lundi 21 décembre 2009

Le Quidditch à travers les âges - JK Rowling.

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Du même auteur :

- Une place à prendre.



Quatrième de couverture :

S'il vous est jamais arrivé de vous demander quelle est l'origine du Vif d'or, comment les Cognards sont apparus ou pourquoi les Wigtown Wanderers portent l'image d'un couteau de boucher sur leurs robes, vous devez lire Le Quidditch à travers les âges. Cette édition est la reproduction exacte du volume conservé à la bibliothèque de Poudlard où il est consulté presque chaque jour par les fanatiques de Quidditch.

Mon avis : 

Livre acheté en même temps que son conjoint et lu dans la même journée, et moi qui redoutais un peu cette lecture (j'aime bien le Quidditch mais pas tant que ça), j'ai été agréablement surprise, j'ai passé un très bon moment de lecture. Je mériterais presque des claques : comment ai-je pû penser être déçue d'un livre de JK Rowling ? Franchement ?

Ma préférence va quand même aux Animaux fantastiques, mais ce livre est sympathique dans son genre, on commençe d'emblée avec la petite fiche que l'on trouve dans chaque livre emprunté à une bibliothèque d'école avec le Nom/Prénom et A rendre le. Où l'on apprend que Ron Weasley a rendu ce livre en retard, qu'Hermione l'a emprunté deux fois, que Drago Malefoy l'a aussi emprunté et qu'il a plutôt une jolie écriture, ainsi que d'autres noms d'élèves. Où l'on découvre un avertissement de la très douce et sensible madame Pince, la bibliothécaire, que je ne résiste pas à vous recopier : Quiconque aurait l'imprudence de déchirer, lacérer, tordre, plier, abîmer, dégrader, souiller, tacher, jeter, laisser tomber ou détériorer ce livre de quelque manière que ce soit, de le maltraiter ou de lui manifester le moindre manque de respect, devra en subir des conséquences que je m'efforcerai de rendre aussi douloureuses que possible. Cet ouvrage se veut donc une copie de l'exemplaire qui se trouve dans la bibliothèque de Poudlard. Nous avons aussi une préface du professeur Dumbledore afin de nous faire découvrir à nous, Moldus, les origines du Quidditch, son évolution, les différentes règles et équipes du Royaume-Uni.

L'auteur nous renseigne plus sur le sport national, si ce n'est le sport des sorciers (JK Rowling n'a jamais, d'ailleurs, fait aucune autre mention d'un autre sport pour sorcier dans sa saga... tout laisse à croire qu'ils n'ont que le Quidditch), dans un style très simple, très agréable à lire avec des anecdotes amusantes et, bien-sûr, des références à la saga. Rien que la citation de Ludo Verpey en parlant du livre 'Je vous parie ce que vous voudrez que ca deviendra un best-seller. Tu peux y aller. C'est gagné !' quand on sait à quel point ce cher Ludo est un fanatique de Quidditch... et de paris ! Ou encore l'anecdote sur le changement de devise de l'équipe des Canons de Chudley, que Ron Weasley supporte. A force de perdre sans cesse, leur triomphante devise intitulée 'Nous vaincrons' qui devient piteusement à partir de 1972 'Croisons les doigts et gardons espoir'.

J'ai beaucoup aimé aussi les citations de sorciers célèbres qui partagent au public leur opinion sur l'ouvrage : Bathilda Tourdesac, auteur d'Histoire de la Magie ; Balai Magazine, Gilderoy Lockhart un écrivain amoureux de son public et de son physique ; ou encore cette affreuse journaliste Rita Skeeter, avide d'offrir à son public des scoops scandaleux. Nous avons aussi une introduction sur l'auteur (pas JK Rowling mais Kennilworthy Whisp, en fait JKR a utilisé le même procédé que Les animaux fantastiques) et comme son conjoint, en achetant ce livre, les frais sont reversés à l'association caricative Comic Relief. Ce livre est divisé en chapitres et nous parle, en gros, de l'évolution du balai volant, des anciens jeux sur balai avant le Quidditch, les précautions pour ces jeux, l'apparition du Vif d'Or qui est une pièce importante pour le Quidditch, l'évolution du Quidditch avec les balles, le terrain, les joueurs, les règles du jeu, les arbitres, les équipes d'Irlande et de Grande Bretagne, le Quidditch à travers le monde, comment est-il joué dans le monde entier, d'autres sports sur balai comme le balai de course... autant dire que je ne suis pas une fan du Quidditch (et même du sport en général !), même si j'ai adoré lire les scènes dans les livres, ceci dit c'était intéressant d'en savoir plus. C'est moins 'encyclopédique' que Les animaux fantastiques, on en apprend beaucoup, beaucoup plus sur le Quidditch, et c'est très intéressant, en plus on retrouve quelques illustrations de l'auteur, moins que le livre précédent, mais il y en a !

C'est un petit livre, bien-sûr, mais c'est un plaisir que de se replonger dans l'univers Harry Potter, l'auteur nous prouve bel et bien qu'elle a crée un monde complet, bien ficelé, elle a pensé à tout. C'est très bien écrit et c'est intéressant, même pour ceux n'aimant pas le sport. En plus, acheter ce livre c'est faire une bonne action !



