jeudi 28 janvier 2010

Les enfants de la liberté - Marc Levy.

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Quatrième de couverture :

« Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont fait que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains... »



>> Du même auteur : Et si c'était vrai.




Mon avis :

J'ai voulu retenter du Marc Levy, même si ce livre n'est pas comme les autres écrits par l'auteur. Cette fois-ci, c'est un roman historique et biographique en quelque sorte. Marc Levy retrace ici la jeunesse de son père, Raymond Levy, alias Jeannot, qui rentre dans la Résistance à 18 ans avec son frère cadet, Claude. Une brigade de résistants français ou venant d'autres pays, tous entre 16 et 22 ans qui rêvent de liberté et qui se rebelle face à l'autorité allemande et la France de Vichy. S'en prendre à un résistant, c'est s'en prendre à toute la Résistance, on venge le camarade tombé, on croit encore à la liberté et à la fin de la guerre.

Le récit de ces jeunes est bouleversant, on s'attache à eux rapidement, on en peut qu'être ému, bouleversé, avoir le souffle coupé face à leur courage, leur engagement, leur soif de liberté sans fin, et tout ce qu'ils ont vécu, tout ce qu'ils ont traversé comme épreuve, tout ce qu'ils ont perdu...

Marc Levy nous fait sourire, nous rendre ému, triste, nous fait réfléchir. C'est comme un héritage qu'il nous transmet car ce n'est pas l'auteur qui a vécu ce récit mais son père, et il l'écrit en toute simplicité et sincérité. Il nous transmet également, à travers son talent, un récit romancé oui, mais une partie importante de notre histoire. Pour ne pas oublier que même si la France a vite perdue la seconde guerre mondiale et qu'elle a collaboré avec l'Allemagne Nazie sous Vichy, il y avait des personnes qui n'avaient pas baissé les bras, qui résistaient encore, qui y croyaient encore et qui rêvaient d'une France libre après la guerre, et c'est une partie de l'Histoire qui me passionne terriblement.

Habituellement, l'emploi du présent me gêne, mais là c'est passé tout seul, il m'a même fallu un moment pour le remarquer ! J'ai eu plusieurs scènes préférées, et donc choisir un extrait fut plutôt difficile, je ne pouvais pas tous les mettre mais certains sont inoubliables. La promesse que Samuel demande à Jeannot de faire, son discours, l'infirmière en chef qui remet à sa place un officier allemand, le lien fort qu'on devine bien entre Jeannot/Raymond et son frère cadet, Claude...

C'est un livre plein d'humanité auquel on est attaché du début à la fin, et même lorsque la dernière page est tournée, les personnages nous manquent tellement qu'on a envie de relire leur incroyable parcours. C'est beau et émouvant, parfois un peu long, romanesque et mou ceci dit après les 100 premières pages, mais l'histoire est poignante sans pour autant tomber dans le "pathos".

C'est le récit marquant d'une bande de copains qui mènent la vie dure aux officiers allemands, qui ont des valeurs et qui, malgrè leurs souffrances, nous permettent de sourire aujourd'hui. On passe du rire aux larmes. Un beau témoignage, un peu romanesque, mais beau tout de même.

Extrait :

« L'heure du réveil n'a pas encore sonné mais tous les prisonniers sont déjà debout. Ils savent, quand l'un des leurs va être exécuté. Un murmure s'élève ; les voix des Espagnols se fondent à celles des Français que bientôt les Italiens rejoignent, c'est au tour des Hongrois, des Polonais, des Tchèques et des Roumains. Le murmure est devenu un chant qui s'élève haut et fort. Tous les accent se mêlent et clament les mêmes paroles. C'est la Marseillaise qui résonne dans les murs des cachots de la prison Saint-Michel.
(...) Marcel s'arrête au haut des marches de l'escalier, il se retourne, lève lentement le poing et crie : "Adieu camarades."
La prison toute entière se tait un court instant.
"Adieu camarade et vive la France" répondent les prisonniers à l'unisson. Et la Marseillaise envahit à nouveau l'espace, mais la silhouette de Marcel a déjà disparu. »

7.

Le vampire du Sussex - sir Arthur Conan Doyle.

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Quatrième de couverture :

Une mère vampire s'attaquant à son propre enfant : qui voudrait croire à une telle horreur ? Tel est pourtant, en apparence, le drame que Sherlock Holmes et son inséparable Watson doivent tenter d'éclaircir. Le détective de Baker Street en fera surgir une vérité bien différente... et accablante.

