lundi 29 mars 2010

Mélusine - Clarke et Gilson.

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'Bewitched'

Les auteurs :

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Clarke, de son vrai nom Frédéric Seron, est un dessinateur de bande dessinée belge, né en 1965. François Gilson est un scénariste de bande dessinée belge né en 1965. Ils créent en 1992 la bande dessinée Mélusine pour le magazine Spirou.




Résumé de Wikipédia : 


Jeune et jolie sorcière, Mélusine est une jeune fille au pair dans un château de Transylvanie. La maîtresse de maison est le fantôme d'une femme au sale caractère, son mari un vampire et le valet de pied une sorte de créature de Frankenstein. Mélusine suit une école de sorcellerie.



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Mon avis : 


Il était temps que j'inaugure la catégorie 'bandes-dessinées' !

Alors, cette BD, c'est mon coup de coeur depuis ma cinquième, je passais mon temps à les lire au CDI du collège avant d'acheter les tomes. Ce sont des bandes dessinées divertissantes, parfois drôles, les dessins sont jolis je trouve. On ne suit pas vraiment une histoire, ce sont juste quelques aventures et péripéties d'une jeune sorcière de... 119 ans, répondant au doux nom de Mélusine. Elle a beau avoir presque 120 ans, elle a le physique d'une jeune fille et passe son quotidien entre son travail en tant que jeune fille au pair dans un château appartenant à la Duchesse Aymée Döperzonn, fantôme, et au Comte Gonzague Hernyvanz, vampire, et leur majordome, Winston, qui se retrouve être une créature de Frankenstein, et entre son école où elle suit des cours de sorcellerie avec ses amies, et son entourage particulier : un loup-garou épris d'elle, la tante Adrazelle et son goût très prononcé pour la soupe de crapauds, mais aussi le curé du village qui est déterminé à prouver qu'elle est une sorcière pour enfin trouver un prétexte de l'envoyer au bûcher... dans le tas, il y a une cousine qui est la honte de la famille car c'est une fée : Mélisande, plutôt jolie mais assez bête et fofolle. Des amies dont la très maladroite Cancrelune qui ne sait pas exercer correctement sa magie et encore moins tenir sur un balai ! Elle a aussi un loup-garou qui s'est entichée d'elle, elle suit ses cours dans une école de sorcellerie et comme le cadre de l'histoire se situe en plein Moyen-Âge, elle doit sans cesse éviter le curé et ses villageois qui aimeraient bien envoyer elle et ses amis au bûcher.

En bref, une bande dessinée traitant de sorcellerie, de fée, loup-garou, vampire, fantôme et encore plein de créature magique... ça se laisse lire, c'est amusant, divertissant, ça pourrait plaire aux plus jeunes même. Enfin, moi j'adore. J'aime les prénoms aussi, c'est original ! Sur Amazon ou sur le net, je pense qu'il est possible de trouver quelques extraits, si le coeur vous en dit...

Effroyables jardins - Michel Quint.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/EffroyablesJardins.jpgL'auteur :


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Michel Quint
, né le 17 novembre 1949, est un écrivain du Nord Pas-de-Calais, ancien professeur de Lettres Classiques. Il écrivit plusieurs romans et pièces de théâtre. Son roman le plus célèbre reste Effroyables Jardins, adapté au cinema en 2003. Il anime également une chronique de littérature sur la chaine TV TNT Nord Pas-de-Calais Wéo.


/ ! \ Challenge Nos régions ont du talent / ! \

Quatrième de couverture :  

"Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown de rentrer dans la salle d'audience. [...] L'ancien secrétaire général de la préfecture a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Par la suite l'homme est revenu régulièrement sans son déguisement à la fin des audiences et aux plaidoiries. A chaque fois, il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout eraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire après que le verdict fut tombé :

- Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ? "

L'auteur dédie ce court texte lumineux, émouvant et métaphorique à la mémoire de son grand-père, ancien combattant à Verdun et de son père, ancien résistant. Le deuzième volet d'Effroyables Jardins a paru en 2002 aux éditions Joëlle Losfeld sous le titre Aimer à peine.
Effroyables Jardins a fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Jean Becker en 2003.

Mon avis :

Premier livre pour le challenge Nos régions ont du talent ! Je rappelle que ma région est celle du Nord Pas-de-Calais. J'ai eu la chance de tomber sur ce livre à la médiathèque, il a été fini en une matinée à peine, il faut dire que ce texte est court. 63 pages pour l'édition de la médiathèque. D'ailleurs, le résumé ne résume pas vraiment l'histoire. Il s'agit en fait d'un récit où le narrateur a toujours eu honte de son père qui aimait faire le clown, amuser le monde en se déguisant ainsi et en jouant ce rôle. Le narrateur ne se rendra compte que tardivement que son père est en fait un héros, ancien résistant, et il vient à regretter tout le mépris et les sarcasmes envers son père. C'est son oncle Gaston qui lui conte cette histoire après que la famille soit allée au cinéma après la messe et que le père frissonne en voyant apparaître un nom allemand sur le générique. Un allemand que lui et Gaston ont bien connu. Ce livre me disait vaguement quelque chose... je me souvennais avoir lu une histoire à propos d'un fils honteux de son père qui était un clown, au collège, mais je ne saurais dire s'il s'agit de ce livre-là... enfin bref...

C'est un récit vite lu... une belle histoire dans le fond mais j'ai du mal à comprendre toutes les bonnes critiques. Sans doute à cause de la briéveté du texte, du style d'écriture qui ne nous permet pas de bien ressentir, l'écriture est assez familière, pas trop profonde, ce qui fait que j'ai eu du mal à bien ressentir l'histoire, les sentiments des personnages, du narrateur. Et si on ne connaît pas un minimum le vocabulaire patois, on est perdu. Moi, comme je connais, ça ne m'a posé aucun problème, mais je ne crois pas que ce serait le cas de quelqu'un d'autres habitant ailleurs que dans le Nord.

