jeudi 29 avril 2010

Adèle Blanc-Sec - Jacques Tardi.

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'Quelle perte pour la science !'

L'auteur :

 

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Jacques Tardi, né le 30 Août 1946 à Valence, est un auteur et dessinateur de bande dessinée française, il a aussi illustré quelques romans, catalogue et couvertures de romans.





Résumé : 


Adèle Blanc-Sec est une jeune femme qui tape souvent, et sans le vouloir, dans l'oeil des hommes et qui attire donc la jalousie des autres femmes. Ses aventures se déroulent entre 1911 et 1922, et souvent dans le paysage Parisien. Elle semble s'attirer perpétuellement les ennuis, voire la haine de ses contemporains. Bien que surveillée par la police, elle échappe aux poursuites grâce aux révélations qu'elle pourrait livrer sur des affaires ayant été étouffées et dont elle aurait été mêlée. Elle est souvent la proie de savants plus ou moins fous et mégalomanes  de policiers violents ou idiots. Elle est de nature curieuse, ne résistant jamais à un rendez-vous même et surtout s'il est bizarre. Elle semble s'occuper d'affaires étranges dans lesquelles la police se montre bien incompétente...


Mon avis : 


Je suis d'humeur à lire BD/Mangas en ce moment ! Et là, je me suis attaquée à quelques tomes d'Adèle Blanc-Sec que j'ai pu dénicher, après avoir vu et adoré le film de Luc Besson au cinéma, il fallait que je découvre les bandes dessinées dont monsieur Besson s'était inspiré pour son film. Je ne les ai pas tous trouvés, malheureusement, juste les quatre premiers mais c'est mieux que de lire uniquement le tome un où le décors, les personnages, les enquêtes et l'histoire se mettent en place doucement, ça démarre lentement et il laisse des questions en suspend, mieux vaut donc continuer sur sa lancée sous peine de frustrations ! Le tome un ne fait que planter le décors, il faut lire la suite pour bien accrocher et s'intéresser, s'attacher mieux aux personnages.

Sinon, j'ai bien aimé le style de Tardi, ses dessins, c'est très joli et il retranscrit bien le décor du Paris des années 1910 puis 1920. Le beau Paris de l'époque, avec ses monuments, ses gares, ses immeubles, les perspectives, les angles de vue... magnifique ! Tout comme les costumes des personnages (je leur reprocherais de ne pas montrer beaucoup d'expression sur le visage pour certains. L'expression du visage d'Adèle, par exemple, est dans 98 % des cas semblable à celui que vous pouvez voir sur la couverture. Mais bon, si ça gêne, on s'y habitue au fil des albums...)

Bon, quelque fois, ces affaires plus ou moins étranges dans lesquels Adèle (et la police, et les "méchants") sont embarqués font un peu fouillis, et on a des questions laissés en suspend... jusqu'aux tomes suivants, car à chaque fin de tome se trouve un élément qui amène au prochain. Mais sinon j'adore, c'est un univers saupoudré de polar, de fantastique, novateur avec cette atmosphère de vieux Paris et la présence du comique (les policiers incompétents, les professeurs qui ressuscitent à chaque fois un dinosaure qui finit tué accidentellement et que la même phrase retentit à chaque fois : quelle perte pour la science !) qui a su me séduire et qui me donne envie de continuer à lire la suite que j'ai bien du mal à trouver...



- Adèle Blanc-sec, jouée par Louise Bourgouin 
dans le film de Luc Besson -

L'arrestation d'Arsène Lupin - Maurice Leblanc.

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L'auteur :

 
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Maurice Leblanc (1864 - 1941) était un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers et d'aventures. Il est également le créateur du très célèbre personnage d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.




Quatrième de couverture : 

Les aventures d'Arsène Lupin commencent... par son arrestation ! C'est en effet le thème de la première histoire imaginée par Maurice Leblanc en 1905, à la demande d'un directeur de journal, autour de ce personnage appelé à une célébrité mondiale.
Mais qu'importe : depuis sa cellule de la Santé, le génial et ironique cambrioleur est parfaitement capable d'organiser le "déménagement" des oeuvres d'art d'un vieux collectionneur, reclus dans un château inviolable... Dès ces premiers exploits, Arsène Lupin apparaît tel que le dépeindront la verve et l'imagination intarissables de son créateur : gouailleur comme un gamin de Paris, raffiné comme un prince, insolant, léger et insaisissable.