Cinq autres énigmes sont résolues ici, révélant la diversité d'inspiration de Conan Doyle : faux monnayage dans 'L'aventure des trois Garrideb', scandale mondain des 'Trois pignons', perversité amoureuse du baron Gruner d' 'Un client célèbre', exotisme colonial du 'Soldat blanchi', disparition dans 'La pierre de Mazarin'.

Avec la plus impeccable rigueur logique et un sens aigu de la mise en scène, Conan Doyle nous emmène en quelques pages aux frontières du fantastique ou de l'épouvante. Respectant un immuable protocole en trois temps : l'enigme, l'enquête, la solution, chacun de ses récits lève le voile sur un univers d'ombres, de violences, de secrets.


Mon avis :

Cela fait un petit boût de temps que j'avais envie de relire du Sherlock Holmes, ainsi en ai-je profité pour vous présenter un autre recueil de nouvelles holmesiennes que je n'avais pas encore eu l'occasion de parler sur ce blog.

Ces petites nouvelles sont tirées du recueil intitulé Les archives de Sherlock Holmes, et elles se dévorent assez rapidement, sans longueur ni ennui, toutes brillant du génie de Holmes... et de Conan Doyle qui parvient à nous émouvoir, nous révolter, nous offrir des textes machiavéliques, plein d'imagination qui nous tiennent en haleine jusqu'au boût pour quelques-uns d'entre eux. Sherlock Holmes est toujours aussi brillant, intelligent, sublime. Six nouvelles nous sont présentées. La première s'intitule Le vampire du Sussex où Sherlock Holmes reçoit deux étranges lettres... mentionnant des actes de vampirisme ! Impossible pour un homme de logique tel que lui de croire à de telles surperstitions mais il décide néanmoins de prêter attention à cette affaire impliquant une mère d'origine Péruvienne qui buverait le sang de son enfant... Dans Le client célèbre, la fille cadette du vieux général de Mervilles tombe follement amoureuse d'un baron autrichien peu recommandable et qui se retrouve suspecté de meurtre par Holmes et son nouveau client. La dernière victime du baron étant sa dernière épouse, dont la mort lui aurait fait gagner beaucoup en guise d'héritage. Le seul témoin de l'affaire est lui-aussi décédé.

C'est Sherlock Holmes qui nous raconte L'aventure du soldat blanchi, qui est une affaire où il a été sollicité par James Dodd à propos de la disparition d'un ami, Godfrey Emsworth, qui s'est vollatilisé après s'être blessé dans le sud de l'Afrique. Ne recevant plus aucune nouvelle de son ami depuis six mois, Dodd va à la rencontre de sa famille qui se conduit comme si Dodd mentait et qu'il ne connaissait pas leur fils, mais le majordome lui mentionne plus tard que Godfrey est dans une mauvaise passe. Et, la nuit venue, Dodd a crut aperçevoir une silhouette l'observer depuis la fenêtre de la chambre qu'il occupait chez les Emsworth. Dans La pierre de Mazarin, le docteur Watson arrive au 221b Baker Street pour trouver son ami endormi. Billy, un employé, lui explique que le détective pourchasse un voleur, et à présent, Holmes s'attend à ce qu'on attente à sa vie, donnant même l'adresse et le nom du voleur à Watson si jamais le criminel parvenait à ses fins.

Dans Les trois pignons, un certain Steve Dixie fait une entrée fracassante et remarquée dans le salon du 221b Baker Street en avertissant le détective de manière assez brutale de garder ses distances auprès d'un certain Harrows. Holmes l'intimide à son tour en lui parlant de la mort d'un certain Perkins où Dixie est inculqué... et enfin, dans Les trois Garridebs, Nathan Garrideb recherche deux personnes portant le même nom de famille que lui et c'est à Sherlock Holmes qu'il demande de l'aide. La raison d'une telle recherche est la suivante : le testament d'Alexander Hamilton Garrideb qui promet une somme de cinq millions de dollars à partager avec trois personnes de sexe masculin portant le même nom de famille que lui et pour le moment, seuls Nathan et un certain John se sont réunis pour trouver la troisième personne manquante. Mais Holmes ne fait pas du tout confiance à John Garrideb et ne croit pas un mot de son histoire, surtout que John n'est pas ravi de la décision de Nathan de demander de l'aide à un détective...

