parlerons de ces livres si beaux qui nous ont touché. Je l'ai déjà dit sur ce blog, mon grand amour dans la littérature reste la saga Harry Potter qui m'a fait rire, sourire, pleurer, voyager, m'a fait ressentir mille et unes émotions, et c'est mon défunt père qui m'a offert les quatre premiers tomes de la saga en 1999. Bref, tout un tas d'émotion dans cet essai.

Mais avant tout, l'auteur évoque surtout les difficultés à faire comprendre à un enfant ou à un adolescent, à qui on impose des lectures qui donnent pas souvent envie de lire à l'école, l'importance que peut représenter la lecture. On a tous été étudiant, on a tous dû lire des classiques imposés par le collège ou le lycée, des classiques qui ne nous plaisaient pas toujours. Si j'ai eu quelques coups de cœur parmi ces lectures imposées (Roméo et Juliette, Sherlock Holmes, Les Liaisons Dangereuses, livres de Daniel Pennac...), je n'ai pas toujours aimé ce qu'on nous demandait de lire, c'est ainsi, et ce n'est pas toujours évident pour un adolescent de comprendre ces classiques. Pour tout dire, il y a eu des classiques que je n'ai vraiment réussi à comprendre que grâce aux cours qui ont suivi la lecture et le test sur le bouquin en question. Et ce n'est pas toujours en obligeant à lire à quelqu'un qu'il finira par envisager de lire avec plaisir un jour.

D'une certaine façon, la lecture est un sujet délicat pour certains, mais Daniel Pennac l'a traité de la façon la plus simple possible et avec légèreté et humour. Comme le dit le titre, cet essai sur la lecture se lit comme un roman, sans difficulté (je dis ça car quand je tombe sur des essais, j'essaye de fuir, ce n'est pas un genre littéraire dont je raffole). C'est chose remarquable qu'il a fait de parler sur la lecture, des sentiments qui nous envahissent lorsqu'on lit un bon roman. Il nous prend aussi au sérieux sans se prendre au sérieux. Il "explique" les comportements des personnes face aux livres, à la lecture. Il nous parle d'une certaine alchimie entre livres et lecteurs, qu'il faut parfois la provoquer chez d'autres car la lecture est accessible à tous, bien-sûr, mais que tout dépend de la motivation, de l'envie. Ici, Daniel Pennac nous donne envie de lire, de découvrir, on le lit avec plaisir, il nous fait comprendre pourquoi on lit, pourquoi on aime ou pas lire.

Ça se lit facilement, c'est léger, c'est drôle, c'est vivant, il y a plein d'idées sympathiques, la façon de l'auteur de communiquer avec son lecteur est aussi très bien. C'est un petit bijoux ce livre, je pense que même ceux qui ne sont pas trop fan des livres pourraient aimer !

Extrait : 

Pendant ce temps, au lycée (comme diraient en italiques les bandes dessinées belges de leur génération), les parents :
- Vous savez, mon fils... ma fille... les livres...
Le professeur de français a compris : l'élève en question "n'aime pas lire".
- D'autant plus surprenant qu'enfant, il lisait beaucoup... il dévorait, même, n'est-ce pas, chéri, on peut dire qu'il dévorait ?
Chéri opine : il dévorait.
- Il faut dire que nous lui avons interdit la télévision !
(Un autre cas de figure celui-là : l'interdiction absolue de la télé. Résoudre le problème en supprimant son énoncé, encore un fameux truc pédagogique !)


26. III. IL FAUT LIRE. (le dogme).

Marcovaldo - Italo Calvino.

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L'auteur :

 

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Italo Calvino (1923 - 1985) était un écrivain italien, théoricien de la littérature, écrivain réaliste et fabuliste plein d'humour. Il a aussi collaboré à l'écriture de scénarios pour le cinéma.

 
 
Quatrième de couverture : 
 
Marcovaldo est manoeuvre. Il est pauvre et chargé de famille. Mais il rêve beaucoup. A la nature, surtout, qui n'est guère présente dans l'univers d'asphalte et de béton où il lui faut vivre. Cela lui vaudra une suite d'aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement singulièrement envahissante, être amené - par un chat dont il est l'ami et, accessoirement, par une truite - à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d'autres choses encore. On pourrait dire de Marcovaldo que c'est un chariot père de famille.

Mon avis : 
 
Dans cet article, je rends un hommage à ma professeur de français, Madame C., que j'ai eu pendant mes deux dernières années au collège, une professeur que j'adorais, et qui est morte en Mai 2007 d'anévrisme.

Le livre que je vais vous présenter est l'une des oeuvres qu'elle m'a fait connaître, on l'a étudié en cours, et j'ai beaucoup appréçié ces nouvelles pour le moins divertissantes. Enfin bon, si j'aime aussi ce livre, c'est à cause de sa valeur sentimentale, la petite nostalgie des quelques bijoux découverts à l'école parmi les livres qu'on nous imposait à lire.

Alors, Marcovaldo... Marcovaldo... est un grand rêveur, oh ça oui, et l'atmosphère et les paysages où il vit l'aident beaucoup, puisqu'il vit en campagne, là où la nature règne en maîtresse. Oui mais voilà. Marcovaldo est pauvre et a une grande famille. Pour pouvoir nourrir sa famille, il va lui falloir quitter son doux foyer de campagne pour aller travailler à la ville. Pas facile de trouver un petit coin vert dans toute cette civilisation urbaine ! Pas évident de s'habituer à ce nouveau mode de vie sans être influençé par lui. Et surtout pas tout à fait sûr et certain de réussir à gagner de l'argent pour la famille sans quelques mésaventures par-ci, par-là...

C'est ce livre qui m'a aussi introduit à la littérature italienne. Ce n'est pas un roman mais différents nouvelles qui se succèdent, des aventures (ou plutôt mésaventures) drôles narrant la vie de Marcovaldo, un manoeuvre, qui vivait à la campagne et qui doit vivre dans les villes industrielles du XXe siècle pour nourrir sa famille. Attaché à la nature, ses manoeuvres pour gagner ou récupérer un peu d'argent ont souvent un rapport avec la nature alors qu'il habite en ville désormais, et ses idées ne fonctionnent pas toujours et finissent souvent en ridicule, tournée à la dérision ! Nous avons donc quelques moqueries sur la société et le monde urbain, et comment ils peuvent influencer les gens et leurs rapports à la nature. De la bonne humeur à chaque page, entre rêve et gag. Je me suis évadée à chaque histoire. On a Marcovaldo qui a du mal à s'adapter à la ville, regrette la campagne au point de rechercher un petit coin vert à la ville mais que les seuls qu'il trouve sont artificielles. Et ses tentatives de s'habituer à ce changement de lieu, d'espace sont aussi drôles, surtout que le "héros" n'est pas vraiment futé, il est plutôt naïf, rêveur... bref, des nouvelles drôles et divertissantes.
 