Mon avis : 


Quel étrange voyage que celui du transatlantique La Provence ! Ce qui devait être un beau voyage se retrouve être une chasse à l'homme : en effet, on dit que le célèbre gentleman-cambrioleur Arsène Lupin se trouverait à bord, pour voler quelques bijoux et objets de valeur. Mais il est le maître du déguisement, comment le coincer ? Seuls indices sur sa présente apparence : il est blond, il a une blessure à l'avant-bras droit, le nom qu'il a emprunté commence par un R, il est en première classe et il est solitaire. Résultat : on se méfie tous des blonds dont le nom commence par "R". Et puis, lorsque le navire s'arrête à un port, le commissaire Ganimard semble avoir arrêté cet insaisissable voleur... mais pour combien de temps ? Surtout qu'il y a encore des vols à commettre, au dehors... et voilà le lecteur introduit dans l'univers du plus célèbre des gentleman cambrioleur...

J'en étais sûre au début, maintenant je doute, malgrè mes recherches... je croyais que ce livre des aventures d'Arsène Lupin était le tout premier... mais je dois me tromper... enfin bref, ça fait un bout de temps que j'avais acheté ce petit livre de poche sans le lire, dans le but un jour de connaître enfin le célèbre gentleman-cambrioleur : Arsène Lupin. Et maintenant, c'est chose faite !

Livre court, donc lecture rapide. Voici donc Arsène Lupin, voleur de grande classe, passé maître dans l'art du déguisement, si habile que personne ne l'attrape jamais, vole aux riches, séduits les femmes et se joue des forces de l'ordre... ça me rappelle beaucoup le personnage Kaito Kid, alias l'Insaisissable Kid (Kid Cat Burglar dans la VF de l'anime/version animée, mais bon sang, qu'est-ce que c'est moche !!) du manga Détective Conan de Gosho Aoyama, il a peut-être dû s'en inspirer car les deux se ressemblent et je n'ai pas pû m'empêcher de faire la comparaison.

Ce livre est amusant, facile à lire, on se passionne vite des exploits de ce voleur pas comme les autres. Je viens à peine de le découvrir que je dois déjà le quitter... heureusement que l'auteur a écrit d'autres histoires sur Arsène Lupin. Son arrestation, son évasion, c'était palpitant, une histoire bien divertissante... (quoique j'ai pris du temps à comprendre le lien Narrateur/Personnage d'Arsène, j'étais perdue...) et le pire (enfin, selon moi), c'est qu'on sait pas vraiment à quoi il ressemble vraiment car il ne cesse de changer d'apparence. Enfin, je garde de lui dans ma tête l'image d'un beau brun ténébreux... En conclusion, un petit livre bien sympathique. Je ne sais pas si je tenterais Arsène Lupin contre Herlock Sholmès, avec Wilson, ceci dit... Conan Doyle avait bien protesté lorsqu'il avait lu cette aventure... et j'ai trop de respect pour Sherlock Holmes... on verra, on verra...


Extrait :


Arsène Lupin parmi nous ! l'insaisissable cambrioleur dont on racontait les prouesses dans tous les journaux depuis des mois ! l’énigmatique personnage avec qui le vieux Ganimard, notre meilleur policier, avait engagé ce duel à mort dont les péripéties se déroulaient de façon si pittoresque ! Arsène Lupin, le fantaisiste gentleman qui s'opère que dans les châteaux et les salons, et qui, une nuit où il avait pénétré chez le baron Schormann, en était parti les mains vides et avait laissé sa carte, ornée de cette formule : "Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, reviendra quand les meubles seront authentiques." Arsène Lupin, l'homme aux mille déguisements : tour à tour chauffeur, ténor, bookmaker, fils de famille, adolescent, vieillard, commis-voyageur marseillais, médecin russe, torero espagnol !

lundi 19 avril 2010

Couvertures et titres de livres : La VF ou la VO ?


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Juste une question, comme ça...