C'est toujours un plaisir de le retrouver, ainsi que son éternel compagnon qui ne le quitte jamais (quoique dans l'affaire du Soldat blanchi, Watson est absent et c'est Holmes qui raconte l'histoire, une perspective originale qui nous offre le point de vue direct de Holmes. Puis le récit de La pierre de Mazarin est à la troisième personne pour changer).


Holmes a beau être froid et logique, Watson est là pour apporter une petite touche chaleureuse, humaine, sensible et sympathique au récit, c'est pourquoi c'est souvent lui mon narrateur préféré, il apporte ce qu'il manque à Holmes. Je crois d'ailleurs que ma nouvelle préférée est celle des Trois Garrideb, que ce soit pour l'enquête qui m'a tenue en haleine jusqu'au boût, ou pour LA scène : celle où le criminel parvient à blesser Watson et où l'on voit que Holmes n'est pas si insensible que ça, c'est une belle scène d'amitié bouleversante et magnifique entre Holmes et Watson qui m'a émue, je ne sais pas combien de fois j'ai pû la relire. Conan Doyle dit tout sans rien dire... enfin, je me comprends ! Je suis tellement fan de ce duo mythique ! Tout est dans le regard, l'angoisse, l'émotion que les deux ont pû partager en cet instant magique ! Ces nouvelles étaient vraiment captivantes, on ne peut que s'incliner face à l'auteur.


Extrait :

Cela valait bien une blessure, beaucoup de blessures, de mesurer enfin la profondeur de la loyauté et de l'affection qui se cachaient derrière ce masque impassible ! Pendant un moment, je vis s'embuer les yeux durs, et frémir les lèvres fermes. Pour la première fois de ma vie, je sentis battre le grand coeur digne du grand cerveau. Cette révélation me paya de toutes mes années de service humble et désintéressé.

Les Trois Garrideb.

mardi 19 janvier 2010

It's raining cats and dogs - Jean-Bernard Piat.

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L'auteur :
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Jean-Bernard Piat, est un professeur agrégé et traducteur d'anglais, auteur de guide sur le vocabulaire, la grammaire anglaise.








Quatrième de couverture :

"The pianist made a tobacco",
"I am not in my plate today",
"She is a real cannonball"...

Vos amis anglais rient à gorge déployée en entendant vos expressions, vos collaborateurs australiens se tiennent les côtes devant vos traductions littérales, vos correspondants américains sont pliés en quatre en écoutant vos idiomes ? C'en est fini ! Parlez enfin un anglais fluent en découvrant plus de mille expressions idiomatiques du langage de tous les jours.


Regroupés en vingt grands thèmes, du loisir au travail en passant par l'amour ou la météo, mettez toutes les chances de votre côté pour que plus personne ne vous dise jamais : "You speak English like a Spanish cow !"



Mon avis :

Ce petit livre a été trouvé par hasard dans un magasin où je flanais, rien que le titre et la couverture attisaient ma curiosité.
C'est édition Librio, dont le livre n'est pas bien épais et donc, en expressions anglaises et leurs équivalents français, on ne peut pas forçément tout trouver mais c'était bien sympathique et utile, j'étais souvent tombée sur des expressions anglaises qui n'avaient ni queue ni tête pour moi ; et si l'on devait traduire nos très chères expressions et dictons français mot-à-mot en anglais, ils ne voudraient absolument rien dire ! C'était une intéressante découverte, une bonne façon d'analyser la société anglaise et française dans la langue, la différences ou ressemblances dans nos dictons, expressions...

Extrait :

« Il est d'une timidité maladive : He couldn't say boo to a goose.
A chacun sa chacune : Every Jack has his Jill.
Il est maladroit comme tout : He's all fingers and thumbs. »

Tara Duncan (T.1) Les sortceliers - Sophie Audouin-Mamikonian.

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L'auteur :


Sophie Audouin-Mamikonian, née le 24 août 1961, est une auteur française, d'origine arménienne, de littérature jeunesse. Elle est devenue célèbre grâce à sa saga Tara Duncan, mais s'est aussi illustrée dans d'autres romans : La danse des obèses, La couleur de l'âme des anges, les sagas Indiana Teller et Clara Chocolat...







Quatrième de couverture :

La mère de Tara Duncan a été enlevée !
Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur AutreMonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le pouvoir trop puissant de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seuls son sens de l'humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à délivrer sa mère, découvrir qui veut l'assassiner et pourquoi.