Extrait :

 
Il avait, ce Marcovaldo, un oeil peu fait pour la vie citadine : les panneaux publicitaires, les deux de signalisation, les enseignes lumineuses, les affiches, pour aussi étudiés qu'ils fussent afin de retenir l'attention, n'arrêtaient jamais son regard qui semblait glisser comme sur les sables du désert. Par contre, qu'une feuille jaunît sur une branche, qu'une plume s'accrochât à une tuile, il les remarquait aussitôt ; il n'était pas de taon sur le dos d'un cheval, de trou de ver dans une table, de peau de figue écrasée sur le trottoir que Marcovaldo ne notât et n'en fît l'objet de ses réflexions, découvrant ainsi les changements de la saison, les désirs de son âme et les misères de son existence.
 
Printemps.
1. Des champignons en ville.

jeudi 20 mai 2010

Kamo (T.3) Kamo, l'agence Babel - Daniel Pennac.

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L'auteur :

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Daniel Pennac, né le 1er Décembre 1944, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, est un écrivain français. Il a publié quelques romans jeunesse, des essais, une saga, et a reçu un prix en 2007 pour son récit autobiographique Chagrin d'école.




Comme un roman.
Emprunt C.D.I collège.



Quatrième de couverture : 

Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l'anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l'agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l'agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l'étrange vieille qui semble régner sur ce monde ? Menez l'enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !


Mon avis : 


Les cours de français en sixième étaient un pur bonheur ! J'avais une professeur de français qui était parvenue à faire aimer à sa classe la lecture, elle sélectionnait pour nous des livres jeunesse au C.D.I, nous en parlait en cours et demandait qui serait tenté de les lire, et nombreux étaient ceux qui levaient la main. Kamo, l'agence Babel fut l'un de ses livres. Bien-sûr, je l'ai lu sans savoir qu'il faisait parti d'une trilogie, mais ne pas avoir lu les deux premiers tomes ne m'a pas handicapé pour lire ce roman. Avec cette professeur, j'ai découvert Daniel Pennac et encore bien d'autres auteurs, pour cela je l'en remercie.

Ce livre nous parle de Kamo qui n'est vraiment pas, mais alors vraiment pas, doué en anglais. Cette matière ne l'a jamais vraiment intéressé et il ramasse mauvaises notes sur mauvaises notes. Sa mère rencontre aussi des soucis : elle n'arrive pas à garder son travail. Un jour, agacée par les mauvais résultats que son fils continue de se récolter en anglais, lui propose un pari : lui devra apprendre l'anglais en trois mois, et elle devra réussir à garder son travail durant ces trois mois imposés. Pour aider Kamo dans son entreprise, il doit correspondre avec une jeune anglaise nommée Cathy. Peu désireux de se mettre à la tâche, Kamo se montre tout d'abord désagréable avec elle, mais, au fil des lettres, il finit par se rendre compte que ce n'est pas quelqu'un comme les autres, elle est même plutôt étrange...

C'est un livre très entraînant, avec plein de rebondissement et d'énigme, avec de l'humour en plus, de la fraîcheur, ce livre est comme une introduction à la littérature anglophone (majoritairement anglaise et américaine),on retrouve l'évocation de grands classiques, par ailleurs, ce livre tourne lui-même autour d'un livre très connu dont je tairais le nom pour ne rien dévoiler. Kamo est aussi un personnage sympathique, il n'est pas parfait, il est comme tout le monde. J'adore l'idée qu'a sa mère pour le faire progresser : avoir une correspondante anglaise. A première vue, idée banale, mais cette fille anglaise se révèle de plus en plus mystérieuse, et on se retrouve comme Kamo, à vouloir en découvrir plus sur elle. Bref, un très bon livre jeunesse que je redécouvre avec plaisir. Du suspense, de l'humour, des frissons, du plaisir !

Extrait :

« - Trois sur vingt en anglais !
La mère de Kamo jetait le carnet de notes sur la toile cirée.
- Tu es content de toi ?
Elle le jetait parfois si violemment que Kamo faisait un bond pour éviter le café renversé.
- Mais j’ai eu dix-huit en histoire !
Elle épongeait le café d’un geste circulaire et une seconde tasse fumait aussitôt sous le nez de son fils. »

Napoléon Bonaparte (T.1) - Jean Torton et Pascal Davoz.

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Les auteurs :


Jean Torton, né en 1942, est un dessinateur de bande-dessinée belge, avant de s'orienter vers la BD pour adulte, il a débuté en publiant de nombreux récits historiques dans le magazine Tintin, et travailla pour le studio Belvision. Pascal Davoz est un auteur compositeur scénariste français. Il a souvent collaboré avec Jean Torton. Il est également auteur dans la collection de BD Jacques Martin.





Quatrième de couverture :

15 mai 1779. Un jeune garçon de la noblesse corse, dans sa dixième année, entre à l’école Royale militaire de Brienne, en Champagne. Tandis que se lève doucement sur le monde le vent des révoltes, l’enfant, au fil de ce premier tome, devient un jeune homme, puis un adulte qui prend de l’étoffe. D’abord élève officier du Roy, puis sous-lieutenant, puis capitaine de la convention, jusqu’au 5 floréal an II…Un parcours de vie souvent éloigné de ce que l’on imagine, ou de ce qu’on écrira. Adossé à la rigueur d’écriture et au souci d’exactitude documentaire qui sous-tend toute l’oeuvre de Jacques Martin, voici une nouvelle épopée historique inspirée par le créateur d’Alix et Jhen, entièrement consacrée à celui qui demeure certainement le plus célèbre personnage de l’Histoire de France. Ni « on dit », ni rumeurs, ni contres vérités : enfin un authentique Napoleone Di Buonaparte !


Mon avis :


Premier tome d'une bande-dessinée plutôt sympa que j'ai eu l'occasion de feuilleter... en magasin (oui mais, c'est quand même cher, une BD !). Les dessins sont très jolis, les auteurs ont su donner un beau décors du XVIIIe siècle, à l'approche de la Révolution Française.