Parce que je m'ennuie et que je veux faire passer le temps, mais aussi parce que je suis curieuse, je me demande et vous demande : au sujet des livres que nous lisons, nous avons parfois eu un aperçu de la couverture originale, souvent différente par rapport à la couverture française, sauf pour la saga Fascination de Stephenie Meyer et son autre livre, Les Âmes Vagabondes qui ont la même couverture aux Etats-Unis et en France (je cite le seul exemple que j'ai), et même les titres du livre, des fois souvent différents eux-aussi si on compare la VO et la VF. Préférez-vous les titres et les couvertures de livre dans leur version originale ou dans leur version française ?

Pour ma part, j'avoue que je préfère souvent les couvertures originales. Bien que pour les livres que je posséde et ceux que je vois, je n'ai pas trop à me plaindre des couvertures françaises. Même si bon, j'avoue n'avoir pas trop accroché au début aux couvertures françaises de la saga Harry Potter, préférant les couvertures anglaises, comme je préfère les couvertures américaines de La Communauté du Sud de Charlaine Harris. Pour les titres de livres... même si la VF traduit souvent mot-à-mot (comme La Voleuse de Livres de Markus Zusak, dans sa VO : The Thief Book), certains sont différents, prenons par exemple Les Âmes Vagabondes, nommé The Host dans sa VO, ou même les titres originaux de la saga Fascination, plus dans l'optique de la saga (Twilight, New Moon, Eclipse, Breaking Dawn... représentant, si je me souviens bien, des phases de la Lune mais aussi des phases dans la vie de Bella. J'ai du lire ça sur le site de l'auteur) même si les titres français peuvent aussi "résumer" le livre (tome 1, Fascination : celle de Bella pour Edward, tome 2, Tentation : celle de Bella pour le danger, pour entendre la voix d'Edward qui l'avait alors quitté, et etc...)

Donc, je préfère souvent les couvertures et titres de livres originaux que les français, bien que je n'ai pas trop à me plaindre de la version française. Mais quel est votre avis ?

mardi 13 avril 2010

De Gaulle (T.1) L'appel du destin - Max Gallo.

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Articles connexes :






 

Quatrième de couverture :
 
Sorti de l'ombre de la défaite, il est devenu le symbole de la Résistance et de la Libération. Il a si fort incarné "une certaine idée de la France" que, trente ans après sa mort, son souvenir plane toujours comme une nostalgie, un regret, un espoir.

De l'adolescent, qui en 1905 veut être officier et rêve de sauver son pays, au général de brigade qui, à Londres, le 18 Juin 1940, "seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage", s'assied face au micro et lance son appel, il y a le sillon d'une volonté droite qui ne transige jamais. Il y a la certitude de porter en soi un destin. Il y a le courage d'affronter la mort - comme à Verdun en 1916 -, d'accepter la solitude - comme dans les années trente, face à des chefs conformistes -, de vivre la souffrance - celle d'un père qui berce sa fille handicapée. De 1890 à 1940, il y a le surgissement d'un homme qui va incarner, pour la France, le XXe siècle.

Au-delà de l'histoire, au-delà du roman, découvrir la vérité de cet homme, c'est s'interroger sur le sens de l'histoire de notre nation. De Gaulle disait : "La France ne peut être la France sans la grandeur." Illusion magnifique ? Vérité profonde ? Sa vie répond. Mais la question demeure. Voilà pourquoi le destin de De Gaulle concerne, encore aujourd'hui, chacun d'entre nous.


Mon avis :

J'avais déjà parlé des romans historiques de Max Gallo dans un de mes articles qui était justement ma critique du tome 2 de la série De Gaulle, voici maintenant le tome 1. Etant une férue d'Histoire et Charles de Gaulle étant l'un des grands personnages de l'Histoire qui me fascinent et m'intéressent, ce ne fut pas bien difficile de lire ce tome. Celui-ci, contrairement au second qui relate la vie de De Gaulle de 1940 à 1946, suit De Gaulle de sa naissance en 1890 à 1940 et ce fut très intéressant. Je trouve que dans la vie des personnages historiques, l'un des aspects les plus intéressants est le début, la naissance, l'enfance et si possible l'adolescence, avant la célébrité en fait. Ici nous suivons bien De Gaulle de sa naissance jusque 1940, et ce fut aussi bon et passionnant qu'au tome deux, on sait peu de choses sur De Gaulle avant son célèbre appel du 18 juin, du moins je sais peu de choses sur De Gaulle avant 1940. Son enfance et adolescence, ses actions durant la première guerre mondiale, ce qu'il a fait de 1918 à 1939, et sa famille en général, j'ai appris des choses, comme par exemple que De Gaulle et son père étaient des passionnés d'histoire, ou que la grand mère paternelle du général était écrivain, que sa famille du côté maternel vivait à Lille (j'ai retenu ce détail puisque je vis dans le Nord Pas-de-Calais, donc...)