J'aurais préféré que ça soit plus approfondis, plus poignant au niveau de l'écriture pour que je puisse mieux ressentir, être émue par l'histoire et la situation du narrateur car le sujet est intéressant et fait du livre une belle histoire, si on oublie le style d'écriture (où s'il était autre), un beau sujet à traiter : un petit garçon qui a honte de son père qui ne cesse de faire le clown, même devant ses élèves (il est professeur), qui abandonne son fils et sa femme pour aller faire rire d'autres enfants. Il ne connaît pas vraiment son père mais son oncle va lui apprendre à travers ce récit qui décrit une période de la vie de son père et de l'oncle quand ils étaient résistants durant la Seconde Guerre Mondiale dans le Nord de la France. Pourtant, l'auteur a sû malgrè tout bien retranscrire la honte et la tristesse du garçon face à son père, les moments qui ont failli voir mourir l'oncle et le père et la fin du récit reste belle. Je crois que c'est l'écriture qui m'a le plus gênée et qui gâche la lecture, ce qui est dommage car avec un meilleur style et un peu plus d'approfondissement, l'histoire aurait été belle. Trop bref, on reste sur sa faim et on a pas eu le temps de tout ressentir, de s'attacher, de rentrer dans l'histoire. J'ai aussi eu un peu de mal à démarrer.

J'ai un second roman de Michel Quint : Une Ombre, sans doute, qui se situe aussi durant la seconde guerre mondiale, on verra bien ce que j'en pense et si le style d'écriture est le même. J'espère pas. L'adaptation cinématographique serait plus belle et plus approfondie, mais je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller voir le film. Un jour, peut-être...


[!] A savoir : Pour ceux qui ne suivent pas bien le résumé du livre, Maurice Papon était un homme politique et haut-fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'Humanité pour des actes commis lorsqu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous le régime de Vichy.

Extrait : 

Il [le père] courait les fêtes de fin d'année, les goûters de Noël, les anniversaires et les raouts de comités d'entreprises. Les après-midi récréatives des oeuvres laïques, de préférence et, bien entendu, jusqu'à plus soif. Dans tous les sens. Parce que ce genre de manifestation, on sait ce que c'est, l'amical est de règle, et ce brave clown il en avait sué sous les projecteurs, fallait veiller au remplissage régulier de sa chope. Mon père revenait de ses prestations bourré de reconnaissance liquide et satisfait d'être ivre par devoir. Et moi j'avais honte de lui, je le reniais, l'ignorais, je l'aurais donné au premier orphelin si j'avais pensé qu'un seul eût pu l'accepter. Je haïssais ma mère de le mettre au lit, de lui essuyer le front en lui murmurant des tendresses.

samedi 27 mars 2010

La communauté du sud (T.2) Disparition à Dallas - Charlaine Harris.

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Quatrième de couverture :

'C'est encore moi, Sookie. Pour vous servir chez Merlotte. Bill est toujours aussi beau et carnassier, mais il ne boit que mon sang, j'y veille ! Ici, à Bon Temps, mes humains et les vampires cohabitent pacifiquement. Enfin presque, car l'autre soir, on a retrouvé un corps sur le parking du bar et une ménade m'a attaquée.'
La petite ville de Bon Temps a retrouvé un semblant de calme. La jeune télépathe Sookie Stackhouse partage son temps entre le bar où elle travaille et son bien-aimé vampire, Bill Compton. Mais lorsqu'on s'en prend à elle, elle n'a d'autre choix que de pactiser avec la communauté vampire, et part mener l'enquête à Dallas sur la disparition d'un des leurs, au péril de sa vie !

Mon avis :

Peu après ma lecture du tome un, j'étais encore d'humeur à lire les aventures de Sookie, et le troisième tome est dans ma PAL depuis aujourd'hui, je crois qu'à ce rythme-là, je tenterai de lire toute la saga (mais pas d'un coup, hein), car ça détend, c'est une lecture bien sympathique et pas casse-pied avec une écriture simple, voire orale, bien que pas très travaillée. Ca reste un petit plaisir dans lequel je suis légèrement accro...

dans ceecond tome, la ville de Bon Temps a retrouvé un semblant de paix et Sookie Stackhouse peut enfin roucouler tranquillement avec son amoureux, le vampire Bill Compton, tout en retrouvant sa petite routine. Ce calme reste malheureusement de courte durée quand le corps du cuisinier de Chez Merlotte est retrouvé mort dans la voiture de l'inspecteur Andy Bellefleur et quand, après une dispute avec Bill, Sookie se fait attaquer par une ménade qui lui inflige des blessures empoisonnées. Elle est ammenée chez le vampire viking Eric Northman qui contacte un médecin assez spécial... De son côté, Eric, qui n'a pas oublié la promesse de Sookie qui disait qu'elle mettrait son talent de télépathie à son service à l'avenir à condition qu'il ne s'attaquera pas aux humains par vengeance, lui confie une mission loin de la petite ville tranquille de Bon Temps, à Dallas, pour enquêter sur la disparition d'un des leurs... un vampire peut-être entre les mains d'une association anti-Vampire...

Dans ce second tome, nous avons deux enquêtes et je m'attendais un peu à ce qu'elles aient un lien, histoire de comprendre pourquoi il y avait deux enquêtes alors qu'une aurait pû suffire ? Pas que la présence de deux affaires m'ait gêné mais je m'attendais à ce qu'il y ait un lien conducteur entre les deux, et il n'y a aucune similitude, à part que c'est Sookie qui résout tout ça. L'affaire de la disparition de Dallas m'a bien plus intéressée, surtout qu'elle a permi à faire plus apparaître le vampire Eric qui est vraiment un personnage intéressant. Mais l'affaire de la ménade valait le coup aussi, ça m'a donné l'occasion de connaître une autre créature surnaturelle, qui m'étais inconnue en plus de ça.