Mon avis :


J'ai entendu parler de Tara Duncan pour la première fois sur la toile, cette série jeunesse française est apparemment très appréciée  mais je n'ai jamais tenté la lecture car j'étais sceptique sur cette série que l'on dit être le Harry Potter français ; fan inconditionnelle d'Harry Potter, j'ai refusé tout dérivé, tout livre pouvant trop ressembler à l'univers de JK Rowling, mais ce qu'en disait Matilda m'intéressait et j'aime beaucoup l'humour de l'auteur, sa façon de raconter des scènes mêmes les plus banales de sa vie, dans son blog. Alors en me renseignant sur la saga, je me décide de donner sa chance à la saga, histoire de ne pas mourir idiote et de satisfaire ma terrible curiosité qui ne me laisse jamais tranquille dans le domaine des livres !

Dans ce premier tome d'une série qui doit normalement (sauf en cas de changement) compter au moins 12 tomes, nous faisons connaissance avec Tara Duncan, une jeune orpheline de 12 ans, aux yeux bleu marine et aux cheveux blonds possédant une longue mèche blanche que Tara aime beaucoup mâchouiller  Jeune fille normale, elle aimerait l'être car sa vie est parfois épicée de choses étranges dont elle est l'auteur, des choses qu'elle ne peut contrôler et dont elle a pris conscience depuis ses neuf ans. Et elle aimerait bien que sa grand-mère, qui est sa tutrice, se montre moins bornée et qu'elle lui fasse suffisamment confiance pour lui révéler la vérité ! Tara peut bien espérer, sa grand-mère sera muette comme une tombe ! Mais voilà qu'un soir, le manoir où elle vit est attaqué par de drôles d'individus tout de gris vêtus qui aimeraient bien kidnapper Tara. Leur échappant de peu, il a été convenu que pour sa sécurité, Tara devra loger temporairement sur AutreMonde, sous la protection d'un Haut Mage : Maître Chem, un dragon qui est sous sa forme humaine...

Bien-sûr, tout au long de ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Harry Potter pour certains éléments : l'histoire d'une jeune orpheline qui possède d'étranges pouvoirs et qui suit un apprentissage dans un monde peuplé de sorciers, dragons, elfes, géants, nains... Donc, oui, c'est une histoires d'apprentis sorciers, oui un professeur à l'allure sombre, au comportement douteux qui semble détester pour une raison qu'on ignore encore le personnage principal, oui ce fameux professeur semble être le coupable idéal de toutes les catastrophes donc logique que les héros l'accusent mais ce même professeur a la confiance absolue du grand Manitou, oui nous avons parmi les élèves quelqu'un avec un père haut placé dans la société qui adhère aux idées du grand méchant loup, et qui déteste le personnage principal dont il est jaloux, donc il va chercher à lui causer des torts, oui on a des non-sorciers qui sont nommés les Nonsos (ce qui nous fait un peu rappeller les Moldus de JKR) ... Mais malgré ces ressemblances flagrantes, Sophie-Audouin Mamikonian n'a pas plagié JK Rowling puisque le premier manuscrit de Tara Duncan a été envoyé pour la première fois aux éditeurs en 1991, année où Harry Potter n'était encore qu'une idée dans la tête créatrice de JK Rowling ; mais à l'époque, Tara Duncan a été refusée par les éditeurs, et l'auteur a choisi d'attendre jusqu'au jour où le moment serait le bon pour retenter et c'est justement au moment où Harry Potter rencontrait le succès que Sophie Audouin-Mamikonian a retenté sa chance et a réussit.


Sophie Audouin-Mamikonian.
Donc oui, les ressemblances avec Harry Potter sont flagrantes, mais pas nombreuses. Et nous retrouvons souvent le schéma classique du personnage principal qui est orphelin, parfois malheureux, qui se découvre des pouvoirs magiques et part faire son apprentissage dans un monde magique, dans la littérature jeunesse ; et comme le disait Oscar Wilde, il n'y a aucune idée qui ne s'appartienne pleinement, chaque livre s'est, d'une façon ou d'une autre, inconsciemment ou pas, inspiré d'une oeuvre antérieure. Les pégases, sirènes, cyclopes et géants, par exemple, viennent de la mythologie grecque dont s'est inspiré Homère pour l'Iliade et l'Odyssée. Donc d'une certaine façon, nous tenons presque tous nos idées depuis toujours et d'autres auteurs, de toute façon, il n'y avait pas de copyright pour les mythologies donc Homère pouvait s'en inspirer à souhait ! Ce n'est pas du plagiat, et même les architectes de monuments historiques se sont inspirés de monuments antérieurs, et vont inspirer des monuments futurs. Bon allez, j'arrête mon blabla et je reviens au livre ! 