Avec Max Gallo, on entre rapidement et facilement dans la psychologie du "personnage" et là, et lorsqu'il s'agit de De Gaulle, on atteint des sommets de grandeur qui se font rares aujourd'hui (quoique, je n'ai pas lu les quatres tomes de l'auteur consacrés à Napoléon et lui-même fut un grand grand personnage historique qui marqua son époque), le style de l'auteur donne envie de continuer l'histoire, d'avancer au fil des tomes, j'aime beaucoup sa plume et il choisit des destins exceptionnels à relater : César, Napoléon, Louis XIV, De Gaulle... abordant aussi bien la vie privée que publique. Ici, il nous montre De Gaulle et sa famille, De Gaulle en tant qu'homme, fils, soldat, politique. Il nous livre une approche assez juste du personnage, c'est ainsi que je vois le général. Et, après la lecture de ces tomes, je pense qu'il serait intéressant de lire les Mémoires de Guerre et les Mémoires d'Espoir rédigés par le général lui-même, d'autant plus que cette fois-ci, il s'agit d'un caractère autobiographique.

On lit beaucoup de choses sur lui, on croit tout savoir et pourtant, à travers ce roman, on redécouvre (bien qu'il soit aussi possible que Max Gallo ait ajouté des moments fictionnels comme je l'avais déjà dit dans la critique du second tome) des choses nouvelles, on redécouvre le désastre que fut la Première Guerre Mondiale où il fit ses premiers faits d'armes, son supérieur hierarchique durant cette période n'étant qu'un certain Maréchal... Pétain ! ou encore le chaos de 1939. On découvre un jeune De Gaulle, et malgrè ses défauts, je me dis que c'est fou de voir aussi autant de qualités chez un même homme qui aura vraiment marqué son pays et c'est aussi incroyable de voir tout ce patriotisme, cet amour qu'il éprouvait pour la France, un amour sans borne. Il a tant traversé pour son pays au cours de la Grande Guerre qu'il a découvert ce que c'était que d'appartenir à la France, et combien il fallait la défendre coûte que coûte et préserver ce qui la définit, que ce soit sa culture ou ses frontières. Il a forgé un lien indicible avec elle, a versé du sang pour elle, et il refuse que ce soit en vain, alors il l'aime tout entière et ne veut surtout aucun changement, et ce à n'importe quel prix. (ouioui, je sais bien que je suis un peu trop enthousiaste avec De Gaulle et qu'il est très probable que je suive le même chemin de mes grands-parents maternels en admirant et respectant le Monsieur !)

En même temps, ce livre ne peut pas plaire à tout le monde, je pense à ceux qui ne s'intéressent pas plus que ça à l'Histoire ou à De Gaulle, enfin, je dois dire pour moi que j'ai été influençée par la famille... mais je ne le regrette pas, il est des personnages historiques, de notre pays ou pas, qui fascinent et qu'on ne peut s'empêcher d'admirer, de respecter et Charles de Gaulle est un bon exemple. Surtout pour moi. Et c'est dans des moments comme ça que je regrette de ne pas en avoir parlé à mes grands-parents...


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Charles de Gaulle
(22 Novembre 1890 - 09 Novembre 1970)

Extrait :
 
Henri [le père] répète aussi :
"Il est faux de déclarer que l'Histoire est un éternel recommencement. Il est vrai que les mêmes causes produisent les effets, mais l'Histoire ne repasse jamais sur le même chemin."
Et il en sera de même pour ce fils, Charles André Joseph Marie de Gaulle, qui vient de naître.
' A lui de tracer sa route. A lui d'inventer sa vie sous le regard et dans la main de Dieu. A nous, sa famille, de lui transmettre notre seul héitage : notre mémoire, nos vertus, notre foi enracinées dans l'histoire de notre patrie.'
 