Pour un début, ce n'est franchement pas mal ! Les auteurs nous retracent la jeunesse de Napoléon Bonaparte, son entrée à l'école militaire, comment il fut mis à l'écart à cause de sa nationalité corse et de son accent italien. Il se distingue des autres. C'est une belle reconstitution historique, on retrouve des paroles restées célèbres dans l'Histoire, des évènements repris s'étant déroulés à l'époque : la Révolution Française, la prise de la Bastille, la chute du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette, la prise de Toulon par les Anglais... c'est comme une biographie, des dessins et du texte en bulle en plus. Une BD qui s'adresse plutôt aux adolescents, je dirais, mais tout le monde peut lire, surtout les passionnés d'Histoire et/ou de notre "dictateur bien-aimé" comme diraient certain : Napoléon Bonaparte.


On découvre un jeune Napoléon, ses formations à l'école, ses premiers faits d'arme... et encore, dans ce premier tome, il n'est pas encore consul, et encore moins Empereur, on nous laisse un peu sur notre faim. En tout cas, je suis déjà impatiente de lire le tome 2 !

Dracula l'Immortel - Dacre Stoker et Ian Holt.

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 Les auteurs :

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Dacre Stoker est un citoyen canadien résidant aux Etats-Unis, il est également le petit-neveu de l'écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Ian Holt est un spécialiste du comte Dracula, qui a étudié les arts, l'écriture.





Quatrième de couverture :

Seule fiction littéraire soutenue par la famille du créateur de Dracula, cette oeuvre a été écrite par Dacre Stoker, l'arrière petit-neveu de celui-ci, et Ian Holt, spécialiste émérite du célèbre prince vampire.

En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments.

Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.



Mon avis :

En tant qu'adoratrice du célèbre roman de Bram Stoker, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman qui s'annonce comme une suite du célèbre Dracula, écrite en plus par un des héritiers de l'écrivain. Et bien, que dire, que dire ?

Pauvre Bram Stoker qui doit se retourner dans sa tombe. Qu'a-t-on fait à son célèbre Dracula, oeuvre pour laquelle il a passé des années à écrire et à faire des recherches ? J'ai une envie soudaine d'aller trouver les 70 héritiers de Bram Stoker et de les secouer un bon coup, et de leur demander s'ils n'avaient pas bu ou étaient devenus fous le jour où ils ont donné leur approbation, leur consentement quant à la publication de ce livre. J'admets que l'affaire du film Nosferatu a profondément blessé la famille, car Hollywood en a pris les droits d'auteur en quelque sorte, et a escroqué la famille, et que donc, ils voulaient beaucoup se réapproprier Dracula, mais quand même ! Ils appellent ça une oeuvre fidèle ?

Je n'ai pourtant rien à reprocher au style d'écriture. Je trouve que les auteurs (comment peut-on écrire un livre à plusieurs o__O ?) s'en sortent bien, j'ai été suffisamment "happée" par l'histoire au point de continuer sans problème, et bien-sûr, ce n'est pas le style de Bram Stoker, et on entre pas dans l'histoire à travers un journal intime, des extraits de lettres ou de journaux, comme dans l'oeuvre originale, et le livre aurait été une belle histoire si les personnages étaient restés fidèles à eux-même, ou si les auteurs avaient raconté une histoire de vampire avec des personnages à eux, qu'ils auraient crées. L'intrigue était intéressante pourtant : nos héros, 25 ans après, vieux et fatigués, mais obligés de se confronter au mal qu'ils ont combattus auparavant, alors que le fils de Jonathan et Mina : Quincey Harker, est dans l'ignorance la plus totale concernant le passé de ses parents.

A ceux qui ne veulent rien savoir, ne continuez pas. Sinon, cliquez et faites passer votre souris sur l'écriture blanche que j'ai mise entre crochets : [spoilers] D'abord, j'ai du mal à comprendre la présence de l'auteur, Bram Stoker, dans ce livre, de plus, il n'est présenté que comme un malheureux, un colérique, jaloux du succès de son rival : Oscar Wilde, persuadé que son Dracula sera vite oublié de la littérature tandis que l'on se souviendra pendant des années du Portrait de Dorian Gray. L'histoire de Dracula que Van Helsing lui-même aurait raconté à l'auteur, trahissant ainsi le groupe qui avait fait serment de ne jamais divulguer quoique ce soit de leur passé. Je rajouterais d'ailleurs au sujet de Van Helsing, que, le pauvre, a bien été dénaturé ! Le personnage préféré de Bram Stoker en plus ! C'est pourquoi il lui avait donné son prénom (Bram, diminutif d'Abraham).
J'avoue, qu'en achetant ce gros pavé, je m'attendais bien à ne pas retrouver le style et les personnages à la sauce Bram Stoker, mais Dracula avait été et reste l'un de mes coup de cœur  et puisque ce livre était la seule fiction sur Dracula soutenue par les descendants de l'auteur, je m'étais dit 'pourquoi pas ?'. Même si j'appréhendais, j'avais peur que les auteurs ne massacrent les personnages... peur fondée ! En fait, non, ils ne massacrent pas les personnages, je suis trop gentille dans cette expression... non, je veux dire... les piétiner, les rouler dans la boue, les massacrer à coup de hache, en passant la voiture dessus en marche avant-arrière-avant-arrière avant de brûler le reste puis de le jeter aux ordures. 


Alors, alors... Van Helsing ? Transformé en vampire ? Par Dracula ? J'avoue que le concept aurait été intéressant : le chasseur de vampire devenu lui-même vampire, quelle ironie du sort, mais en fait, dans le livre, au lieu de s'épouvanter, il y prend goût, et il n'hésiterait pas à tuer Quincey Harker si le jeune homme n'adhérerait pas à ses idées ! Mais la cerise sur le gâteau est que ce serait Van Helsing et non pas Dracula, qui aurait tué Lucy à la suite d'une mauvaise transfusion sanguine. Le bon Dracula, dans son immense bonté, l'aurait transformée en vampire pour la sauver ! Et Dracula, il est pas mieux ! Le si cruel Dracula, ici, est transformé en pauvre innocent incompris, pris pour le grand méchant de l'histoire, alors qu'il n'a rien fait de mal. Le moment où j'ai vraiment failli balancer le bouquin est lorsque les auteurs nous ont servi un scénario à la Star Wars : "Non Quincey, je n'ai pas tué Jonathan Harker, celui que tu crois être ton père... non... JE SUIS TON PERE !!!" Quincey ? Fruit d'une relation Mina/Dracula ? Dracula et Mina qui s'aiment ? Mina en vampire ? Mina qui trompe son mari, Mina qui a toujours aimé Dracula ? Et le reste des héros : Jonathan, Arthur, Seward... tous transformés en abrutis incapables qui ont mal vieillis, sans aucune profondeur.
La présence d'Elisabeth Bathory, la très tristement célèbre comtesse sanglante, l'évocation de l'ère victorienne, du Titanic et de Jack l'Eventreur paraissaient tellement prometteur pourtant... et vlan, qu'on nous sort : Bathory est Jack l'Eventreur, c'est elle le grand méchant de l'histoire, elle qui veut se venger des héros, elle qui veut tuer Dracula qui veut la tuer pour stopper le carnage en la suppliant de laisser nos héros tranquilles. Bouahaha, quelle plaisanterie ! Mais pincez-moi, je rêve !
De plus, les auteurs dénaturent le mythe du vampire : ils peuvent regarder sans crainte des crucifix, on voit leur reflet dans la glace, Dracula peut encore procréer alors que lui et tout son organisme sont sensés être morts !
 Bon, je ne me suis pas plainte sur tout, je risquerais de pondre un roman, mais je plains sincèrement Bram Stoker. Même ses notes n'ont pas vraiment servi son arrière petit-neveu qui a voulu s'en inspirer. Certes, on découvre des personnages qui auraient pu/dû se retrouver dans l'oeuvre originale, et tout ça mais... non, et si l'auteur ne les a pas insérés dans son oeuvre, c'est qu'il y a une raison.