Qu'est-ce que j'ai fait pour une bonne partie de ce roman à part ça ? Attendre et même rechercher les moments où apparaît Eric Northman (je préfère la version originale du nom à savoir Northman, même si le traducteur n'arrête pas d'éccorcher son nom de famille. Il faut vous décider, traducteurs, Nordman ou Northman ! Est-ce à cause du changement de traducteur ? Pas le même que celui du tome un...), le vampire viking qui attise mon intérêt depuis le premier tome déjà. C'est de faute de Dame-Meli, tout ça ! Ses avis sur la saga me poussent à lire les tomes et à m'avoir rendue curieuse à propos d'Eric, et que, qu'est-ce qu'il peut bien y avoir de spécial ? Maintenant que je suis en plein dans les livres, je me fais une petite idée... c'est un personnage séduisant, intéressant, plein d'humour, il a plus à offrir que le vampire Bill qui parait toujours aussi mou et fade, assez pathétique et antipathique. Je regrette encore que les autres personnages secondaires ne soient pas plus développés que ça (heureusement que la série tv remédie à ça), je suis sûre qu'ils ont beaucoup à offrir et que leurs personnalités et histoires ne demandent qu'à être exploitées !

Eric n'apparaît pas souvent (hélas) mais plus par rapport au premier tome, et les scènes avec lui sont tout simplement... exquises. Un vrai délice. Les conversations entre lui et Sookie sont savoureux, comiques, détendants, j'espère que ça va continuer par la suite, toujours en train de rattraper la balle (façon de parler) et de la renvoyer à l'autre, les répliques souvent hilarantes. Je sens qu'entre ces deux-là, ça pourrait fonctionner, il y a ce dynamisme qu'il n'y a pas dans la relation Bill/Sookie, bien que je n'ai rien contre Bill, il est tout gentillet, leur romance aussi, bien niaise (mais toujours un peu trop de sexe quand même...) mais ça pourrait être tellement mieux un Eric/Sookie... est-ce que ces deux-là vont finir ensemble ? Ca, c'est une question existencielle, rien que pour ça je veux connaître la suite. Enfin, je remercie quand même l'auteur pour les scènes Eric/Sookie qui donnent un côté comique au livre, j'adore les relire (Sookie ! Ma suceuse de balle préférée ! // Eric ! Mon manipulateur détesté !)

Ce tome exploite un peu plus la hierarchie des vampires, et on en apprend un peu plus sur les changelings, bien que les informations soient données au compte-goutte, le tome en lui-même est distrayant avec de bonnes idées de base et c'est finalement toujours agréable à lire malgrè les petits défauts. Ayant dévoré les deux saisons de la série, True Blood, en une semaine, j'avoue qu'elle est bien meilleure que les livres et pourtant la série s'éloigne de plusieurs points de la saga, et si j'aime bien la saga, la série est savoureuse. Sookie m'y est plus sympathique et l'acteur qui joue Eric... oh. my. god... et c'est exactement ainsi que je voyais Sam Merlotte.

J'ai bien aimé l'idée, dans ce tome, d'une association anti-Vampire, la Confrérie du Soleil, et bien-sûr, cet univers où cohabitent vampires et humains (et apparement une promesse de nouvelles créatures à venir !) m'attire toujours autant. Sookie peut parfois être agaçante mais je supporte donc ça va, je l'aime bien quand même... enfin, c'est surtout à cause de la série. Je préfère la Sookie de la série et ça a un peu appaisé mon petit agacement de celle du livre. Je suis déçue pour Lafayette, j'aurais aimé en savoir plus sur lui et le voilà parti ! De même, peu d'informations sur la ménade, sur Sam Merlotte qui est changeling, les changelings en général, et sur les lycantrophes... mais peut-être allons-nous en savoir plus dans les tomes suivants... ? Allez, à l'attaque pour le tome 3 !


Extrait :
 
- Hé ! Mais on a les cheveux de la même couleur ! me suis-je exclamée en regardant Eric, puis mon reflet dans la glace.
- Exactement, ma belle amie ! m'a répondu Eric avec un sourire en coin. A supposer que tu sois une vraie blonde, évidemment...
- Tu aimerais bien le savoir, hein ?
- Je ne dis pas non.
- Eh bien, il ne te reste plus qu'à le deviner.
- Moi, je le suis. Un vrai blond, je veux dire.
- Vu la toison que tu as sur la poitrine, ce n'est un secret pour personne.
Il m'a soulevé le bras pour regarder mon aisselle.
- Les femmes ! Idiotes que vous êtes, à vous raser partout ! a-t-il pesté en laissant retomber mon bras sans ménagement.

 
10.

vendredi 19 mars 2010

Les chroniques de Narnia (T.2) L'armoire magique - C.S Lewis.

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L'auteur :


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Clive Staples Lewis (souvent abrégé C.S Lewis), 1898 - 1963, était un écrivain et universitaire anglo-saxon, plus exactement irlandais. Il est surtout connu pour sa Chronique de Narnia, publiée entre 1950 et 1957. Il fut aussi un grand ami de J.R.R Tolkien, l'auteur du Seigneur des Anneaux.



Emprunt bibliothèque fac.


Quatrième de couverture :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les raids aériens se succèdent sur Londres.
Peter, Edmund, Susan et Lucy ont trouvé refuge chez un vieux professeur quelque peu excentrique. Au cours d'une partie de cache-cache, Lucy pénètre dans une armoire. Elle se dissimule parmi les vêtements qui, insensiblement, deviennent des arbres d'une forêt enneigée.

C'est ainsi qu'elle découvre l'extraordinaire pays de Narnia, où règne une sorcière aux pouvoirs maléfiques...

Le monde enchanté de Narnia, le pays de l'imaginaire, vous attend.