Première partie. 1.

Le fantôme de Canterville (et autres contes) - Oscar Wilde.

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L'auteur :
 
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Oscar Wilde, (1854 - 1900) était un écrivain et auteur irlandais. Dandy appréçié de la plus haute noblesse anglaise, son élégance, la finesse de son humour et le raffinement de son esthétisme littéraire en ont fait un romancier de renommée internationale.
 
 
 
 
Articles connexes :
 

Quatrième de couverture : 
 
"Lorsque Mr Hiram B. Otis, le ministre américain, acheta le domaine de Canterville Chase, tout le monde lui dit qu'il faisait une folie car il n'y avait pas le moindre doute que le manoir fût hanté."


Mais le ministre américain et sa famille n'ont pas vraiment peu des apparitions nocturnes du spectre des lieux. Les jumeaux Otis lui jouent de bien mauvais tours, et les parents ont l'outrecuidance de lui offrir de l'huile pour graisser ses chaînes. Pauvre de lui, jadis si redouté, et désormais dépourvu de toute crédibilité !

 
Oscar Wilde nous livre les secrets de l'humour anglais, chic et grinçant, à travers cinq contes fantastiques empreints de poésie.


Mon avis :
 
Depuis le temps que je veux découvrir Oscar Wilde... j'ai commençé petit en lisant tout d'abord des nouvelles avant de lire, un jour, des romans. J'ai engloutis rapidement ces cinq nouvelles qui furent un plaisir à lire, on retrouve tout ce qui fait l'humour anglais que j'adooore. Le fantôme de Canterville étant l'une de mes préférées, pauvre fantôme ! On rit de lui ou on prend pitié, mais c'est toujours drôle. L'auteur introduit dans chaque nouvelle de l'ironie, du sarcasme, des élèments inattendus, des personnages tournés en dérision, il porte un jugement sarcastique sur les américains, leur incompréhension des valeurs et de la culture européenne, leur rationalisme dépourvu d'imagination et j'ai ris ce que j'ai lu sur ces américains en me disant "vrai... que c'est vrai..." car il faut avouer qu'entre européens et américains, il y a un énorme faussé qui nous séparent.


Il y a quatre autres nouvelles tout aussi divertissantes et qui m'ont fait garder un sourire idiot tout le long de ma lecture et qui m'a fait encore plus aimer l'humour anglais. Des nouvelles plein de fraîcheur, d'humour, d'esprit qui me donnent envie de découvrir d'autres oeuvres de Wilde si elles sont aussi bien que ces nouvelles !

Extrait :
 
[Mr Otis face au fantôme]

 
- Cher monsieur, dit Mr. Ortis, permettez-moi vraiment d'insister auprès de vous pour que vous huiliez ces chaînes : je vous ai apporté à cette fin un petit flacon de lubrifiant Soleil Levant Tammany. On le dit totalement efficace dès la première application, [...] Je le laisse ici pour vous, à côté des veilleuses, et je me ferai un plaisir de vous en fournir encore au cas où vous en auriez besoin.
Sur ces mots, le ministre des Etats-Unis posa le flacon sur une table à dessus de marbre et, fermant sa porte, se retira dans sa chambre pour se reposer.
Un instant, le fantôme de Canterville demeura absolument immobile, dans un accès d'indignation bien naturelle ; puis, ayant lancé violemment le flacon sur le parquet poli, il s'enfuit le long du couloir, en poussant des gémissement sourds et en émettant une lueur verdâtre et fantomatique.
 
Le fantôme de Canterville.

Magicologie - The Templar Company.

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L'auteur :
 
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Auteur(s) inconnu(s).
Livre conçu et réalisé par la maison d'édition anglophone The Templar Company qui publie des livres pour enfants, et d'autres encyclopédies illustrées.