D'autre part, si on considère le livre en lui-même, c'est une bonne histoire de vampire avec ses défauts et ses qualités. Le problème est que ce n'est pas une simple histoire de vampire : les auteurs ont misé haut en s'attaquant à une suite de Dracula. A côté du chef-d'oeuvre, cette suite ne tient pas la route et même si les auteurs ont beaucoup repris l'oeuvre originale, il trahissent beaucoup d'éléments de Dracula, contredisent Bram Stoker, et on ne retrouve pas les personnages originaux, ils vont à l'encontre des idées reçues, on a de la violence gratuite, des personnages méconnaissables... j'avoue qu'ils pourraient vieillir ainsi, mais... non, je peux vraiment pas...
En gros, lecture plaisante, mais que les connaisseurs et admirateurs du chef d'oeuvre de Bram Stoker, comme moi, ne portent pas trop haut leurs espérances sous risque de grosse déception...

Maintenant, je vais tenter de me remettre de cette lecture en relisant la vraie bonne oeuvre. Rien ne vaut du vrai Bram Stoker, avec le Dracula qu'il a crée, croyez-moi. Si vous voulez du Dracula, découvrir le vrai Dracula, lisez le roman d'origine !

Extrait :

Un bruit de pas à l'extérieur lui fit dresser l'oreille.
- Beth ?
N'obtenant pas de réponse, il se reprit : - Wentworth ?
Toujours rien. Derrière la porte, une ombre passa sur le sol de marbre. On marchait dans le couloir. Des bruits de pas, à nouveau... Holmwood se précipita dans le corridor.
- Qui est là, nom d'un chien ?
Silence. Manifestement, Arthur était seul. Il sentit un courant d'air froid, puis perçut comme une respiration. Il regarda autour de lui, rien. Il remarqua alors la fenêtre ouverte. Le mystère est résolu. Il alla pour la fermer, souriant de sa paranoïa, et pensa à ses anciens camarades légionnaires qui se seraient volontiers moqués de lui. Une fois le loquet baissé, Arthur revint au bureau, quand il huma une odeur familière. Du lilas ? Sûrement pas en cette saison. le parfum préféré de Lucy... Cette seule pensée lui donna la chair de poule. A l'époque, il le faisait venir de Paris spécialement pour elle.


Chapitre XXXII.

vendredi 14 mai 2010

De Gaulle et Churchill : La mésentente cordiale - François Kersaudy.

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 L'auteur :

 

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François Kersaudy, né en 1948, a enseigné l'Histoire à l'université d'Oxford avant d'être professeur à l'université de Paris. Il parle neuf langues et est spécialiste d'Histoire diplomatique et militaire contemporaine. Il s'est spécialisé sur Winston Churchill dans ses nombreux ouvrages.




 
 
Quatrième de couverture :

Churchill : ... De Gaulle, un grand homme ! Il est arrogant, il est égoïste, il se considère comme le centre de l'univers... il est... vous avez raison, c'est un grand homme ! ...

De Gaulle : Pauvre Churchill ! Il nous a trahit, et il nous en veut d'avoir à nous trahir...

Lorsque s'affrontent les deux plus grands hommes d'Etat du XXe siècle, il faut bien s'attendre à des gerbes d'étincelles... Ayant consulté vingt fonds d'archives et interrogé de nombreux témoins, François Kersaudy reconstitue plus de trente rencontres entre le Premier ministre britannique et le chef de la France libre. Un livre véritablement unique, puisque c'est
le seul ouvrage qui soit exclusivement consacré aux relations d'amour et de haine entre les deux hommes... L'ayant refermé, le lecteur considérera nécessairement d'un autre oeil les Mémoires de guerre du général de Gaulle et ceux de Winston Churchill...

Mon avis :

En voyant ce livre sur Amazon, j'ai littéralement sauté dessus et l'ai commandé de suite, je l'ai lu d'une traite après l'avoir reçu. Ce livre... c'est mon petit trésor à moi toute seule. Un document historique sur les relations d'amour et de haine entre deux grands personnages historiques auxquels je voue pratiquement un culte, pensez donc ! Je ne pouvais pas ne pas me le procurer et le lire sur le champs, d'autant plus que c'est le seul ouvrage sur ces deux géants (nan mais, quelle honte !!)

Alors, alors, ce livre, c'est un petit pavé sur les rencontres mouvementées de deux grandes figures de notre histoire : Winston Churchill, que l'on connaît surtout pour avoir été le premier ministre de la Grande-Bretagne durant la seconde guerre mondiale, et Charles de Gaulle, célèbre général français qui s'est surtout illustré par son appel du 18 juin, par ses actions pour la Résistance et qui fut aussi un de nos présidents de la cinquième république. Deux hommes que tout oppose mais qui sont partagés par le même amour d'un même pays, la France. Petite surprise de ce côté-là, ce livre m'aura appris tout l'amour et l'attachement que Churchill portait à notre pays, sans cela, De Gaulle aurait vraiment eu du mal à s'occuper de la Résistance Extérieure, Churchill a vraiment aidé De Gaulle de ce côté-là... à soutenir le général contre vents et marées... avant que Roosevelt ne fourre son nez dans l'affaire et n' 'oblige' Churchill à voir De Gaulle comme le président américain le voyait, il faut dire que Roosevelt ne portait pas vraiment De Gaulle dans son coeur... et qu'il a bien fait savoir à Churchill que l'Angleterre était l'allié majeur de l'Amérique et il a voulu qu'il partage son opinion de De Gaulle, il a réussi dans un certain temps, les relations entre Churchill et De Gaulle ont souvent été mouvementées, leur amitié testée...