Cela dit, ce qui fonctionne chez Harry Potter fonctionne moins bien chez Tara Duncan. Enfin, c'est mon opinion, j'ai grandi avec Harry Potter, j'ai été nourrie avec l'univers de JK Rowling qui m'a enchanté et qui m'enchante encore. Mais si Maître Chem et Maître Dragosh ont moins de charisme que les professeurs Rogue et Dumbledore, et que je préfère Harry à Tara, cela ne veut pas dire que le livre est mauvais. Juste que pour ce premier tome, certains éléments et certains personnages me paraissaient termes, moins intéressants que ceux d'Harry Potter dès L'Ecole des Sorciers. La formule fonctionne chez Tara Duncan mais... moins bien par rapport à Harry Potter. Bon, après ce n'est que le premier tome et Tara Duncan aura 12 tomes en tout, les personnages auront tout le temps d'évoluer et de s'approfondir.


Pour parler de l'intrigue, elle n'est... pas mauvaise, mais disons que j'ai eu du mal à trouver un fil conducteur. Il se passe trop de choses, et même si je suis ravie que l'auteur ait réalisé son rêve en publiant Tara Duncan, faisant rêver par la même occasion ses lecteurs, je suis d'accord avec une des critiques des éditeurs qui avaient refusé son manuscrit en 1991 : c'est trop touffu. Il se passe beaucoup de choses dans ce premier tome, certes on a pas le temps de s'ennuyer, c'est dynamique mais il se passe trop de choses. Il peut y avoir un problème que rencontrent les personnages, ce n'est pas grave, ce sera résolu d'ici quelques pages, il se passe vraiment trop de choses pour un seul tome : oh Machin est enlevé, Bidule est mourant il faut aller dans tel endroit pour l'antidote, beaucoup trop de problèmes... qui sont vite résolus et on passe à autre chose comme s'il ne s'était rien passé où que l'énorme soucis soit de l'histoire ancienne, comme s'il n'avait pas été si grave que ça. Les problèmes se règlent trop rapidement, c'est un peu ce que je reproche au roman, l'auteur pourrait mettre moins de problèmes/péripéties et ne pas les résoudre en quelques pages ! On finit par partir dans tous les sens !

Autre chose touffue : l'univers. Pas que ça me gêne qu'on en sache beaucoup sur l'univers, au contraire, celui de Tara Duncan est très riche et intéressant. AutreMonde est intéressant, a ses contrées (Omois, Lancovit...), ses différents peuples (nains qui détestent la magie, géants très susceptibles et qui aiment tout casser, des sorciers qui sont nommés sortceliers, des vampyrs, des elfes, des dragons...), ses créatures magiques... ce qui m'a fait un peu penser au 10e Royaume qui est un monde que l'on traverse par des miroirs magiques et qui se compose de neuf royaumes, chacun habitant des ogres, nains, sorciers, gens normaux, créatures enchantées. L'univers est très riche (l'auteur a eu le temps d'y réfléchir depuis 1991 et c'est l'univers qu'elle a travaillé en tout premier), a ses pays, des monarques, une Histoire qui lui est propre avec des guerres, des coutumes... Alors oui, des fois, selon certains livres, on peut se plaindre de ne pas avoir assez d'informations, ici on est gâtés... un peu trop même. Oui, c'est fort intéressant, on se régale de ces informations, on est fasciné mais on s'y perd un peu avec ce trop plein d'information, on est noyé sous toutes ces informations alors que l'on est qu'au premier tome. L'auteur aurait pu, je pense, révéler certaines choses ici, juste pour intéresser ses lecteurs, leur mettre l'eau à la bouche, et révéler le reste dans les tomes suivants, qu'on ait juste ce qu'il faut dans chaque tome. Du coup, ça me fait peur : et si on continuait à avoir un trop plein d'informations dans les tomes suivants ?