 
 
Quatrième de couverture :
 
SI VOUS TENEZ absolument à apprendre la véritable magie en l'absence d'un magicien en chair et en os, ce livre vous offrira une assistance aussi efficace que si j'étais présent à vos côtés pour vous guider dans vos premières expériences...Merlin, 1577.



Mon avis : 
 
Un très très beau livre que l'on m'a offert il y a quelques années. Le format est esthétique, la couverture mais aussi bien ce qui se trouve à l'intérieur est très joli, très intéressant à lire et à regarder. Pendant un temps, j'étais un peu trop passionnée de magie (j'ai deux livres de "potion" dans ma bibliothèque, l'un d'eux avait la panoplie : bougies, encens, talisman, herbes, rubans, parchemin... oui, oui, j'étais folle avant) et cette "encyclopédie" est une petite merveille à feuilleter !

Ce livre aurait été écrit par Merlin, et lui-même dit que les feuilles de cet ouvrage proviennent de l'arbre dans lequel il a été enfermé par la fée Viviane. Tous ceux qui s'intéressent un minimum à Merlin et à la magie ne pourront qu'aimer ce livre avec ses 13 chapitres sur l'apprentissage de la magie, avec toujours de très jolies illustrations, une (fausse) plume de phénix à trouver dans une cachette (cachette à refermer sinon le livre "s'envollera"), une bannière de fée, des cartes, des boûts de parchemin, un petit livret permettant de mieux comprendre le langage des chouettes, un pendule, des histoires et mythologies diverses en plus des leçons de magie, un peu d'histoire de la magie comme la magie dans le monde, les animaux magiques... tout cela avec des différents polices de caractères : du classique à la calligraphie ancienne, rédigé sur des pages cartonnées sur lesquelles se cachent des secrets et objets. Bon, ce serait plus le genre de livre à plaire aux plus jeunes, mais c'est pas ma faute si on me l'a offert à 16/17 ans, non ?

Car malgrè tout, ça reste un livre très intéressant à lire et à regarder, rien que pour le plaisir des yeux !! Chaque planche est un vrai plaisir, même si bon, 30 pages, c'est pas beaucoup même si le livre est épais, et que j'aurais aimé trouver plus de choses sur Merlin et son histoire...


mardi 6 avril 2010

La communauté du sud (T.3) Mortel corps à corps - Charlaine Harris.

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'Of Vampires and Werewolves...'
 
 
 Articles connexes :
 


 
Quatrième de couverture : 
 
'Bill, mon cher vampire, a fini par m'avouer que la mystérieuse reine de Louisiane lui avait confié une dangereuse mission. Avant de disparaître, il m'a mise en garde. Mais vous me connaissez, moi, Sookie, je ne pouvais pas en rester là. Entre les ménades et les lycanthropes, ma vie n'allait pas être simple...'

 
Revoilà Sookie Stackhouse, la jeune serveuse télépathe de Chez Merlotte, dans une aventure pour le moins singulière : lasse de supporter l'indifférence de Bill, son beau vampire parti en voyage, elle part enquêter au sein de la pègre des suceurs de sang. Aidée d'un loup-garou, qui fait naître en elle des désirs insoupçonnés, elle doit retrouver Bill, kidnappé par une ancienne amante, une vampire sexy en diable, et faire taire sa jalousie, tout en esquivant les avances d'Eric, le dangereux et séduisant Viking mort depuis plus de mille ans...

Mon avis :

 
Mon Dieuuuuu, comme j'ai eu du mal avec ce livre, j'ai du utiliser toute ma bonne volonté pour le finir. Il faut dire que l'écriture de l'auteur, et le comportement de Sookie, commençent à me lasser. Je crois que je vais faire une pause avant de m'attaquer au tome 4, aussi alléchant le résumé puisse-t-il être (ERIC *_*), je crois avoir fait une over dose de bit-lit, il vaut mieux que j'attende avant de continuer la suite, histoire d'être dans l'humeur qu'il faudra pour continuer de lire la suite de La communauté du Sud.