On voit De Gaulle seul, exilé, méprisé par les Américains, malmené par Churchill, s'imposer contre vents et marées. Il a des exigences. Il parvient à faire représenter la France parmi les Grandes Puissances qui cosignent la paix en 1945... L'exploit n'est pas mince. On découvre également les arcanes d'une politique étrangère américaine bien ambiguë, en tous cas ouvertement anti-gaulliste. Roosevelt, en politique soucieux de sa réélection à la présidence, flatte le gouvernement de Vichy et n'ose pas parier sur un De Gaulle qui se prétend la France à lui seul. Puis, on nous montre le soutien du Parlement anglais, de la presse et du peuple britannique envers le Général et ses quelques Français. Encore une surprise de ce côté-là. On découvre aussi des personnages « secondaires » comme Anthony Eden qui soutient De Gaulle et tente d'arrondir les angles avec Churchill.

C'est une drôle de relation, celle entre De Gaulle et Churchill, surtout que De Gaulle se méfiait un peu de la "Perfide Albion", de l'Angleterre, mais il n'y a pas eu que des mauvais moments, Churchill a porté beaucoup d'espoir en De Gaulle, surtout en 1940, et leur relation tantôt houleuse tantôt amicale est une "histoire" qui se finit bien, quelques années après la fin de la guerre, les rancoeurs se sont calmées et les deux hommes partagent une amitié au-delà de la politique, jusqu'à leur mort, parfois c'était touchant, j'avais un grand sourire idiot collé sur ma figure. Mais honnêtement, j'ai dévoré jusqu'à la fin, un très bon livre sur Churchill et De Gaulle, leur relation, et toutes ces choses qui nous permettent d'en savoir plus et même de mieux comprendre les évènements de la Seconde Guerre Mondiale... finalement, Churchill, c'est vraiment une personnalité intéressante à étudier.


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Sir Winston Churchill et le général Charles de Gaulle durant la Seconde Guerre Mondiale.

Extrait :
 
'Alors que je traversais le couloir plein de monde qui menait à la cour, écrira Churchill, je vis le général de Gaulle qui se tenait près de l'entrée, immobile et flegmatique. Le saluant, je lui dis à mi-voix, en français : "L'Homme du Destin". Il resta impassible.'
L'aide de camp du Général, qui se tient à ses côtés, n'entendra pas ces paroles prophétiques. Et de Gaulle, lui, a-t-il entendu ? "Non, je n'ai pas entendu", dira plus tard le Général. Et il ajoutera : "Vous savez, Churchill, c'est un romantique."

 
3. Naufrage.

Futility or The Wreck of the Titan - Morgan Robertson.

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L'auteur :

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Morgan Robertson (1861 - 1915) était un auteur américain de nouvelles. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la mer, des récits maritimes, et est le possible inventeur du périscope.






Quatrième de couverture : 

This book was written 14 years before the sinking of the Titanic. The similarities between the fictional sinking of the Titan and the real-life sinking of the RMS Titanic in 1912 are remarkable. So remarkable in fact that this book has often been sighted as the one indisputable example of physic power. However the author Morgan Robertson never claimed to be physic. Decide for yourself.


Mon avis :

Ce livre a une histoire bien particulière, et c'est pourquoi je l'avais commandé il y a quelques mois. En plus d'aimer l'Histoire, je me passionne pour les grandes tragédies et catastrophes qui ont marqué l'histoire, dont l'histoire des paquebots Titanic, Britannic ou LusitaniaOr, c'est en regardant une émission, il y a longtemps, sur le Titanic que j'ai entendu parler de ce roman. 

C'est un roman publié en 1898, soit 14 ans avant le naufrage du très célèbre Titanic, qui aurait beaucoup de ressemblances avec le RMS Titanic. C'est un récit maritime qui raconte un paquebot : le Titan, grand, large, fier, moderne, insubmersible. Ce géant des mers vient à couler durant la nuit du 14 au 15 Avril, percuté par un iceberg en Atlantique Nord, et faisant plus de 2000 victimes car il n'y avait pas assez de canots de sauvetage... ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Vous imaginez bien la réactions des gens de l'époque, juste après le naufrage du Titanic. Pour beaucoup, c'était une prémonition de l'auteur, mais celui-ci clama le hasard. Il est aussi ironique de s’apercevoir que celui qui avait fait la critique de son livre a périt dans le naufrage du Titanic...Pour parler pour livre, car ce blog est bien fait pour ça, c'est une histoire maritime parlant d'une histoire d'amour avec un marin, d'une petite fille et de sa maman. Il est vrai que l'on remarque des similitudes avec le Titanic, à un point où l'on se dit que c'est quand même incroyable, mais aussi quelques différences. Enfin, si on considère qu'à cette époque, il y avait beaucoup de paquebots et que les naufrages causés par des icebergs n'étaient pas surprenants...

Ce roman est court, ce n'est pas l'un des meilleurs livres que j'ai pu lire, mais si on est intéressée par l'Histoire et/ou le Titanic, je crois que ce livre peut intéresser. Historiquement, c'est intéressant de comparer le Titan et le Titanic. L'histoire est bien dans l'ensemble, même si ce n'est pas de la grande littérature, j'ai dû relire quelques passages plusieurs fois pour bien comprendre car il y a eu des incohérences (où alors c'est parce que mon ouvrage est en VO et que je n'ai pas tout saisi ?) et des choses... surprenantes (qu'est-ce que des ours polaires iraient faire en plein milieu de l'Océan Atlantique Nord ? Et expliquez-moi comment on peut survivre sur un Iceberg pendant une certaine période de temps ?). Enfin, je ne parle pas de déception. Non, c'était plutôt bien dans l'ensemble, même si je dirais que si le paquebot dans ce livre n'aurait pas autant de ressemblances avec le Titanic, on ne se souviendrait pas de ce roman. Enfin, je dis ça comme ça... c'est une petite histoire divertissante pour faire passer le temps. Un roman de mer un peu romantique (un marin amoureux, une fillette courageuse, une mère à la recherche de son enfant...).Pour ma part, les ressemblances Titan/Titanic ne sont qu'une simple coïncidence. Coïncidence effrayante peut-être, surtout qu'il avait écrit une nouvelle qui racontait presque le désastre de Pearl Harbor avec un conflit Amérique/Japon, mais l'auteur lui-même fut surpris à propos de Futility.