Malgré cet océan d'informations, l'univers est accrocheur ! de toute façon, un livre de fantasy/fantastique rempli de créatures magiques et dont les sorciers sont les vedettes, et qui suivent un apprentissage, ça ne peut que me plaire. Surtout que les descriptions des deux palais où se retrouvent les personnages me plaisent : les palais sont comme des personnages eux-mêmes car vivants et changeants. Les noms de certains personnages sont eux-aussi originaux, comme par exemple : Maître Chemnashaovirodaintrachivu, même si c'est un nom à coucher dehors, pas facile à retenir, on préférera Maître Chem. Autre chose : j’apprécie la présence d'un lexique qui explique davantage les créatures et autres de l'univers, ainsi qu'une carte, mais je dois avouer que c'est un peu gonflant de devoir toujours interrompre ma lecture pour aller voir en fin de livre alors que sans lexique et avec une définition simple et concrète, on comprend très bien, donc ça manque un peu de fluidité.


Quant au style... il y a beaucoup d'humour, que ce soit dans la narration ou chez certains personnages (comme Cal :D), et c'est très appréciable  c'est quelque chose que j'aime beaucoup retrouver dans la littérature. Il y a beaucoup d'humour, ce qui rend la lecture divertissante, amusante, bref, une lecture détente. Après ça, ça reste assez... fluide pour lire tout le roman, et même l'engloutir, sans se casser la tête mais ça reste un peu brouillon. Bon, il est simple et reste très jeunesse, mais là encore, Tara Duncan est une série jeunesse, et ce n'est que le premier tome, l'auteur peut toujours s'améliorer par la suite. Je ne parlerais pas de l'intrigue, je l'ai déjà fait, avec les actions qui s'enchaînent rapidement et les difficultés facilement et rapidement aplanies, ben oui, j'aurais aimé plus de difficultés qui durent pendant quelques chapitres, certaines situations auraient mérité d'être approfondies ! Beaucoup de choses arrivent en même temps et se finissent aussi rapidement qu'elles sont intervenues, c'est déconcertant. J'ai eu l'impression que l'auteur cherche pas de difficultés : [ Grand mère Duncan a donné sa parole, si Tara use sa magie, la grand-mère meurt PUIS on apprend que finalement Tara peut utiliser sa magie sans dommage, le personnage de Moineau bégaie puis ne le fait plus face à la puissante magie de Tara, pourquoi ? Ça énervait l'auteur, d'écrire les bégaiements de Moineau ? ] J'ai trouvé, en effet, que beaucoup de choses tournaient en faveur de Tara et ses amis, ce qui n'empêchait pas l'héroïne de se plaindre...

Tiens justement, pour parler des personnages. Nous en avons une multitude, certains intéressants, d'autres moins. Les "Euuuhhh" des personnages (enfin de certains) m'ont agacés à plusieurs reprises, à la longue, ça devient lassant et fatiguant. L'héroïne, Tara Duncan, reste quelqu'un de bien sympathique, que je prends plaisir à suivre dans l'ensemble bien que je trouve exagéré qu'elle soit super-puissante à seulement 12 ans et en ayant rien appris de la magie, malgré ses antécédents familiaux. Alors, oui, elle n'a pas souhaité être une sortcelière super-puissante et se plaint souvent de sa magie, mais elle est trop puissante et résout trop facilement des choses qui font casser la tête aux adultes alors qu'elle n'est encore qu'une enfant, ça fait un peu Mary-Sue. Je ne déteste pas Tara, au contraire, je l'aime bien, c'est une brave petite mais certains traits de son caractère ne me plaisent pas trop et me semble un peu trop parfaite pour être réelle (elle est belle, elle est célèbre, elle est maligne, elle sait toujours tout sur tout, elle a réponse à tout).

D'autres personnages comme Fabrice, Robin, la grand-mère Isabella, Maître Chem... sont sympathiques et peuvent être intéressants, mais ne sont guère développés. Tout ce qu'on sait de Fabrice, par exemple, est qu'il est l'ami d'enfance de Tara et très porté sur les charades. Mais comme on est qu'au premier tome, je réserve mon jugement par la suite. Ces personnages seront sans doute plus approfondis dans les tomes suivants, et ici, nous avons déjà eu l'univers bien approfondi ! Cela dit, des personnages comme Moineau (alias Gloria) et Cal m'ont paru bien intéressants et attachants, je serais ravie de les suivre. Cal me fait rire et son don de jeune Voleur farceur m'intéresse, ainsi que Moineau et son secret particulier. Je serais ravie d'en savoir plus aussi sur Maître Chem, la naine Fafnir, Maître Dragosh le vampyr ou encore Magister, le grand méchant de l'histoire. Il a un certain charisme et promet d'être bien intéressant ! [ même si... bon... Robin qui s'est déjà entiché de Tara et qui lui sort un "Je donnerai ma vie pour toi !", j'ai envie de dire "euh, attends coco, tu la connais depuis combien, euh... deux semaines ?" ]