Mon avis :

Je n'ai pas lu, et encore moins trouvé à la bibliothèque de ma fac, le tome un, mais je tenais quand même à lire le second. Voilà ce que c'est, que de suivre des cours de Littérature Jeunesse, on prend le goût à lire et à relire des histoires pour les enfants, qui peuvent aussi, heureusement, être lues par de plus grands !! Même si découvrir les Chroniques de Narnia à 19 ans, c'est une honte. C'est vrai que j'aurais sans doute encore mieux aimé le livre si je l'avais lu enfant, à l'époque où j'ai découvert les Harry Potter, mais bon, mieux vaut tard que jamais, et j'ai enfin eu l'occasion de découvrir Narnia et C.S Lewis. Même à 19 ans, j'ai adoré cette histoire, bien que je la connaissais par le biais du film.



Pour plus de sécurité, quatre enfants : Peter, Susan, Edmund et Lucy, sont envoyés loin du Londres de la Seconde Guerre Mondiale, pour habiter chez un vieux professeur dans une étrange maison, jusqu'à ce que les choses se calment. Un jour que les enfants explorent la maison, la plus jeune : Lucy, reste en retrait pour aller mieux visiter une armoire. Quelle drôle d'armoire ! Elle paraît sans fin, jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans un paysage enneigé, avec des arbres et des sapins... et un faune bien surpris de croiser un être humain ! Elle passe un merveilleux moment avec ce faune, et elle est surprise de constater, en revenant dans la maison, qu'il ne s'est écoulé que quelques secondes à peine depuis son départ ! Et aussi que ses frères et sa sœur ne croient pas du tout à son incroyable histoire. Edmund se moque, et Peter et Susan ne savent pas que faire. Le professeur semble croire en la sincérité de Lucy, qui a toujours été une franche personne...


C'est une belle histoire racontée pour des enfants (ça ce voit dans l'écriture). J'aime l'univers crée par Lewis, les personnages, même si Edmund était à baffer, malgré ma pitié pour lui. Le professeur m'a donné un léger écho de Dumbledore, mais je l'ai bien aimé, avec ses répétitions de "mais qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école ?", Aslan aussi est un personnage unique en son genre. C'est un beau monde magique, qui fait rêver, surtout si on aime le fantastique. Les illustrations sont jolies en plus. Je ne comprends pas toutes ces mauvaises critiques sur le livre.

C'est une belle histoire, on est vite pris dans le récit, on suit les personnages... je ne vois pas quoi dire de plus à part ce qui est évident : c'est beau et ça fait rêver. Je l'aurais bien prêté à ma petite sœur si elle n'était pas si allergique aux livres. Mais bon. En tout cas, je serais curieuse de lire la suite des Chroniques.


Extrait :

Il [le faune] connaissait des histoires merveilleuses sur la vie dans la forêt. Il raconta les danses de minuit, lorsque les nymphes, qui habitent les sources, et les dyades, qui vivent dans les arbres, sortent de leurs cachettes pour danser avec les faunes ; il raconta les longues chasses à courre, à la poursuite d'un cerf blanc comme le lait, qui peut exaucer vos souhaits, si vous l'attrapez ; il raconta les festins et les chasses au trésor en compagnie des farouches nains rouges, au cœur des mines et des cavernes profondément enfouies dans le sous-sol de la forêt ; il raconta l'été, lorsque les bois reverdissent et que le vieux Silène, sur son âne ventru, vient leur rendre visite ; et parfois, c'est Bacchus lui-même qui se dérange, et alors les eaux des rivières se transforment en vin, et la forêt tout entière s'abandonne aux réjouissances pendant des semaines.

Chapitre 2. Ce que Lucy y trouva.

Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt.

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L'auteur :

 
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Eric-Emmanuel Schmitt, né le 28 mars 1960, est un dramaturge, noveliste, romancier et réalisateur (pour le théâtre) franco-belge.




Quatrième de couverture :

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans.
Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la "dame rose" qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

Mon avis :

Très beau livre ! Je l'ai emprunté il y a peu à la médiathèque, j'ai toujours voulu découvrir Eric-Emmanuel Schmitt, même si ce n'est pas l'ouvrage de lui que je cherchais, j'ai entendu énormément de bien de celui-ci, et je comprends pourquoi. Il faut savoir qu'Oscar est un enfant malade, un cancer qui peut lui être fatal, et c'est cela qui lui donne une certaine maturité, il sait le prendre plutôt bien, conscient qu'il va peut-être mourir, et il accepte. La seule chose qui le rende triste est de ne plus revoir Mamie Rose, ses copains de l'hôpital (Peggy Blue, Einstein, Pop-Corn, Bacon...), et il se trouve que je suis plutôt familière avec cet univers. Un enfant malade d'un cancer, des journées passées à l'hôpital... j'ai connu ça quand j'étais jeune, même si je n'étais pas concernée, ou plutôt si mais indirectement. C'était quelqu'un de très proche de moi qui était gravement malade (et qui a heureusement survécu mais avec des séquelles).

Oscar est un petit garçon. Il a dix ans et il est malade, gravement malade. Il sait qu'il peut peut-être mourir, mais il ne désespère pas. Même quand ses parents manquent de courage quand ils viennent le voir. Mais il y a Mamie-Rose. Cette grand-mère qui fut, autrefois, catcheuse professionnelle se nommant l'Étrangleuse du Languedoc. Elle vient toujours apporter à Oscar un peu d'espoir, de rayon de soleil... et d'histoires. Car ce n'est pas rien que d'avoir été une catcheuse ! Elle propose à Oscar d'écrire à Dieu tous les jours, et de lui demander un vœux. Le garçon s’exécute  même s'il ne croit pas en Dieu, et il le fait bien savoir dans ses lettres. C'est que, c'est pas pratique d'écrire à quelqu'un d'invisible et dont on ne connaît pas l'adresse !! Nous sommes le 19 Décembre et Mamie-Rose lui propose que, durant les douze derniers jours de l'année, il devra observer chaque jour, tout en se disant qu'une journée équivaut à dix ans. Douze jours durant lesquels, Oscar se convaincra qu'il grandira. Dix ans... Vingt ans... Trente ans... il vit sa vie entière comme cela doit être. Avec une amoureuse, un mariage mais attention, sans s'embrasser : sinon, on a des bébés ! ... et ainsi de suite jusqu'à ses cents ans, cent-dix ans...