Mais ce n'était qu'une histoire maritime parmi tant d'autres, parmi toutes celles qu'il a écrit puisqu'il a passé une grande partie de sa vie dans cet univers marin. En conclusion, je dirais que c'est un livre qui se laisse lire et qu'il serait intéressant à découvrir pour les curieux, pour ceux qui se passionnent d'Histoire ou tout simplement des fans du Titanic (pas le film, hein !!). Pour ma part, je l'ai pris en VO car il était moins cher que la VF, mais l'anglais du XIXe siècle ne m'a pas causé de difficultés, et puis ça faisait longtemps que je n'avais pas lu de livre en anglais. Heureusement, celui-ci était court.


Extrait :


"Ice," yelled the lookout; "ice ahead. Iceberg. Right under the bows."
The first officer ran amid-ships, and the captain, who had remained there, sprang to the engine-room telegraph, and this time the lever was turned. But in five seconds the bow of the Titan began to lift, and ahead, and on either hand, could be seen, through the fog, a field of ice, which arose in an incline to a hundred feet high in her track. The music in the theater ceased, and among the babel of shouts and cries, and the deafening noise of steel, scraping and crashing over ice, Rowland heard the agonised voice of a woman crying from the bridge steps : "Myra, Myra, where are you ? Come back".


Chapter Six.

lundi 10 mai 2010

Le roman de Renart - Anonyme.

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Quatrième de couverture : 

Une traduction inédite du Roman de Renart, dans une langue moderne, claire et vivante, qui restitue toute la vivacité et la fantaisie du texte d'origine. Un portrait haut en couleur d'un Renart rusé et de ses victimes. Des encarts thématiques éclairent avec précision le contexte médiéval de l'oeuvre. Un cahier culturel en couleurs offre des clés pour permettre au lecteur de décrypter et d'apprécier les oeuvres artistiques que le Roman de Renart a inspirées au fil des siècles.


Mon avis :

Dans mes cours de Littérature Médiévale, j'ai eu l'occasion, au cours d'une leçon, de redécouvrir un livre que j'avais lu pour le programme de ma 5eme au collège, et que j'adorais. Le Roman de Renart, aah, comme j'avais adoré lire ces aventures, je me rappelle encore du son de la voix de mon professeur lorsqu'il lisait à voix haute l'aventure de Renart qui jouait un tour à Maître Loup avec la nourriture. Aah, que de souvenirs. Ce ne serait pas une mauvaise idée, tiens, que de faire une liste de tous les livres étudiés au collège !

Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux français datant du XII au XIIIe siècle ayant pour héros des animaux agissant comme des humains. Le monde animal représentant la société du Moyen-Âge. Ce n'est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble de récits composés par différents auteurs anonymes.

Normalement, on dit que Le Roman de Renart n'est destiné qu'aux enfants, mais en fait... je pense qu'on peut le lire à tout âge, surtout qu'à l'époque, ces aventures n'étaient pas destinées à un public en particulier, c'était pour tous. Et ça l'est encore. C'est un roman amusant et qui accroche. C'est drôle, c'est une satire de la société du Moyen-Âge et surtout de la cupidité, l'égoïsme et la ruse (alors considérée à l'époque comme étant néfaste) des gens que l'on retrouve, dans l'oeuvre, chez Renart. Ces histoires sont drôles, divertissantes, sympathiques à lire et elles dépeignent avec drôlerie et cruauté les moeurs humaines.

C'est un beau livre, richement illustré avec des dessins (dont un de Quentin Blake, l'illustrateur de Roald Dahl !) ou des gravures de l'époque ou d'aujourd'hui, avec une bonne traduction de l'ancien français, une introduction et explication sur l'oeuvre et sur la France du Moyen-Âge entre le XIIe et XIIIe siècle. En somme, une lecture drôle, divertissante, riches en aventures avec le rusé Renart et ses pauvres victimes, avec une panoplie de personnages-animaux (ou même humains), les sales tours du renard, et plein de bons souvenirs du collège. J'ai beaucoup aimé, et ça m'encourage à découvrir plus d'oeuvres médiévale.

Extrait :

- Ouvrez, beau sire ! recommence-t-il (le loup).
Renart se met à rire sans pitié :
- Qui êtes-vous ? demanda-t-il.
- Eh bien, je sommes nous..., répond l'autre.
- Qui ça, "nous" ? reprend Renart, féroce.
- Eh bien, moi... votre vieux compère.
- Nous avons cru à un voleur...
- Je n'en suis pas un, ouvrez-moi donc !
Renart le rebute sans ménagement.
- Vous devez attendre, répond-il, que les moines aient fini de manger. Ils s'attablent juste pour le repas.
- Comment donc ? fait le loup surpris. Des moines ? Il y aurait des moines chez vous ?

Troisième aventure. La tonsure de frère Loup.

Les cent ans de Dracula - Collectif et Barbara Sadoul.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/Les100ansdeDracula.jpgLes auteurs :
 
 Johann Wolfgang von Goethe, (1749 - 1832), était un poète, romancier, dramaturge, théoricien de l'art et homme d'état allemand, notamment célèbre pour son Faust.

John William Polidori, (1795 - 1821), était un écrivain italo-anglais auquel on lui attribue la paternité du vampirisme dans la littérature suite à sa nouvelle The Vampyre, parue en 1819.

Pierre Jules Théophile Gautier, ou tout simplement Théophile Gautier, (1811 - 1872) était poète, romancier, peintre et critique d'art français.

Francis M. Crawford, (1854 - 1909) était un écrivain américain, célèbre pour ses nouvelles se déroulant en Italie.

 
Abraham Stoker, ou bien Bram Stoker, (1847 - 1912), était un écrivain irlandais rendu célèbre grâce à son Dracula.

Claude Askew est resté célèbre pour avoir écrit de nombreuses nouvelles.

Raymond Marie De Kremer, (1887 - 1964), était un écrivain belge bilingue. Il écrivit en français sous le pseudonyme Jean Ray, et en néerlandais sous le nom de John Flanders.

Howard Phillips Lovecraft, souvent abrégé en H.P Lovecraft, (1890 - 1937), était un écrivain américain, connu pour ses récits d'horreur et de science-fiction.
 
Quatrième de couverture :
 
"Sur son cou et sa poitrine on voyait des traces de sang, et sa gorge portait les empreintes des dents cruelles qui avaient ouvert ses veines..."

Minuit. L'heure où les ténèbres recouvrent le monde... L'heure du vampire ! Oh ! Bien souvent, on ne le voit pas. Mais la pâleur morbide de ses victimes et les deux points rouges qu'elles portent dans le cou signalent son terrible passage. Depuis un siècle, le comte Dracula n'a cessé d'enflammer les imaginations. Son élégance froide et raffinée fascine. Hélas ! Condamné à l'éternelle solitude, il doit, pour survivre, se nourrir chaque nuit de sang frais !