 


Un terrain de Quidditch (probablement celui de Poudlard).

Extrait :

Les fautes :


Les règles sont faites, bien entendu, pour être violées. Le Département des jeux et sports magiques a recensé sept cents fautes possibles au Quidditch et l'on sait qu'elles ont toutes été commises au cours du même match, lors de la finale de la première Coupe du Monde, qui eut lieu en 1473. La liste complète de ces fautes n'a cependant jamais été rendue publique auprès des sorciers. Le département considère en effet que cette liste pourrait "donner des idées" aux sorcières et sorciers qui la consulteraient.


Les animaux fantastiques - JK Rowling.

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Du même auteur :

Quatrième de couverture :
Il est rare qu'une maison de sorcier ne compte pas dans sa bibliothéque un exemplaire des Animaux fantastiques. Désormais, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d'apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl...


Mon avis :

La sortie du sixième film de la saga Harry Potter a eu le mérite de voir tous les livres de JK Rowling en tête de gondole dans les magasins à cette période-là, de tous les livres de l'auteur, c'étaient ces deux-là qui me manquaient dans ma bibliothèque (Les animaux fantastiques et Le Quidditch à travers les âges). Je peux maintenant affirmer tout posséder de ce qu'a écrit mon auteur fétiche (en attendant que la dame nous ponde un autre roman, bien-sûr).

Ces deux livres ont été écrits dans le début des années 2000 par JK Rowling, pourtant, impossible de les trouver en magasin ! Ils étaient en rupture de stock, donc merci à la sortie du DVD d'Harry Potter 6 pour avoir ajouté ces livres en magasins, dans une nouvelle édition. Les bénéfices du livres sont, de plus, intégralement reversés à l'association humanitaire Comic Relief qui se destine à aider les enfants des pays pauvres. Pour les fans d'Harry Potter, ce livre nous fait immédiatement penser à l'un des premiers livres de classes d'Harry Potter, dans le tome un, alors qu'il lisait la liste de ses livres scolaires peu de temps avant de débuter sa première année à Poudlard. JK Rowling s'est donc proposée d'écrire ce livre. C'est donc un manuel scolaire qui nous explique, en gros, ce que sont les animaux fantastiques, comment les dissimuler aux Moldus (personnes sans pouvoirs magiques), leur classification selon leur taux de dangerosité, c'est un dictionnaire des animaux fantastiques dans le monde des sorciers, on y retrouve des créatures déjà rencontrées ou mentionnées dans la saga Harry Potter, mais pas toutes, il y en a plein d'autres que l'auteur nous présente.

Ce qui m'a surtout plu dans ce petit livre était les petits commentaires laissés par Harry et ses amis. Cet exemplaire étant présenté comme étant celui d'Harry, celui-ci et ses amis Ron et Hermione (mais surtout Ron en fait) ont écrit quelques notes et commentaires, surtout Harry et Ron qui ne se sont pas gênés pour écrire dans un manuel scolaire xD Bien-sûr, pour comprendre certaines de ces notes, il faut avoir lu la saga et la connaître plutôt bien sous peine de ne pas comprendre (comme par exemple, le paragraphe consacré à la créature Kappa où c'est clairement annoncé que c'est un animal que l'on trouve au Japon et qu'Harry réplique, par une note, que le professeur Rogue n'a pas lu ce livre. Ceux qui connaissent bien la saga se rappelleront que Rogue, qui remplaçait le professeur Lupin en Défense contre les Forces du Mal dans le tome trois, avait pris la liberté de jeter un œil à des copies d'élèves déjà corrigées et qu'il avait lancé que le Kappa n'habitait pas au Japon). Ce livre a donc un côté comique que n'a pas Le Quidditch à travers les âges, à travers les petits commentaires laissés par Harry, Ron et Hermione. Comme bon nombre d'élèves, Harry et Ron (et quelques rares fois, Hermione. Rare car Hermione, l'éternelle élève modèle, n'oserait jamais souiller un livre en écrivant dedans !) n'ont pas su s'empêcher d'écrire sur les pages du livre : dessins, jeux du pendu ou du morpion, commentaires souvent drôles, petites conversations entre Harry et Ron... la plupart faisant référence aux tomes de la saga. Il y en a tant... ça nous plonge indirectement dans la saga, et quel bonheur !

Bon après, on pourrait reprocher l'aspect trop encyclopédique du livre, mais ce livre a été conçu pour être présenté comme un manuel scolaire. Mais personnellement, je retrouve l'humour de JK Rowling dans les descriptions des créatures aussi, elle a toujours eu une façon bien à elle de décrire des créatures ou des personnages de manière amusante, et c'est un plaisir que de retrouver cela dans ce petit livre, en plus des clins d’œil à la saga. Le style dictionnaire du manuel peut être lassant oui, mais je pense que ça ne peut pas gêner si on lit le livre d'une traite, le livre étant court. Nous avons les présentations des créatures fantastiques de A à Z, avec leur description, leur niveau de dangerosité, comment réagir si on se retrouve face à elle, où les trouver, nous n'avons pas que ça car il y a aussi une biographie de "l'auteur" du manuel (c'est JK Rowling qui l'a écrit bien-sûr mais en se faisant passer pour l'auteur du livre dans la saga qui est Newt Scamander, soit Nobert Dragonneau dans sa version française... j'ai été claire, là xD ?), une préface d'Albus Dumbledore et une introduction qui se divise en quelques titres (Qu'est-ce qu'un animal fantastique pour les Moldus, Les créatures et leurs cachettes, L'importance de la Magizoologie) et enfin la classification des animaux fantastiques selon le Ministère de la Magie par croix. Une croix valant à 'Animal ennuyeux' et cinq croix signifiant 'connu pour être un tueur de sorcier/Impossible à dresser ou à domestiquer', ensuite nous passons au dictionnaire des créatures magiques, ponctué de quelques dessins de JK Rowling. Et, à la fin, un répertoire de ces créatures et une table des matières.