C'est un petit bijou, ce livre, c'est une histoire courte, je l'ai fini à la fac hier, j'aurais sans doute pleuré s'il n'y avait pas eu plusieurs personnes à côté de moi. Parce que c'est beau, c'es triste, c'est émouvant. Sans sombrer dans le pathos, dans les plaintes ou dans le mélodrame  C'est une belle histoire. Oscar est terriblement attachant, ses lettres à Dieu sont drôles et touchantes, il livre son quotidien, ses préoccupations d'enfants. Il joue le jeu de grandir 10 ans en un jour, donc il vit son adolescence (l'expérience des filles), la vingtaine (il "sort" la nuit), la trentaine (il se "marie"), la quarantaine (crise de la quarantaine), mais toujours avec un esprit d'enfant, par exemple, il ne veut pas embrasser son amoureuse pour pas avoir d'enfant, il prend les infirmières qui donnent des piqûres aux enfants le soir quand ils dorment pour des fantômes, et en même temps, il se montre si mature, et ainsi de suite jusqu'à ce que s'écoulent les douze jours, et au fil de la lecture, on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il va se produire après ces 12 jours. Ce qu'il va se produire pour Oscar, notamment...

Mamie Rose est drôle et adorable, grand mère catcheuse qui raconte ses combats de catch à Oscar, elle croit en Dieu et elle aide Oscar à y voir plus clair sur sa vie, à cerner l'essentiel, à vivre le meilleur et elle ne peut s'empêcher de s'attacher à ce petit garçon sincère et lucide. C'est un beau message d'espoir que nous envoie l'auteur : apprendre, oser vivre sa vie, accepter la maladie, la mort. Beaucoup d'humanité, de tendresse, de simplicité, de drôlerie (Oscar sait aussi être une "terreur"), de vie dans ce court récit. Et la fin m'a surprise pour Mamie-Rose, qui l'eût cru ?

Ce récit m'incite maintenant à en découvrir d'autres de l'auteur dont on me dit tellement de bien. Sincèrement, même si vous ne croyez pas en Dieu, lisez ce livre, il en vaut vraiment le détours !

Un extrait :

- Et puis, à Dieu, tu peux lui demander une chose par jour. Attention ! Une seule.
- Il est nul, votre Dieu, Mamie-Rose, Aladin, il avait le droit à trois vœux avec le génie de la lampe.
- Un vœu par jour, c'est mieux que trois dans une vie, non ?
- O.K. Alors je peux tout lui commander ? Des jouets, des bonbons, une voiture...
- Non, Oscar. Dieu n'est pas le Père Noël. Tu ne peux lui demander que des choses de l'esprit.

lundi 15 mars 2010

La communauté du sud (T.1) Quand le danger rôde - Charlaine Harris.

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/LaCommunauteduSudT1.jpg'I wanna do bad things with you...'
- Bad things, Jace Everett -


L'auteur :
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Charlaine Harris, née en 1951, est une romancière américaine, auteur de nombreux romans avant de trouver sa place parmi les écrivains de best-sellers grâce à sa série La Communauté du Sud, maintenant adaptée en série TV sous le nom de True Blood depuis 2008.
 
 
 
Articles connexes :
 



Quatrième de couverture :

'Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque ! D'ailleurs, un soir, un gentleman amateur d'hémoglobine, Bill Compton, a débarqué dans le bar où je travaille, Chez Merlotte. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis...'

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXe siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crime s'abat sur la ville...


Mon avis :

J'avais déjà lu une partie de ce livre il y a quelques mois, puis j'ai laissé tomber. J'ai repris la lecture de ce livre il y a peu, j'ai été surprise de voir qu'à l'époque, j'étais arrivée à la page 175 et que je ne me souvenais de pas grand chose du livre en question ! Une seconde lecture a été mise en place, et me voici avec mon avis à ce sujet. En fait, si j'avais laissé un peu tomber ce livre, c'est que j'ai voulu lire autre chose, c'est qu'on nous sort énormément de livres sur les Vampires depuis le succès de Twilight, et que même si les Vampires m'intéressent beaucoup, à force ça devient pénible et j'avais envie de lire autre chose. La relecture des livres d' Anne Rice le mois dernier m'a redonné cette envie.

Dans cette série de bit-lit ou fantasy urbaine, il n'est pas rare de croiser des vampires à la Nouvelle Orléans, ces créatures mythiques et ténébreuses buvant du sang pour se nourir. Car voilà la révolution : les vampires ont fait leur coming-out, et vivent parmi les humains. Vampires et humains peuvent cohabiter sans soucis grâce à une invention ingénieuse : une boisson pour vampires qui se présente comme substitut de sang, du sang de synthèse leur permettant de se nourir sans attaquer les humains. Si certains vampires acceptent cette condition sans problème, d'autres au contraire refusent et décident de continuer à se nourir avec la façon traditionnelle : boire du sang humain. Et si des mortels s'accommodent de la présence des vampires, d'autres se méfient et les craignent toujours. C'est dans ce cadre de vie que Sookie Stackhouse, jeune serveuse et télépathe, rencontrera le vampire Bill Compton. Grâce à son don qu'elle voit comme une malédiction, Sookie parviendra à sortir Bill d'un bien mauvais pas et un lien se lie entre la télépathe et le vampire, mais l'histoire ne s'arrête pas là car la ville de Bon Temps se retrouve l'objet de crimes en série...

Ce livre est donc de la bit-lit, donc on doit pas s'attendre à quelque chose d'exceptionnel, ce n'est pas de la grande littérature, ça va vite à lire, et si ce tome n'est pas une perle, j'ai passé un agréable moment à lire ce tome, c'est un agréable moment de divertissement, c'est le genre de roman qui se prend pas la tête, qui ne cherche pas de complications... et malgrè quelques points noirs, j'ai bien aimé dans l'ensemble.