Pour fêter les cent ans du plus célèbre d'entre eux, huit vampires sont ici réunis. Huit nouvelles (dont une, inédite, de Claude Askew) sous la plume inspirée des plus grands maîtres du genre : Goethe, Polidori, Gautier, Crawford, Stoker, Jean Ray et Lovecraft...
 
Mon avis :

 
Un très bon recueil sur le thème du vampirisme, toujours à la mode aujourd'hui. Je suis contente d'avoir trouvé ce petit livre, maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver La Solitude du Vampire, un autre recueil de nouvelles sur les vampires, présenté aussi par Barbara Sadoul.

J'ai trouvé cette introduction sur les vampires dans la littérature au XIXéme siècle intéressante, on en découvre un peu plus sur l'impact du vampirisme dans la littérature, dans le fantastique, en plein XIXe siècle qui est une période que j'aime beaucoup (Aah, Oscar Wilde, Conan Doyle, l'Angleterre Victorienne, le Vampirisme...)

J'ai aimé lire toutes les nouvelles, ce fut un véritable régal. Ca m'a fait plaisir de lire des histoires de vampires où il n'y avait pas de jeune et jolie héroïne, discrète et amoureuse d'un beau garçon, ténébreux et mystérieux qui se révèle être un vampire, histoire que l'on retrouve souvent aujourd'hui, j'ai bien du mal à sympathiser avec les vampires modernes (sauf ceux d'Anne Rice, ceux-là sont une exception, et Anne Rice écrit divinement bien !), et donc me plonger en plein coeur du XIXe siècle, dans les nuits profondes, sous la menace d'un vampire ou d'une créature paranormale, extraordinaire qui aspire la vie des autres, le style des auteurs de cette époque particulière, ce monde noir, étrange, poétique, violent, tourmentés par les vampires, âmes damnées et tourmentées, vouées à la vie éternelle.

08 histoires rapidement englouties, certaines mieux que d'autres, mais pas vraiment de deception. Nous avons un long poème en vers : La fiancée de Corinthe, avec une femme vampire. Le Vampire (ou The Vampyre) considéré comme l'un des premiers textes sur le vampirisme, j'ai souffert avec le personnage que l'on croyait fou. La Morte Amoureuse, que j'ai lu rapidement tant j'ai adoré, encore une fois, une femme vampire. L'invité de Dracula, que je connaissais déjà car il était en supplément dans mon livre de Dracula, de Bram Stoker. Car La Vie Est Dans Le Sang, que j'ai adoré et relu plusieurs fois, elle m'a appé, c'était passionnant ! Puis Le Gardien du Cimetière, tout aussi bien, on accroche à l'ambience et en l'histoire en elle-même mais je regrette que ce ne soit pas plus long et plus développé. Dommage, dommage. Les autres histoires : La Maison Maudite et Aylmer Vance et le Vampire sont aussi intéressantes à lire (mais je proteste au sujet de la fin d'Aylmer Vance, non mais c'est quoi cette fin pour le vampire ??)

Enfin bref, des nouvelles qui valent la peine d'être lues pour la plupart car elles sont bien écrites, elles sont intéressantes, passionnantes, et que si vous aimez les vampires (il y a aussi des femmes vampires, ce qui fait un changement agréable), et l'ambiance noire du XIXe siècle et du fantastique/surnaturel : foncez vite lire ce recueil !!
 
Extrait :
 

Pourquoi les morts m'auraient-ils fait peur ? Les vivants m'avaient tant fait souffrir. Pouvaient-ils être plus méchants que ces derniers ?

 
Le Gardien du Cimetière, de Jean Ray.

mardi 4 mai 2010

Guerre des Gaules - Jules César.


http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/GuerredesGaules.jpgL'auteur :


 

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Jules César (en latin : Caius Julius Caesar), était un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou 13 Juillet en 100 av. JC et mort le 15 Mars en 44 av. JC. Ambitieux et brillant, il marqua le monde romain et l'Histoire ; stratège et tacticien habile, il conquérit la Gaule. Il se fit nommer dictateur à vie, empereur des romains avant de finir assassiner par une conspiration de sénateurs...

 
 
Quelques mots sur l'oeuvre :
 
La Guerre des Gaules (Bellum Gallicum ou De Bello Gallico en latin) ou encore Commentaires sur la Guerre des Gaules (Commentarii de Bello Gallico) est un ouvrage d'Histoire en sept livres de Jules César, constitué de notes rédigées au fur et à mesure de la guerre et rassemblées vers 52-51 av JC dans lequel Jules César relate ses opérations militaires, ses rapports au Sénat de Rome, lors de la guerre des Gaules qui se déroula de 58 à 52 avant JC. Un huitième livre a été rajouté, mais César n'en est pas l'auteur, il s'agit de Aulus Hirtius qui décrit les derniers combats de 51 av. JC et la situation en Gaule en 50 av. JC.

Quatrième de couverture : 
 
Un ouvrage unique en son genre, relation écrite par l'acteur principal du drame qu'elle fait revivre, et publiée pendant cette guerre de huit ans, à des fins de propagande personnelle : un tour de force, qui ne fut jamais répété. Cette histoire d'un conflit prolongé est un livre de combat, en même temps que le témoignage le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne.
C'est bien un grand peuple celtique en pleine évolution que César a gagné à la civilisation latine, ce fut aussi une culture dont nous commençons à entrevoir l'originalité et le raffinement
.

Mon avis : 
 
Heu... oui... bon... euh... blamez la droguée d'Histoire que je suis ? Ben oui. Passionnée d'Histoire et de celle de notre pays, il ne pouvait y avoir que moi pour lire un livre de ce genre. Mais d'autres peuvent aimer, si on aime l'Histoire et qu'on s'intéresse à la France du temps de l'Empire Romain, de l'Antiquité.

Parce qu'Antiquité ne rime pas toujours avec Grèce Antique, Egypte Ancienne et Rome Antique (bien que ces trois périodes sont très intéressantes aussi !!) mais il faut dire que la France en cette période, la Gaule... ça reste une période assez méconnue et qu'il est intéressant d'en savoir plus sous la plume du grand Jules César lui-même, faire une analyse de la Gaule au moment de la conquête des Gaules, sur le pays, sur les peuples. Il faut dire qu'avant César, on ne connaissait pratiquement rien de la Gaule, les seules connaissances sur le sujet ont disparu lorsque la bibliothèque d'Alexandrie a brûlé. Jules César fait donc lumière sur la Gaule, il révèle beaucoup de choses mais on reste quand même sur sa faim, j'aurais voulu qu'il s'attarde un peu plus sur les habitudes, les langues, la religion des Gaulois, le rôle des druides, mais bon, il faut se souvenir que ce livre est avant tout des commentaires des combats en Gaule et des stratégies, même si César révèle beaucoup sur la Gaule et nous permet donc d'en savoir un peu plus sur notre pays au temps des Gaulois (bien que rien n'indique réellement que les Français descendent des Gaulois, mais ça, c'est une autre histoire...). Un livre que j'ai trouvé passionnant, intéressant, les cartes fournies sont plus ou moins claires pour permettre de suivre les déplacements géographiques de César. Donc si certains passages furent, pour moi, ennuyeux et/ou sans intérêt, d'autres étaient franchement très intéressants.