J'aurais quand même voulu que certaines définitions soient un peu plus développées quand même, mais bon. Ça reste quand même un petit livre très sympathique, mais plus susceptible de plaire aux fans d'Harry Potter qui veulent prolonger leur plongée dans cet univers. Ça fait toujours une bonne dose d'Harry Potter quand on est en manque ^__^

Extrait :

Vous avez entre les mains une copie de l'exemplaire personnel de Harry Potter avec les notes documentaires que ses amis et lui-même ont ajoutées dans les marges. Bien que Harry se soit montré quelque peu réticent à l'idée de voir ce livre reproduit dans sa forme présente, nos amis de Comic Relief estiment que ces modestes ajouts personnels ne feront que renforcer le caractère distrayant de l'ouvrage. Mr Newt Scamander, depuis longtemps résigné à voir son chef-d'oeuvre s'orner de multiples graffiti, a volontiers donné son accord.

Préface. (d'Albus Dumbledore)

dimanche 22 novembre 2009

La voleuse de livres - Markus Zusak.

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L'auteur :

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Markus Zusak, né en 1975, est un auteur australien de romans pour jeunes adultes. Il vit actuellement à Sydney avec sa famille où il enseigne l'anglais.





Quatrième de couverture : 

 
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux évènements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis : 
 
Un livre magnifique, comme je n'en avais jamais lu auparavant. Déjà, la couverture est jolie, le titre est intriguant, de même que son sous-titre ! La Mort, narratrice d'une histoire ! Une histoire qui se situe durant la Seconde Guerre Mondiale et le temps noir où le Nazisme régnait. Tous les élèments étaient bon pour que je sois rapidement fascinée. J'ai été piquée de curiosité depuis le début.

C'est l'histoire d'une petite fille, Liesel Meminger, qui a été envoyée par sa mère dans une nouvelle famille d'accueil à cause de la guerre. Et c'est lors d'un enterrement qu'elle commençera sa vocation de voleuse de livre en volant un manuel, bien qu'elle soit illétrée. C'est le début d'une série de vols. Puis, elle trouvera chez les Hubermann sa famille d'accueil avec Hans, peintre en bâtiment et Rosa, mère au foyer ; puis des camarades, comme son voisin Rudy Steiner, fasciné par Jesse Owens, un athlète afro-américain. Avec son père adoptif, Liesel apprendra à jouer de l'accordéron et à lire grâce aux livres volés. Plus le temps passe et plus Liesel apprend à connaître l'univers des livres qu'elle vole ou qu'elle reçoit, elle décidera même d'écrire son propre livre : La voleuse de livres. Liesel apprendra le pouvoir des mots en lisant ses livres à ses proches ou en écrivant le sien, ce pouvoir fabuleux qui aidait à calmer elle et ses proches durant les grondements terribles des bombardements...

L'auteur a une manière d'écrire tellement incroyable, c'est magnifique et fort, c'est profond, c'est beau. Son livre doit être l'un de ceux qui laissent son souvenir encré dans les mémoires des lecteurs, c'est original, rien que par la narratrice très particulière : la Mort. Elle raconte une période marquante de notre Histoire, elle porte son regard sur ce monde qui était alors froid, cruel, inhumain, témoin passif de la folie humaine, mais qui parvient tout de même à nous faire voir le côté beau dans cette histoire, en rajoutant sa touche d'humour et de malheur. Les livres, les mots, les personnages, la force de l'espoir et de l'amitié donnent au livre toute sa magie.

L'histoire est joliment racontée, nous avons une Mort intriguée par les couleurs comme pour un moyen de se détourner de toute la misère qui entourait le monde durant cette triste période de guerre. Comment ne pas s'attacher à Liesel et aux gens qui l'entourent ? Comment rester insensible à cette petite fille qui découvre le plaisir de la lecture, les liens familiaux, l'amitié, la solidarité dans l'adversité ? Je connais pas mal de choses sur la Seconde Guerre Mondiale, l'Allemagne Nazie et toutes les horreurs de la guerres et ce qu'on infligait aux Juifs, mais c'est toujours affreux d'en découvrir plus. Mais ce livre n'est pas choquant. Ce livre est touchant, il nous montre l'horreur et la solidarité, la beauté et la brutalité de l'Humanité, le pouvoirs des mots, des livres, l'amitié dont une grande partie de l'intrigue tourne autour du sujet, moi qui trouve l'amitié une chose belle et incroyable, plus intéressante que l'Amour des couples, plus passionnantes, plus fort... je ne sais même pas si je suis capable de décrire ce livre, car ce que j'ai écrit, j'ai l'impression que c'était très peu pour parler de ce petit bijou. Un livre baigné dans le paradoxal, aussi. Mais ça, c'est à vous de voir quand vous lirez ce livre un jour !