Le style est plutôt simpliste, mais l'écriture plutôt agréable à lire, je regrette que les personnages ne soient pas plus approfondis car je suis sûre qu'ils ont du potentiel et qu'ils peuvent nous réserver de bonnes surprises... peut-être en sauront-nous davantage dans les tomes suivants ? J'aimerai plus d'informations sur Sam Merlotte, le patron de Sookie et patron du bar-restaurant Chez Merlotte, Eric Northman le vampire-viking qui tient le bar pour vampires Le Croquemitaine, Jason Stackhouse le frère de Sookie et j'aimais bien la grand-mère aussi. Je n'ai pas réussi à m'attacher à l'héroïne pour le moment, elle ne m'a pas fait beaucoup d'impression ; je ne la deteste pas mais je ne pense pas être en mesure de dire que je l'aime bien (et puis, Sookie, c'est quoi ce nom de chien o_O ? L'auteur ne sait pas choisir de bons prénoms pour ses personnages où quoi ?) donc peut-être que ça viendra avec les tomes suivants car même si je suis mitigée sur ce tome un, je serais bien tentée de lire la suite car j'aime bien l'univers et certains personnages. En parlant des personnages... Bill Compton, le vampire et petit-ami de Sookie ne m'a pas emballée plus que ça... je n'ai rien à reprocher en particulier au personnage ni à la relation Bill/Sookie mis à part qu'elle est un peu trop précipitée à mon goût (ça n'inquiète pas plus que ça Sookie de sortir avec un vampire ? Un peu trop naïve, la Sookie !), et un peu trop de sexe pour une héroïne qui était vierge... le couple me paraît un peu mou, il n'y a pas l'alchimie que je m'attendais à trouver, ni ce certain dynamisme... autant dire que le vampire viking Eric m'a fait une bien meilleure impression alors qu'il n'est pas beaucoup apparu dans ce tome !

Ce tome rassemble de bons ingrédients pour passer un bon moment de divertissement : meurtres, romance, sexe, créatures surnaturelles. Et si les pensées et questions amoureuses de l'héroïne peuvent ennuyer un tantinet, ce tome se lit vite et bien. Malgrè une certaine lenteur dans le scénario et un manque de rythme, d'action, nous avons une enquête policière intéressante, bien qu'au second plan. Et si ce n'était certes pas une enquête à la Doyle ou à la Christie (pas assez de suspence pour ça), c'était intéressant et cohérent, l'identité du tueur étant difficile à anticiper. L'idée générale du roman est intéressante : un monde où les vampires qui ont toujours existé décident de faire leur coming-out, de se révéler au grand public et les simples mortels peuvent voir ceci d'un très mauvais oeil et être méfiant ou appréçier cette nouvelle, être curieux ou être impatient de rencontrer un vampire qui voudrait se fondre dans la masse. L'idée aurait donc mérité plus d'approfondissements mais l'auteur centre surtout son tome sur l'histoire d'amour naissante entre Bill et Sookie, une histoire surtout basée sur le sexe ; certes, sexe et vampirisme sont souvent liés, mais j'aurais aimé plus de scènes tendres pour me convaincre d'aimer ce couple que de scènes de sexe crues, heureusement que ça n'arrive pas avant la moitié du bouquin.

Naïve ou pas, Sookie a du potentiel, notamment par son don de télépathie, la forçant à avoir ce handicap d'entendre les pensées de tous sauf des vampires, ce qui est chose nouvelle et très appréçiable pour elle. Bill est donc un peu trop fade pour moi, c'est pourquoi je préfère encore Eric qui promet d'avoir une histoire et une personnalité intéressantes, bien que peu exploitées dans ce tome, j'attends d'en savoir plus par la suite. Malgrè des personnages sans grande consistance, certains promettent d'être intéressants, là encore j'attends de lire les tomes suivants pour constater tout ça.

Malgrè ces quelques points négatifs, j'ai passé un bon moment et j'ai bien aimé ce tome au final, dans l'ensemble, je suis suffisament intéressée pour continuer la série, au moins de poursuivre jusqu'au tome deux. J'ai aimé l'idée de base de l'histoire, certains personnages prometteurs, cet univers, cette atmosphère de la Nouvelle-Orléans... et j'aimerais, très bientôt si possible, découvrir la série tv inspirée de la série, True Blood...




Image tirée de la série, True Blood, avec Anna Paquin dans le rôle de Sookie Stackhouse, et Stephen Moyer dans le rôle du vampire Bill Compton.



Un extrait : 

Le soir où le vampire a poussé la porte de Chez Merlotte, le bar où je travaillais, j'ai tout de suite su que c'était lui.
Depuis que ses congénères avaient commencé leur
coming out, quelques années auparavant, j'espérais que l'un d'entre eux aurait la bonne idée de faire un tour chez nous, à Bon Temps. Dans ce coin perdu, on avait déjà des représentants de toutes les minorités, ou presque. Il ne manquait plus que la dernière à avoir été officiellement reconnue : les morts vivants.

Chapitre 1.

jeudi 11 mars 2010

L'enfant multiple - Andrée Chedid.

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L'auteur :
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Andrée Chedid, (20 mars 1920 - 6 février 2011) est une poétesse et femme de lettres française d'origine libanaise chrétienne. Grand officier de la Légion d'Honneur depuis 2009.

Emprunt CDI collège.



 Quatrième de couverture :

Entre son père, musulman d'Egypte, et sa mère, chrétienne libanaise, Omar-Jo est un enfant heureux ! Aussi souvent qu'il peut, il va dans les montagnes, retrouver son grand-père, troubadour. Il a douze ans. La vie est belle ! Mais il habite Beyrouth. En 1987. Les hommes se font la guerre... Un beau dimanche ensoleillé, devant la porte de chez eux... "Papa ! Maman !" L'explosion... Assourdissante, meurtrière, lui arrache plus que la vie ... Ses parents... Son bras ... L'exil. A Paris, le petit garçon aux prunelles d'Orient rencontre Maxime le forain... Son manège périclite ? Omar-Jo va le sauver! Sur la piste, au milieu des chevaux et des enfants rieurs, il caracole, chante et danse comme son grand-père au village. Il veut vivre ! Et sous les doigts magiques de son unique main, tout se transforme en or...