Je trouve que Jules César écrit remarquablement bien, en plus d'écrire des récits de combats et de capagnes, il analyse la vie tribale gauloise. C'est un livre intéressant si on fait abstraction de certaines longueurs, qui aurait cru que ce livre se laisse lire avec plaisir ? Bon, j'ai eu du mal à m'habituer au fait que César parle de lui à la troisième personne car on a vraiment l'impression que c'est un historien qui raconte et non pas César, c'est amusant dans un sens mais on découvre à quel point César fut un grand chef, remarquable et intelligent. Enfin, n'oublions pas Vercingétorix qui fait son apparition dans le dernier livre et qui a poussé les Gaulois à la révolte.



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Vercingétorix, chef gaulois, vient se rendre et dépose ses armes aux pieds de Jules César.
Peinture de L. Royer. (1899)

Extrait :
 
Vercingétorix déclare que cette guerre n'a pas été entreprise par lui à des fins personnelles, mais pour conquérir la liberté de tous ; puisqu'il faut céder à la fortune, il s'offre à eux, ils peuvent, à leur choix, apaiser les Romains par sa mort ou le livrer vivant.

Livre VII. (52 av. JC) Reddition de Vercingétorix.

La chanson de Roland - Anonyme.

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La chanson de Roland est un poème épique, une chanson de geste qui date de la fin du IXe siècle, d'auteur anonyme. Modèle et chef d'oeuvre de la chanson de geste, la première version remonte vers 1086, elle est intégrée au cycle d'histoire de Charlemagne. Elle contient des faits véridiques malgrè son caractère fictionnel : c'est le récit d'une attaque en 778 et en effet, en 778 aurait vu naître une attaque des Basques contre le char de Charlemagne, et un certain Roland fut tué dans la bataille. Le poème lui donne un aspect héroïque, celle d'un héros chrétien s'étant battu pour défendre sa religion et son roi, comme le veut la chanson de geste. Son auteur est anonyme, même encore aujourd'hui on ignore qui est l'auteur.


Quatrième de couverture : 
 
Du texte fondateur, de l'admirable chef-d'oeuvre, après tant d'éminentes traduction, en voici donc une nouvelle.
 
Celle-ci donne enfin à lire le fabuleux récit dans sa verdeur originelle, dans le rythme régulier qui scande inexorablement l'aventure et le destin des personnages, dans les vers décasyllabes donc que le mystérieux auteur destinait à la récitation publique. On lit comme écoutait l'auditeur médiéval, on retrouve cette marche sublime, cette implacable foulée.

Cette nouvelle traduction est écrite pour se laisser lire comme un texte d'aujourd'hui : on comprend d'emblée, sans être gêné par une écriture esclave de son modèle, sans la digression des notes ni la surcharge des apparats critiques. Elle s'adresse au lecteur, non pas au spécialiste.

Le seul élément étranger au texte est une rapide présentation qui permettra de n'avoir plus, au fil de la lecture, à se poser d'autres questions que celles que suggèrent la beauté de l'histoire et la grandeur des héros.


Mon avis : 
 
C'est un texte que j'ai étudié il y a quelques mois, durant mes cours d'Introduction à la Littérature Médiévale (qui m'ont beaucoup intéressé d'ailleurs), lorsqu'on s'attaquait à la chanson de geste, genre très répandu et très célèbre au Moyen-Âge et qui a duré jusqu'au XXe siècle tant le succès était énorme. Je ne vous parlerais pas en détail de la chanson de geste, je ne suis pas faite pour ça, tout ce que je pourrais vous dire est que c'est un poème épique, un récit chanté ou dit oralement. On chante la vie de Saints, de défenseurs de la foi chrétienne, de héros chrétiens, de guerriers... elle peut avoir des faits véridiques/historiques, comme la chanson de Roland où Charlemagne fait son apparition et où la bataille des Basques en 778 s'est bel et bien produite, avec aussi des élèments romanesques, des histoires d'amour courtois et des aventures fantastiques/merveilleuses. C'est un genre qui a beaucoup évolué, qui est resté très connu jusqu'en 1914-1918.

Parlons maintenant de la Chanson de Roland, c'est l'étude de ce poème qui m'a permi de l'appréçier, de bien comprendre, alors j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de la fac pour mieux découvrir cette oeuvre dans son intégralité avec les commentaires en plus pour mieux comprendre.

C'est un long poème, une ode à la mort héroïque, un idéal de la vie chevaleresque, le chevalier croyant qui défend jusqu'à la mort son Dieu et son Roi. Mais c'est long quand même, je ne sais pas combien de strophes sont consacrées à l'agonie et à la mort de Roland, mais c'est beaucoup. Sinon, nous avons toutes les caractéristiques du Moyen-Âge, nous avons Charlemagne, nous avons beaucoup de bataille, des trahisons, du sang, des larmes, l'ennemi comme double effrayant du héros, une quête, quelques élèments du merveilleux comme les ennemis vus comme image du Géant que l'on craignait au Moyen-Âge. C'est un poème intéressant et si on aime le Moyen-Âge et que lire du vocabulaire médiéval ne dérange pas... cette édition possède la version originale et la version en français moderne. Le fait que ce soit en forme de poème peut gêner, moi-même je ne suis pas une grande fan de la poésie, j'aurais préféré que ce soit en prose mais ce ne serait plus alors un poème épique, une chanson de geste, alors si on veut continuer la lecture, on doit s'habituer car le poème est long ! En somme, c'est un texte intéressant à découvrir, et pour les amoureux du Moyen-Âge : foncez !

Extrait :
 
Roland sent bien que son temps est fini.
Face à l'Espagne, il est sur un sommet à pic,
il s'est frappé la poitrine d'une main :
"Mea culpa, mon Dieu, devant Ta puissance rédemptrice,
pour mes péchés, les grands et les petits,
que j'ai commis depuis l'heure où je naquis
jusqu'à ce jour où me voici frappé à mort !"
Il a tendu vers Dieu son gant droit :
du ciel les anges descendent jusqu'à lui.