Dans ce troisième tome, Bill Compton, l'amant vampirique de Sookie, est porté disparu alors qu'il effectuait une mission pour sa souveraine, la reine de Lousianne. Par une de ses anciennes amantes, la belle et diabolique Loréna. Sookie décide tout naturellement de partir à la recherche de son amoureux, accompagnée d'un loup-garou nommé Lèn. Sa mission : aller au Texas, dans le mystérieux Club Dead, mais ce ne sera pas facile de se retrouver, pour une simple mortelle, parmi vampires, lycantrophes, gobelins... et d'éviter les avançes d'Eric Northman, le vampire-sheriff qui rêve de posséder la jeune télépathe...

La lecture m'a vite gonflée dans le sens Sookie m'a paru plus insupportable que jamais, heureusement que le personnage de la série tv rattrappe le coup... mais franchement, à force, c'est lassant et agaçant de voir du Super Sookie qui résout les affaires, sauve le monde, se fait presque à tous les tomes attaquer gravement, attirer le regards des autres hommes, se faire presque violer, manquer de mourir... Si c'est comme ça à chaque tome, je vais devoir m'y habituer. Si Sookie doit jouer les super-woman qui sauve tout le monde en sachant toujours quoi faire au bon moment, autant que ce soit crédible alors, et pas exagéré.

Ce tome m'a peut-être moins plu par rapport aux deux précédents, je mets ça sur le compte du fait que je m'étais un peu lassée et que j'ai eu ma dose, pour le moment, de la saga. Laissons donc patienter quelques mois avant de reprendre la lecture. N'allez pas croire que ce tome m'a déçu en tout point ! Ce tome se penche plus vers de nouvelles créatures surnaturelles comme les lycantrophes et en particuliers en la personne de Lèn ou de son nom complet : Léonard Herveaux. Un personnage bien sympathique pour qui Sookie doit prétendre être la petite-amie pour sauver son imbéciel heureux de petit-ami vampire, Bill. Je m'attendais à plus d'informations sur les lycantrophes, histoire de voir la version que l'auteur avait de ces créatures, mais là encore, elle est un peu radine sur les informations, je suis restée sur ma faim.

Bill et Eric sont assez absents de ce tome : tant mieux pour Bill que je trouve moins sympathique et intéressant, il devient presque inutile comme personnage. Un peu dommage pour l'absence d'Eric mais les scènes avec lui sont toujours aussi drôles, avec lui on ne risque pas de s'ennuyer, il n'y a que lui pour rattrapper le livre. Des répliques étaient parfois amusantes, comme la fameuse : "Ma Sookie a fait disparaître un cadavre !" et ce qu'Eric trouve à répliquer. Je déploie le fait que le méchant de l'histoire, Lorèna, soit brièvement apparue et vite partie, heureusement qu'il y a la série pour lui donner plus d'histoire, un passé et une personnalité intéressante. Que dire, sinon ? Ah oui, je regrette un peu que l'intrigue se situe loin de Bon Temps, je m'étais attachée à la ville et ses habitants...

Qu'ajouter de plus encore ? Si je donne l'impression de ne pas avoir aimé ce tome, détrompez-vous, j'ai quand même passé un bon moment malgrè les points noirs, je n'étais plus d'humeur pour lire cette saga voilà tout, j'attendrais pour la suite. mais qu'est-ce que l'auteur peut être radine en information quand même... enfin voilà, un bon tome dans l'ensemble, mais un poil déçu par rapport aux deux premiers.

Extrait :
 
- Ma Sookie a fait disparaître un cadavre ! s'est exclamé Bill.
- Je crains que l'emploi de cet adjectif possessif ne soit un peu abusif, en l'occurence, a aussitôt corrigé Eric.
- Où as-tu appris la grammaire, Nordman ?
- J'ai pris anglais deuxième langue à l'université, dans les années soixante-dix.
Il n'a pas précisé de quel siècle...

 
14.

La twittérature - Emmett Rensin et Alexander Aciman.

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Les auteurs :

 

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Alexander Aciman, né à New-York, de langue maternelle française, et Emmett Rensin, né à Los Angeles, sont deux étudiants de 19 ans à l'université de Chicago. Leurs premiers textes sont sortis dans le New York Times. Leur livre Twittérature vient d'être publié en Angleterre et aux Etats-Unis. Paru en France le 1er Avril 2010.

 
 
Quatrième de couverture :
 
Les chefs-d'oeuvre de la littérature revus par la Génération Twitter.
Vous aimez les grands livres ? Vous manquez de temps ? Alors vous allez rire !