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire l'article Wikipédia. Allez-y, ça en vaut la peine et il y a des extraits ! En deux mots : un livre magnifique, touchant, paradoxal.

Extrait :
 
« J'aurais aimé parler à la voleuse de livre de la violence et de la beauté, mais qu'aurais-je pu dire qu'elle ne sût déjà à ce sujet ? J'aurais aimé lui expliquer que je ne cesse de surestimer et de sous-estimer l'espèce humaine, et qu'il est rare de je l'estime tout simplement. J'aurais voulu lui demander comment la même chose pouvait être à la fois si laide et si magnifique, et ses mots et ses histoires si accablants et si étincelants.
Rien de tel n'est sorti de ma bouche. »

 
Epilogue.

dimanche 15 novembre 2009

Axis Powers Hetalia - Hidekaz Himaruya.


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 'Draw a circle and there's earth !'
- Hetalia soundtrack -
 
L'auteur :
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Hidekaz Himaruya est un auteur de manga japonais. On lui connaît, au Japon et sur le net, le manga Axis Powers Hetalia depuis 2003.




 
 
Résumé de MangaFox :

It's World War I, and all countries are at war. Germany is in search for Italy, Rome's grandson, and take him captive. Instead... he finds a box of tomatoes? Oh, no, it's just useless Italy hiding. But there was one detail someone forgot to mention. Italy is annoying. So Germany couldn't be happier when he got rid of Italy at the end of war. Now it is World War II, everything is going smoothly with Germany's invasion, when the worst thing possible happens. Italy becomes Germany's ally. And this is how our story begins.

Mon avis :

Me voici de retour avec un nouveau manga, encore peu connu en Europe mais s'étant fait un nom au Japon, je l'ai connu grâce aux épisodes surtout, déjà 101 épisodes à son actif, et j'espère que d'autres sont prévus car Axis Powers Hetalia est spécial dans son genre, j'avoue que j'ai accroché à l'idée et que je me suis attachée à l'anime.

L'idée est simple et originale : vous connaissez tous au moins (une grande partie) de notre Histoire, l'Histoire de France et celles d'autres pays, la géographie des pays du monde, les préjugés sur les étrangers, les langues étrangères et toussa ? Imaginez donc que les pays que nous connaissons bien, pour la plupart, soient bien plus qu'un territoire bien défini ou une idée de nation mais aussi des personnes. Chaque personnage est la personnification du pays qu'il représente, il existe depuis que l'idée de nation est venue chez les hommes. Ainsi nous suivons les pays du monde (pas tous hélas, j'aurais aimé faire connaissance d'Ecosse, Inde, Irlande ou encore Monaco), majoritairement Ludwig je-ne-me-souviens-plus-du-nom-de-famille représentant l'Allemagne, Romano et Feliciano Vargas, les jumeaux Italie, Kiku le pays du Japon, mais aussi Alfred F. Jones, l'Amérique, Arthur Kirkland, l'Angleterre, Francis Bonnefoy, la France, Yao Wang la Chine et Ivan Braginski, la Russie. Mais d'autres pays sont aussi présents comme le Canada, l'Autriche, la Hongrie, la Prusse, la Pologne, la Lithuanie et encore bien d'autres... chacun apparaissent dans le manga.

Alors alors, concernant le manga, j'ai quelques réserves. Tout d'abord, nous ne suivons pas vraiment le fil d'une histoire avec une intrigue, ni le début de l'histoire jusqu'à aujourd'hui. En fait, ce sont des trips, des sketches, en quelque sorte, mais nous restons toujours dans le domaine de l'Histoire, majoritairement les deux guerres mondiales. Ensuite... ce manga... n'est vraiment pas, pas du tout sérieux, c'est une parodie des pays que nous connaissons, l'auteur jouant souvent avec les préjugés : Italie et son amour inconditionnel des pâtes, France et ses roses, ses excellentes qualités culinaires, sa manie à lui et Angleterre de se taquiner/bagarrer/titiller et évidement l'amouuuur tellement important pour lui qui est le digne représentant du pays de l'amour, Angleterre et son thé, ses scones, son folklore, sa rivalité avec France ou Amérique, Amérique avec ses hamburgers, sa manie de jouer le chef incontesté ou le héros, Allemagne et sa bière, ses cheveux blonds et yeux bleus, sa grande taille et etc... allant parfois même jusqu'à exagérer par moment (France vu comme un pervers romantique, Italie comme un lâche, Russie effrayant tout le monde sauf la Chine et j'en passe des meilleures...)

Autant dire que parodier les deux guerres mondiales... c'est bizarre. Mais je pense que ces guerres ne sont qu'un décors, ou juste un pretexte pour voir les nations se bagarrer comme des gamins, car ici, aucune mention de nazisme, d'Hitler, de Vichy ou autres. Ce n'est qu'une parodie, donc les sujets sérieux ne sont pas abordés, juste certains aspects/élèments de l'histoire parodiés ou montrés de façon presque touchantes (rien que quand Angleterre s'occupe d'Amérique quand il était encore une colonie anglaise). Bon, maintenant que je suis habituée au manga, la parodie me gêne moins qu'avant, mais... je suis assez... gênée ? déçue ? perplexe ? Je ne sais pas... mais à vrai dire, je ne serais pas étonnée si le manga avait déjà rencontré polémique... je continue mes recherches sur le manga, il me semble qu'il ne soit pas encore sorti en France... les informations ne sont pas abondantes.