Mon avis :

Un très beau livre que j'ai eu à étudier durant mes années de collège. Un livre jeunesse qui peut tout aussi bien être lu et relu par de plus grands. C'est une histoire très bien faite, pleine de poésie, de message d'espoir, d'amour, de tendresse. Un ouvrage qui vous booste l'espoir en la vie et les autres.

Omar-Jo est un orphelin rescapé d'un attentat qui a coûté la vie d'Annette et Omar, ses parents. Maxime est un forain et le grand-père d'Omar-Jo, il décide de le prendre sous son aile et de le présenter dans son univers, celui des manèges, de la musique, de la joie, de la bonne humeur. Et Omar-Jo va s'attacher à recréer une nouvelle terre d'appartenance pour tous les 'déracinés', il va essayer de redonner le sourire à tous ceux qui ont perdu l'espoir...

Principalement basé sur le manège, nous avons le récit de trois personnages solitaires et blessés par la vie qui vont se croiser et s'élever les uns les autres. Nous sommes plongé dans un imaginaire grâce au grand-père Joseph, le forain, et son manège, tout ceci autour d'un enfant fragilisé par la vie, qui va tout découvrir grâce à ce grand-père formidable et conteur : le manège, la paix, la musique... Le manège se remet toujours à tourner avec la musique et ses lumière. Omar-Jo fait de son handicap sa force et un signe d'espoir. L'auteur a un style bien à elle qui me plait beaucoup : original, drôle, léger, plein de tendresse, profondément humain. Un livre plein de poésie et d'amour universel qui ne se laisse pas sombrer dans le pathos.

Extrait :
 

« Lorsqu'il sentait son public avec lui, applaudissant et riant de ses loufoqueries, Omar-Jo changeait brusquement de répertoire.
D'abord, il faisait taire la musique ; ses pitreries se fracassaient contre un mur invisible. Ensuite, il laissait un silence opaque planer au-dessus des spectateurs.
D'un seul geste, il arrachait alors les rubans ou les feuillages qui dissimulaient son moignon. Puis, il présentait celui-ci au public, dans toute sa crudité. »

Le silence de la mer - Vercors.

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'Hello darkness, my old friend
I've come to talk with you again...'

- The Sound of Silence, Simon & Garfunkel -


L'auteur :

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Jean Bruller (1902-1991), de son nom de Résistant : Vercors, était un écrivain, illustrateur et résistant français durant la Seconde Guerre Mondiale. Il co-fonda, en 1941, la maison d'édition clandestine Les Editions de Minuits avec Pierre de Lescure, et y publia sa nouvelle Le silence de la Mer en 1942.


Quatrième de couverture : 


Lorsque le Comité national des Ecrivains décide, en 1942, de créer une maison d'éditions clandestine, les fameuses Editions de Minuits, "Le silence de la mer" est le premier titre à être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération, mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement.

Cette sobre histoire, où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger, est un plaidoyer implacable contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux, c'est la terrible "mêlée des bêtes dans la mer" qui se trouve soudain révélée, et toute "la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent".Les récits qui accompagnent ici "Le Silence de la Mer" ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs.

Mon avis :

Livre découvert grâce au blog de Raison-et-Sentiments, puis trouvé à la bibliothèque de la fac. La lecture a été plutôt rapide, le livre étant court, et ne contenant que de nouvelles pas bien longues. Ces petites histoires sont toutes très bien écrites, intéressantes (surtout la toute première, Le Silence de la Mer), les émotions humaines sont très bien décrites. On a un regard nouveau sur l'occupation allemande.

Mon histoire préférée reste la première, je ne résiste pas à l'envie de vous en faire un résumé : en 1940, dans une ancienne demeure en province, un vieil homme et sa nièce voient une partie de leur habitation réquisitionnée pour héberger un officier allemand. Celui-ci, amoureux de la France, leur rend quotidiennement visite et essaye d'établir, vainement, un contact. Mais les deux hôtes français s'enferment dans un mutisme décidé. Loin de se vexer ou de se fâcher, l'officier allemand Werner continue ses monologues au coin du feu sur l'amour des peuples, la coopération, son admiration pour la France et sa culture, ses croyances en une union saine et forte entre la France et l'Allemagne, en l'avenir d'une Europe unifiée, la pluralité des cultures et des idées. Et puis, un jour lors d'un voyage à Paris, ses croyances vont se retrouver sincèrement bouleversées et tout bascule face à la dure réalité des choses, le vrai visage du Nazisme... Werner compend qu'il faisait fausse route depuis le début... et ne se sentant pas capable d'affronter ses deux hôtes à son retour, il demande sa mutation pour le front. Puis, la veille de son départ, le vieil homme et sa nièce briseront la forteresse de silence qu'ils avaient construit...


Bien-sûr, j'ai surtout accroché à la première histoire et j'aurais préféré qu'elle soit plus longue et plus développée car elle m'a vraiment intéressée. On a cet officier allemand, en admiration devant la France, ses écrivains, sa culture, qui voit l'invasion allemande comme une bénédiction pour les deux pays, persuadé que l'Allemagne est là pour aider la France, la rendre meilleure, j'ai particulièrement aimé la scène où il compare la France et l'Allemagne au conte de La Belle et la Bête. La France, comme Belle, est prisonnière d'une Bête infâme, cruelle, et doit supporter sa pesante présence avec courage et dignité mais elle se rendra compte que sous cette apparence de Bête se cache un prince beau, cultivé et doux lorsqu'elle commençe à s'attacher à son bourreau et à lui tendre la main. Que leur union donnera de beaux enfants, un bel avenir... j'ai bien dû relire plusieurs fois cet extrait tant il m'a marqué.