N'allez pas croire que j'ai détesté ce livre pour autant ! J'ai bien aimé cette lecture, malgré les points noirs que j'ai pu relever, et j'aime suffisamment pour vouloir connaître la suite. Cette série jeunesse promet d'être fort sympathique, malgré tout, ce monde introduit par Sophie-Audouin Mamikonian est enchanteur, la façon dont la magie est vue, un palais vivant et changeant selon le grès de ses humeurs, les animaux fantastiques, certains personnages qui me plaisent... Bref, c'est un livre qui ne prend pas la tête, cultive l'humour et montre un univers intéressant de la magie. Malgré l'épaisseur du livre, ça se lit facilement et rapidement, le style est simple, il y a beaucoup d'humour et de fraîcheur, on est vite pris dans l'histoire, c'est franchement original pour certains éléments. L'auteur a vraiment beaucoup d'imagination, on voit qu'elle a beaucoup travaillé son univers qui reste très enchanteur. J'aurais peut-être plus apprécié si j'avais lu ce livre plus jeune car ici, mon avis est mitigé. Cela dit, j'ai quand même bien aimé dans l'ensemble, malgré mes critiques, j'ai envie de continuer la suite pour les points positifs et parce que je suis curieuse, et puis, la saga peut toujours s'améliorer par la suite, je suis confiante :)





Cal (Caliban Dal Salan), Moineau (Gloria Daavil) et Tara Duncan (Tara'tylanhnem Tal Barmi Ab Santa Ab Maru Tal Duncan, avec un nom pareil, ça doit pas être pratique pour remplir les fiches de la Sécu...). Image tirée du dessin-animé qui s'est inspiré de la saga à succès.


Extrait :


« - Bon, reprenons au commencement. Qu'est-ce qu'on avait dit au début du jeu ?
- Pas de lévitation, pas de télékinésie, rien du tout, récita Tara sagement.
- Ôte-moi d'un doute. Moi, flottant à trois mètres du sol, c'était quoi ? »


Chapitre un. Pouvoirs et mensonges.

mardi 5 janvier 2010

Tag Harry Potter.

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C'est grâce au blog de Bazar-de-la-Littérature que j'ai découvert le
Tag Harry Potter. Ayant un énorme coup de coeur pour ces livres depuis des années, il était hors de question que je ne le fasse pas. So... here we go !

1. Vous recevez une lettre vous annonçant que vous êtes admise à Poudlard. Comment réagissez-vous ?
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Oh. Déjà, je vérifie si ce n'est pas une mauvaise blague, surtout après le mauvais coup qu'on nous a joué au Nouvel An. Si la preuve m'est donnée que ce n'est pas une plaisanterie, je crois que je serais stupéfaite car je crois n'être qu'une pauvre petite Moldue ordinaire. Pouquoi Poudlard d'ailleurs ? On est en France, pourquoi pas Beauxbâtons, alors, lol ?


2. Vous voilà donc une sorcière et c’est bientôt la rentrée, ce qui vous conduit à Diagon Alley, passage obligé pour toute jeune sorcière pourvue d’une liste de fournitures bien garnie. Quel est l’endroit que vous désirez le plus visiter ?°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Ouch, quel choix difficile. C'est vrai, tout est tentant au Chemin de Traverse ! Mais je pense surtout à Fleury et Bott, la librairie (pas très surprenant pour ceux qui me connaissent) ou Chez Ollivander, pour la baguette magique, ou le magasin d'animaux.

3. Vous avez la possibilité d’avoir un animal de compagnie. Allez-vous choisir un chat, un hibou, un rat ou un crapaud? Ou allez-vous tenter de faire entrer en douce une autre créature magique ?
++++++++++ Un seul ? Oooh, et moi qui voulait prendre un chat (... ou deux. Pour pas que le premier se sente seul) qui dormirait dans mon lit, que je carresserai... et aussi un hibou ou une chouette car j'adore ces oiseaux et qu'il en faut bien pour le courrier. Du moment qu'il ne fasse jamais connaissance avec mes félins.