Toujours est-il qu'il ne faut surtout pas prendre au sérieux le manga, surtout que certains pays sont caricaturés à l'extrême. C'est juste destiné à faire rire, à parodier les pays du monde. Même si parfois, ça m'exaspère, je dois avouer que c'est franchement drôle, et que j'adore cette idée de pays personnalisés. Peut-être que j'aurais mieux aimé si ce manga parlait de l'Histoire de façon sérieuse, là ça aurait été plus intéressant et franchement génial, prometteur car nous sommes de nombreux fans à aimer aborder et exploiter dans des discussions/fanarts/fanfics le côté sérieux, dramatique, parfois sanglant ou touchant de l'Histoire de ces pays, notez par exemple qu'on pourrait faire un roman sur les relations entre la France et l'Angleterre avec les personnages de Francis et Arthur, car l'idée de nations personnifiées est originale et promet des choses intéressantes ! Bon, en parodie, par moments, c'est drôle et divertissant bien que l'auteur ne fasse pas de cadeau parfois au sujet des pays qu'il parodie, qu'il y a (du moins je le pense) des relations homosexuelles suggérées (des paroles, des actes), c'est parfois idiot, puéril mais c'est mon petit plaisir coupable. Et je dois avouer qu'il nous donne en prime quelques leçons d'histoire et pas seulement sur les deux guerres mondiales... Comme si j'étais pas assez droguée par l'Histoire. Mais je suis déjà "amoureuse" des personnages France et Angleterre (surtout eux deux, toujours en train de se disputer, ceux-là mais au fond, ils s'adorent, j'en suis sûre... ou alors, je suis devenue une fangirl... déjà que depuis Hetalia, j'en viens à devenir plus patriote et à fangirliser sur mon propre pays ._.)

Donc voilà, j'aime ce manga qui me fait parfois honte, c'est mon plaisir coupable, et si la parodie va un peu trop loin parfois, j'aime l'idée générale et les personnages, j'aime assez pour continuer de lire les sketches (pas toujours évidents à lire ou regarder pourtant) et regarder les épisodes (ne durant que cinq minutes -_-)

Sissi, l'impératrice indomptée - Bertrand Meyer-Stabley.



L'auteur :




Bertrand Meyer-Stabley est un journaliste franco-irlandais. Il a publié de nombreuses biographies sur des personnalités de rang royal comme l'impératrice Sissi ou la reine Marie-Antoinette, ou encore sur des gens célèbres tels que St Exupéry ou Barack Obama. Il collabore à de nombreux journaux français et étrangers.



>> Pour en savoir plus. (attention, l'article est en anglais)




Quatrième de couverture :


Élevée en pleine liberté, dans l'amour des animaux et de la nature, au sein d'une nombreuse et joyeuse fratrie, la rayonnante Elisabeth, duchesse en Bavière, croit, à 16 ans, tomber amoureuse du jeune empereur d'Autriche, François-Joseph, et accepte de l'épouser. Si les premières semaines de cette union sont heureuses, très vite Sissi, éduquée dans le culte de la poésie, étouffe à Vienne : la tutelle de son autoritaire belle-mère, qui est aussi sa tante et lui retire l'éducation de ses enfants, l'indisponibilité de son époux, accaparé par ses devoirs de souverain, l'implacable étau de l'étiquette impériale l'empêchent de vivre à son rythme.


Elle dépérit et sa santé est atteinte. Commence alors, pour oublier, une fuite éperdue, faite d'incessants voyages, de galops effrénés dans la brume du petit matin, du culte de sa beauté à laquelle elle consacre, chaque jour, de longues heures. Fasciné par cette femme qu'il est incapable de comprendre, son époux ne lui refuse aucun caprice, aussi dispendieux soit-il, et se résigne à la solitude. Bientôt les malheurs s'abattent sur elle et ne s'arrêtent plus : la mort de sa petite fille Sophie, le suicide de son fils Rodolphe, la disparition tragique de sa sœur dans un incendie, l'assassinat de son beau-frère, l'empereur Maximilien. Alors que, tel un oiseau affolé, elle ne cesse de courir à travers l'Europe sans le moindre but, elle est assassinée à Genève le 10 septembre 1898.


Bertrand Meyer-Stabley relate le destin unique de cette impératrice inoubliable, avide de liberté, qui subjugua tant son époque et qui, malgré l'amour, la gloire et la beauté qu'elle reçut à sa naissance, ne conquit jamais le bonheur.


Mon avis :

 

Un coup comme ça, l'envie de revoir les films Sissi avec Romy Schneider m'est revenue, et du coup, j'ai enfin eu l'envie et la motivation de lire ce livre acheté depuis Juillet et que je n'avais plus touché depuis.

Comme j'étais malade, j'ai eu tout le loisir de le finir assez rapidement. Je n'avais jamais vraiment lu de (auto)biographie auparavant, donc j'étais assez méfiante, mais comme l'impératrice Sissi était une personnalité que j'ai toujours admiré et respecté, j'ai tenté le coup.