En fait, le personnage de l'officier m'a beaucoup émue, je me suis attachée à lui, je me disais que, le pauvre a des idéaux, il est amoureux de la France et se montre aimable, il n'a aucune idée de ce qu'il se passe réellement, la vraie face du Nazisme et de l'occupation allemande, il fait fausse route et il ne s'en rend pas compte. Donc, c'est le choc quand il s'en rend compte, un choc si profond qu'il n'ose plus affronter ses deux hôtes français. Puis l'impensable se produit : les deux sortent de leur mutisme qu'ils avaient batis en signe de résistance contre l'invasion.

Les autres nouvelles m'ont peut-être moins plu mais elles sont tout aussi bien. Nous avons Othello, Ce jour-là, Le songe, L'impuissance, Le cheval et la mort, L'imprimerie de Verdun et La marche à l'étoile. Le discours de Renaud dans L'Impuissance m'a émue. Son ami qui le croit fou quand il le voit brûler des livres et Renaud qui rétorque à quoi bon lire monsieur Baudelaire, passer des journées avec Stendhal, et tous ces grands écrivains français quand on sait que l'Homme fait des choses horribles à ses semblables, asphixie des innocents, à quoi bon être heureux d'être cultivé, intelligent, sensible à la littérature, lire des essais philosophique quand on est aussi un monstre, la pire des créatures qui tue de sang-froids ses semblables. A quoi bon quand on sait que d'autres souffent... Un récit de nouvelles que je suis très heureuse d'avoir découvert, pour conclure.


Un (petit) mot sur le film :



Le film de 2005 reprend Le Silence de la Mer et Ce jour-là. Il y a quelques changements au niveau des personnages (la nièce qui devient la petite fille du narrateur/vieil homme) mais ce n'est pas gênant, du tout. C'est 1h25 de bonheur. Le film se concentre plus sur l'officier et la petite-fille du narrateur que sur le vieil homme, c'est un peu plus romancé, on sent comme une connexion muette entre l'officier allemand et la jeune femme. Pas de clichés, pas de caricature, jeu des acteurs sublime. La scène des adieux est émouvante, comme une déclaration d'amour, un au revoir à mi-mots. En plus, j'aime l'accent allemand chez un homme quand il parle français, je trouve ça craquant. Une progression dramatique prenante dans ce film, pas de sentimentalisme. Juste... un très bon film que je ne me lasse pas de revisionner. Il me semble qu'il est encore disponible sur Youtube.

Extrait :

- Heureusement maintenant ils [les Allemands] ne sont plus seuls : ils sont en France. La France les guérira. Et je vais vous le dire : ils le savent. Ils savent que la France leur apprendra à être des hommes vraiment grands et purs.
Il se dirigea vers la porte. Il dit d'une voix retenue, comme pour lui-même :
- Mais pour cela il faut l'amour.
(...) Il ajouta, sur un ton de calme résolution :
- Un amour partagé.
Puis il détourna la tête, et la porte se ferma sur lui tandis qu'il prononçait d'une voix rapide les mots quotidiens :
- Je vous souhaite une bonne nuit.


Le silence de la Mer.

vendredi 5 mars 2010

Le challenge des livres et des régions.

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C'est sur le blog Matilda que je suis tombée sur ce challenge qui me tente beaucoup. Si je trouve suffisament de livres pour participer au challenge, je m'inscrirais sans problème à ce qui pourrait être mon tout premier challenge littéraire.

Ce challenge, il consiste à parler de nos auteurs régionaux en lisant un livre ou plus et en publiant notre avis sur notre blog, et qui paraîtra également sur le blog de Livres-en-Régions. On peut lire des romans du terroir, des romans contemporains ou historiques, des bandes-dessinées, des poèmes et peut-être même des livres de photos, du moment que l'auteur est originaire de votre région, peu importe ce qu'il écrit, même si ça n'a rien à voir avec sa région.

Il n'y a aucune limite dans le temps, ni dans le nombre de lecture ! Notez quand même qu'on préférera et donnera priorité aux écrivains qui ne bénéficient pas d'une notoriété importante. Une fois votre billet publié, il faudra le signaler sur le forum de Livraddict, au membre Lagrandestef qui a eu l'idée de ce challenge.

Lagrandestef signale aussi : "N'hésitez pas non plus à [me] signaler (de préférence via les messages privés) ce qui se passe autour de chez [vous] : une librairie sympa, un café littéraire, un salon du livre, le site web ou blog d'un auteur et surtout de [me] préciser quelle est la région concernée."

Voilà, c'est tout pour les indications. Je suis très tentée de participer au challenge et pour cela, j'espère avoir le temps nécessaire pour faire ce défi et assez de livres. J'ai déjà fait des recherches, noté des noms d'auteurs, quelques-unes de leurs oeuvres et je crois en avoir une ou deux déjà dans ma bibliothèque, donc j'aurais peut-être la chance de pouvoir commençer ce challenge. Je pense que ça devrait aller si l'auteur est né et a vécu un peu dans sa région avant de déménager vers les grandes villes... ?


En tout cas, je pense consacrer une catégorie à ce challenge et un peu de temps dans les librairies, magasins et bibliothèques afin de rechercher quelques livres de ma région qui est donc le Pas-de-Calais, ou plutôt le Nord Pas-de-Calais car les deux vont souvent ensemble...

Je retiens déjà les livres suivants :

- Effroyables jardins, de Michel Quint.
- Une ombre sans doute, de Michel Quint.
- Le journal d'Aurore, tomes 1 à 3, de Marie Desplechin.
- Veille de fête, de Jean Piat.
- Les silences et les mots, de Jean Piat.
- Manon Lescaut, de l'abbé Prévost.
- Le Diable, de Jacques Duquesne.