A 20 ans, nous nous sommes emparés de plus de 70 chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale pour en extraire avec Twitter, la quintessence. Sacrilège ? Imposture ? Du monde grec à Shakespeare, Voltaire ou Proust, parodie, sarcasme et insolence sont la marque de l'esprit occidental. A l'ère de l'info-déluge et du tout numérique, en deux mots comme en 140 lignes, la TWITTERATURE présente la littérature minute !

"Shakespeare se retourne dans sa tombe !" Wall Street Journal.
"Le dernier snobisme littéraire." Weekly Standard.
"Je suis ébloui et indigné." Jean Daniel, Le Nouvel Observateur.


Mon avis :
 
Heu... ouais. J'ai longtemps hésité sur le comment résumer ce livre, si on peut l'appeller ainsi. Voilà ce que c'est de s'ennuyer un week-end de Pâques dans les rayons. Mais c'est vite lu.

En deux mots, je reprendrais la critique de Jean Daniel du Nouvel Observateur. Eblouie et indignée. Hummm, que dire sur ce livre ? Plus de 70 oeuvres sont résumées en 140 caractères, voire moins, avec des apparitions de langage 'twitterien", de l'ironie, du sarcasme, de l'humour pas forçément méchant, juste moqueur. Des grandes oeuvres de grands auteurs tels que Shakespeare, Voltaire, Homère, Hugo, Flaubert, Dickens, Austen, et même quelques auteurs récents dont JK Rowling, Tolkien, Meyer, résumés à la sauce Twitter. Je ne suis pas une habituée de Twitter, autant dire que je n'y ai jamais "mis les pieds", car je suis de ceux qui ne jugent pas nécessaire de posséder un compte Twitter/Facebook/Etc.

Bref, le résultat n'est pas toujours pertinent, c'est parfois exagéré, et pour certaines oeuvres un abus de toutes ces abréviations twitter (beaucoup américaines en plus, même si j'en connais pas mal [habitude d'aller souvent sur des sites anglophones], heureusement qu'ils expliquent en petite note du bas ce que ça veut dire. Exemple : OMG -> Oh My God -> traduction de Oh Mon Dieu), mais bon, en même temps, les deux auteurs de ce livres ont à peine 19 ans, donc ça s'explique, et ils ont quand même le mérite d'avoir lu, voire relu, les livres dont ils parlent et qui sont tous de très grands ouvrages littéraires, et ça m'a permis de découvrir des titres d'oeuvre que je ne connaissais pas (heureusement qu'avant le résumé façon twitter, il y a un résumé "normal" du livre en question) et j'ai donc noté quelques titres...

Ils ont d'ailleurs spécifiés que leur but était de faire rire et non de dénigrer la littérature, à faire des résumés pour des étudiants ou à remplacer de grands poètes et de grands auteurs. Même si bon, parfois je n'ai pas toujours trouvé ça drôle, que c'était vraiment exagéré, surtout pour des oeuvres comme Lolita de Vladimir Nabokov, je n'aurais jamais cru possible de lire une parodie de ce livre là, même si je ne l'ai jamais lu je sais de quoi ça parle en gros. Et je me suis dis plusieurs fois "Oh la la, pauvre auteur, il doit se retourner dans sa tombe" ou "N'importe quoiii".

Enfin bon, je ne vais pas huer ce livre, j'ai passé un bon moment de divertissement, j'ai parfois souris, c'était drôle et insolite en résumé, malgrè les points noirs nommés précédement. A ne pas prendre au premier degré, donc... ce genre de livre ne peut pas plaire à tout le monde mais je dirais avoir passé un bon moment quand même, même si j'ai souvent plains les auteurs. Un auteur, c'est sacré...

Extrait :
 
Ouh là ! Satan vient d'arriver. Il m'a dit : "Faust, j'ai un deal pour toi. A prendre ou à laisser, mais c'est la chance de ta vie !"
Seigneur. Ce contrat est trop ficelé, Houdini trouverait pas la sortie. Mais Satan est revenu avec une offre qui ne se refuse pas
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Faust, Christopher Marlowe.