Autant vous dire que les films avec Romy Schneider... aussi magnifiques, romantiques peuvent-ils être, faisant rêver beaucoup de filles, ne sont guère fidèles à la vie de l'impératrice Elisabeth. Je ne regrette rien dans ma lecture néanmoins, ce fut une lecture enrichissante et intéressante, bien que l'auteur n'ait pas tout dit sur Sissi (il fut un temps où j'allais de site en site, blog en blog, pour pêcher toutes les informations possibles sur elle).

Il insiste un peu trop sur sa beauté, mais il faut dire que c'est surtout à cause de celle-ci que Sissi a fasciné et attiré tant de personne à l'époque, dont son mari. Elle faisait énormément d'exercices pour cela, mangeait peu pour garder une taille fine, frôlant presque l'anorexie, utilisait beaucoup de produits pour ses longs, très longs cheveux bruns. Sa beauté est célèbre, la femme en elle-même est célèbre. Enfant de la nature, digne fille de son père, elle n'était pas faite pour la vie à la cour d'Autriche, les règles et le protocole, elle ne voulait rien de plus que la liberté, gambader dans la nature, faire de longues courses à cheval, mais parce que l'héritier au trône, François Joseph, plus familièrement appelé Franz, est tombé amoureux d'elle, au lieu de sa sœur comme il était convenu, il la choisi comme femme. Et si le coup de foudre fut réciproque, Sissi fut bien déçue de constater, après le mariage, qu'elle ne pouvait pas passer autant de temps qu'elle le voulait avec son époux.

La vie à la cour était loin d'être facile. Loin de sa Bavière natale, elle devait apprendre tout ce qu'il fallait pour être une vraie impératrice d'Autriche - et plus tard reine de Hongrie, retenir le protocole, ne plus se conduire en adolescente rebelle, obéir à sa belle-mère, l'Archiduchesse Sophie qui lui en fera voir des vertes et des pas mûres, l'archiduchesse est vraiment un personnage à part, habituée à régner, à voir François-Joseph écouter tous ses conseils et lui obéir (une seule fois il désobéit : quand il décida d'épouser Sissi et non sa sœur aînée Hélène comme les mères des deux époux l'avaient décidé), elle fut souvent sévère avec Sissi, les deux femmes étant de parfaits opposés.

Sissi est un être complexe, une femme en avance sur son époque, elle n'était pas faite pour être impératrice et ne devait pas l'être puisqu'à l'origine, ce devait être sa sœur aînée, mais l'empereur est tombé amoureux de Sissi à la place. Il l'aura aimé toute sa vie, même s'il ne la comprenait pas toujours. Elle n'était pas l'impératrice idéale, elle était raillée à la cours de Vienne, mais elle fut tout de même aimé, surtout par la Hongrie qu'elle affectionne tant. Elle n'a jamais eu une vie facile, c'est pour cela qu'elle cherchait à fuir la cours. Mais elle était en avance sur son temps et avait prédit la fin de l'Empire Autrichien...

C'est quelqu'un de complexe, je doute que quelqu'un l'ait vraiment compris, elle est un être à part, ni innocente, ni coupable. Une femme fascinante, elle l'a été à son époque, elle le reste encore aujourd'hui. On la compare à son aïlleule, Marie-Antoinette, ou encore à Lady Dianna. Une lecture agréable, intéressante pour quelqu'un de fascinant. J'ai suivi avec intérêt la vie de Sissi, tout était bien documenté, raconté de façon plaisante, chapitre par chapitre, par thème ou par année. Bien que cela ferait rire ou soupirer Sissi si elle se savait étudiée dans des livres, émissions tv et etc.



 
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Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach.
Duchesse de Bavière, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie.(24 décembre 1837 - 10 septembre 1898)



Extrait :

Le 19 Août, elle [la duchesse Ludovica, mère de Sissi] télégraphie au duc Max [son époux] en Bavière : "Kaiser verlangt Sissis hand und deine Einwilligung..." ('L'empereur demande la main de Sissi et ton consentement'). La main de Sissi ? C'est une erreur, pense le duc ; il s'agit d'Hélène...
Il fait donc répéter la dépêche : c'est bien la main d'Elisabeth que sollicite François-Joseph ! Celle-ci est bouleversée, Hélène profondément troublée, Charles-Louis cache son chagrin, l'archiduchesse Sophie enrage, Ludovica soupire, François-Joseph est fou de joie (...)


Chapitre II - Coup de foudre.

mercredi 28 octobre 2009

Le monde perdu (T.2) - Michael Crichton.

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Emprunt médiathèque.


 





 
Quatrième de couverture :

Six ans après la catastrophe de Jurassic Park, une rumeur court : Quelque chose a survécu... ... au large du Costa Rica, deux équipes de scientifiques partent explorer une autre île où les inventeurs de Jurassic Park élevaient en secret des dinosaures. Livrés à eux-même, les animaux ont proliféré. L'île est devenue un monde perdu, sans hommes, peuplée de paisibles herbivores géants, mais aussi de féroces carnivores. Une nouvelle course commence. Ian Malcolm, le génial mathématicien rescapé de Jurassic Park, et Richard Levine, un célèbre paléontologue, devront faire preuve de beaucoup d'intelligence et de beaucoup de courage pour réussir à fuir cette île maudite.