4. Mise à part la baguette, quel serait l’objet magique que vous désireriez le plus posséder ?
++++++++++ Un Rapeltout, car je suis parfois suceptible d'oublier un ou deux trucs ou alors la Carte du Maraudeur pour explorer le château sans me perdre et découvrir ses passages secrets.


5. Et parce que je sais très bien que vous avez toutes fait un saut chez Flourish&Blotts, quel est le livre que vous désirez le plus ?
++++++++++ Hummm, ça dépend de ce qu'il y a comme livre... Peut-être un sur l'histoire de la magie, les créatures magiques, sur les Potions (siii, ça doit être intéressant de faire des potions !) ou L'Histoire de Poudlard pour en apprendre plus sur le château, ses Fondateurs, la Chambre des Secrets (oui, j'ai relu le tome 2 récemment xD)


6. La grande aventure commence…Vous êtes dans le train qui vous emmène à Poudlard et la dame qui vend toutes sortes de friandises passe dans votre compartiment. Qu’est-ce que vous voudriez le plus goûter ?
++++++++++ Aimant le chocolat, je répondrais bien-sûr les Chocogrenouilles. Et peut-être, si je suis courageuse, des Dragées Surprises de Bertie Crochue. Sinon, les Fondants de Chaudron et les Patacitrouilles me paraissent intéressantes à goûter...


7. A présent, vous voilà dans le grand hall, dans la file des premières années. A votre avis, dans quelle maison le choipeau va-t-il vous envoyer ? (attention, la question n’est pas dans quelle maison voudriez-vous être, car, à moins d’être Harry Potter, ce n’est pas à vous de décider)
++++++++++ J'aurais aimé Serdaigle, ayant toujours le nez dans mes livres et étant qualifiée d'élève calme et sérieuse. Mais je ne suis pas si fanatique que ça de l'école, je suis paresseuse et je préfère mes vacances !! Je crois donc plus me voir chez les Pouffsoufle, ce qui n'est pas plus mal en fin de compte.


8. De tous les cours qui vous sont proposés, auquel voulez-vous le plus assister ? Et lequel vous ferait le moins envie ?
++++++++++ Quel dur choix à faire... ils sont tous intéressants ! Potion me semble bien, mais je crois que j'aurais peur de Rogue, lol. Défense contre les forces du Mal si c'est Lupin qui enseigne <3 Histoire de la Magie, si je m'endors pas avec le professeur. Sinon Botanique, je crois que je me plairais dans ce cours-là !


9. Si vous deviez être pris en train de briser une règle de l’école, laquelle serait-ce ?
++++++++++ Impossible ! Je suis bien trop sage pour ça. Si vraiment je devrais enfreindre une règle, ce serait bien pour avoir fait du charme au professeur Lupin mais j'ai bien peur d'être beaucoup trop timide pour oser l'approcher. Peut-être pour balade nocturne, alors ?


10. De quelle manière réussiriez-vous à faire gagner des points à votre maison ?
++++++++++ Piouf... timide comme je suis, je risque pas de parler en cours, même pour donner des réponses... sauf si on m'interroge et que j'ai bon, je remporterais quelques points... le Quidditch, même pas la peine d'y penser. Je ne suis pas sportive et j'ai le vertige.


11. Qu’est-ce que vous aimez le plus à Poudlard?
++++++++++ La bibliothèque, le professeur Lupin... (presque tous les professeurs en fait !), le parc, le lac, les cours, le château tout entier, les fantômes... tout plein de choses !


12. Avec quel personnage vous lieriez-vous d’amitié si l’occasion vous en était donnée ?
++++++++++ J'aime me prendre de sympathie avec mes profs. Vous croyez que je peux avec Remus Lupin ?? Sinon, je me vois bien amie avec Luna Lovegood ou Neville Londubat. Ou Nick Quasi sans Tête, il m'a l'air amical et sympathique, ce fantôme. Par contre, j'adorerais rencontrer Fred et George Weasley ! Gred et Forge, quoi !


13. Si vous aviez la possibilité de revivre l’une des scènes du tome 1, laquelle serait-ce ?++++++++++ Pourquoi le tome 1 ? Pourquoi pas le tome 3 ?
Je dirais la découverte du monde magique en général, Poudlard ou la scène du Miroir du Rised, je serais curieuse de voir ce que j'y verrais...