Mon avis :


Ah ! Je l'ai enfin lu ! La suite du livre Jurassic Park qui m'avait bien marqué ! Avant toute chose, la version du livre n'a presque rien à avoir avec la version filmique, il y a très peau d'élèments fidèles et ce n'est pas tout à fait la même histoire !

Après la tragédie qui s'était produite dans le parc de dinosaures de John Hammond, Jurassic Park, les rescapés retournent avec soulagelent à une vie normale et se refusent de reparler de Jurassic Park ou de dinosaures, en particulier le mathématicien spécialiste dans la théorie du chaos, Ian Malcolm. Mais voilà que Richard Levine, paléontologue reconnu et héritier d'une énorme fortune, est si passionné par les dinosaures qu'il consulte Ian Malcolm pour en savoir plus sur Jurassic Park et, lorsqu'il refuse, Levine part en exploration sur Isla Sorna où des animaux susceptibles d'être des dinosaures vivraient, élevés en secrets par les créateurs de Jurassic Park avant que le parc ne tourne à la catastrophe. Et maintenant, l'île est à l'abandon et les dinosaures prolifèrent... un peu trop pour une île si petite. Et lorsque Ardy et Kellie, deux élèves du lycée où Levine était sensé donner des cours temporairement, s'aperçoivent de sa disparition, ils courent avertir le professeur Thorne qui décide de demander de l'aide à Ian Malcolm et à Sarah Harding, spécialiste en animaux sauvages. Ce groupe projette de partir en direction d'Isla Sorna afin de retrouver Levine...

Bon sang, quelle suite, mais quelle suite ! Aspirée dans l'histoire du début à la fin, Michael Crichton a fait fort pour une suite. La théorie du chaos de Ian Malcolm à son apogée ! Un roman fascinant, ma préférance va au premier, mais Le Monde Perdu est tout aussi formidable. Plus que de donner une suite à Jurassic Park, l'auteur développe des idées sur le comportement social des dinosaures, leur intelligence, la célèbre théorie du chaos si chère à Ian Malcolm, la théorie de l'évolution, les pensées des dinosaures des hommes depuis le jour où on a découvert des fossiles jusqu'à aujourd'hui. Un bon prolongement des élèments du premier livre.

Les descriptions sont plus vraies que natures, et les bases scientifiques sont bien là la signature de Crichton qui nous offre beaucoup de Ian Malcolm. Adorant le personnage depuis le film de Spielberg, j'ai vraiment appréçié. On a Malcolm qui refuse de parler ou même de se souvenir des évènements de Jurassic Park, mais il n'a d'autre choix que d'être confronté à son passé, à des dinosaures... J'ai aussi aimé la présence d'humour, j'ai franchement éclaté de rire à plusieurs reprises avec l'humour de Malcolm ('votre reproduction de vélociraptor n'est pas menaçante ! Mettez-lui un livre dans les mains et on dirait qu'il va réciter des chants de noël !') ou encore de Thorne par exemple qui est un personnage que j'ai adoré tout de suite, intelligent, solide, c'est une figure rassurante. J'aime bien aussi Eddie qui me fait un peu penser à Muldoon du premier livre, et que l'on ne voit pas dans le second (il y a d'ailleurs des personnages du 1 que l'on ne retrouve pas dans le 2, ce qui est un peu dommage), courageux, robuste, il n'a pas froid aux yeux. Levine est un peu agaçant mais ça va encore... son comportement de jeune héritier insistant et agaçant est vite effaçé par le paléontologue passionné.

Toujours encore cette gêne quand l'auteur fait apparaître des dinosaures dans son récit, quand les noms nous sont inconnus, à chaque fois je devais interrompre ma lecture et voir dans un livre spécial de quel dinosaure il s'agissait. Mais des dinos, il nous en sert, et pas que des herbivores. Les grands méchants prédateurs sont au rendez-vous... et on aime ! Michael Crichton nous fait voyager loin... nous emmène au Costa Rica... Bon voyage !


Extrait :  

- Vous plaisantez ? fit Thorne.
- Pas du tout. Hammond l'a fait. Il a construit son parc sur une île du nom d'Isla Nublar, au nord de la nôtre, et avait prévu de l'ouvrir au public fin 1989. Je m'y suis rendu, peu avant la date fixée pour l'ouverture. Mais Hammond a eu de sérieux problèmes, poursuivit Malcolm après un silence. Les systèmes de sécurité du parc sont tombés en panne et les dinosaures se sont répandus dans la nature. Plusieurs personnes ont été tuées. Après, le parc a été détruit, avec tous les dinosaures qui y vivaient.
Ils longèrent une fenêtre donnant sur la plaine, virent les troupeaux de dinosaures en train de paître au bord de la rivière.
- S'ils ont tous été détruits, reprit Thorne, à quoi servait cette île ?
- Cette île, répondit Malcolm, est le secret honteux de Hammond. La face cachée de son parc.



(chapitre ? / Troisième Configuration) Intérieur.

mercredi 21 octobre 2009

Résurrection de Sherlock Holmes - sir Arthur Conan Doyle.

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Articles connexes :


- La vallée de la peur.
- Le vampire du Sussex.
- La pensionnaire voilée.
- Le chien des Baskerville.
- Son dernier coup d'archet.

- Souvenirs sur Sherlock Holmes.
- Les aventures de Sherlock Holmes.
- Une étude en rouge/Un crime étrange.

 


 


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Quatrième de couverture :


Choisies parmi les enquêtes les plus remarquables de Sherlock Holmes par le fidèle Watson qui a été personnellement mêlé à la plupart d'entre elles, voici treize « affaires » captivantes qui mettent en lumière les facultés étonnantes du célèbre détective : La Maison vide, L'Entrepreneur de Norwood, Les Hommes dansants, La Cycliste solitaire, L'École du prieuré, Peter le noir, Charles-Auguste Milverton, Les Six Napoléons, Les Trois Étudiants, Le Pince-nez en or, Un trois-quarts a été perdu !, Le Manoir de l'abbaye, La Deuxième Tache.



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Exemple de représentation des petits personnages fait à la craie dans la nouvelle Les hommes dansant.


Mon avis :

Voici un recueil assez particulier dans le sens où l'auteur, Arthur Conan Doyle, jaloux du succès que remportait son personnage, le détective Sherlock Holmes, le fit mourir dans la nouvelle du Dernier Problème ; seulement voilà, cette décision ne fut pas acceptée par tout le monde !

Car oui, les fans du détective fictif dont la propre mère de Conan Doyle, n'ont pas aimé le choix de l'écrivain, ils étaient en colère et portaient même le deuil de Sherlock Holmes en s'habillant en noir, et faisaient pression sur Doyle pour qu'il fasse revivre son personnage. Afin de calmer les fans, il écrivit le roman Le chien des Baskerville qui se situe un peu avant la mort de Holmes, et le livre fut un succès tel que ça n'arrangea pas la jalousie et la colère de Doyle. Et après de nouvelles et encore nombreuses demandes de fans insistants, Conan Doyle céda et fit revivre Sherlock Holmes dans la nouvelle de La maison vide, ainsi les aventures du détective avec le docteur Watson recommençèrent. C'était pour la 'petite' information.

Le fait de savoir que l'auteur ait été comme forçé de continuer à écrire sur Sherlock Holmes parce qu'il en était jaloux (il n'avait pas de quoi, après tout l'auteur lui-même a réussi à résoudre pas mal d'enquêtes lui-aussi, il n'avait rien à envier à Holmes) a quelque peu gâché ma lecture, et pourtant, quel plaisir de replonger dans les aventures de Sherlock Holmes, d'autant plus que dans ces nouvelles, Conan Doyle revient en coup de maître ! C'est treize nouvelles qui nous offre et la plupart sont excellentes, les enquêtes sont intéressantes et on retrouve quelques bons moments d'affection et de complicité entre Holmes et Watson. Ces treize nouvelles, je vais vous les présenter : Nous commençons avec La maison vide, qui se situe trois ans après la nouvelle du Dernier Problème, [ après que Watson ait appris, à la fin, la mort de Holmes et Moriarty dans un duel mortel près des chutes de Reichenbach, en Suisse ] où Sherlock Holmes réapparaît à Londres, surprenant le monde face à cette résurrection, et en particulier son ami Watson. Mais le temps n'est pas aux retrouvailles puisque Holmes, entraînant Watson avec lui, va tenter son ultime chance de capturer le bras droit de feu Moriarty, le colonel Moran, bien décidé à venger le professeur...

On repart ensuite avec L'entrepreneur de Norwood où un jeune avocat, John Hector McFarlan, est accusé d'avoir assassiné l'un de ses clients. Pour se sortir de ce mauvais pas, il demande de l'aide à Holmes avant que Scotland Yard n'ordonne son arrestation. Clamant son innocence, il jure n'avoir appris la mort de son client que dans la presse, et pourtant les évidences contre lui sont frappantes. Dans la nouvelle Des hommes dansant, Mr Hilton Cubitt fait appel au détective car inquiet du comportement de sa jeune épouse, Elsie, qu'il a connu en Amérique. Mariés depuis un an à peine, elle lui a fait juré de ne pas lui poser de questions sur son passé et, en tant que gentleman, Cubitt accepte mais voilà que depuis quelques temps, Elsie brûle une lettre reçue d'Amérique sans la lire et devient sincèrement bouleversée à la vue d'étranges petits gribouillages d'aspect enfantin représentant des petits bonhommes faits à la craie, apparaissant un peu partout dans la propriété Cubitt. Dans La cycliste solitaire, Miss Violet Smith se voit offrir un travail de professeur de musique d'une fille d'une de ses connaissances, Mr Carruthers. Tout se passe bien lorsque l'ami de Carruthers, Mr Woodley, ne vienne s'installer dans la demeure pendant une semaine et lui fasse des avances. Sauvée par son hôte, Woodley fuit mais Violet cherche les conseils de Holmes depuis qu'un étrange personage ne la suive dès qu'elle prend la bicyclette...

Dans L'école du Prieuré, Sherlock Holmes reçoit la visite du principal d'une école préparatoire du nord de l'Angleterre : un de ses élèves a été kidnappé, et pas n'importe lequel, le fils d'un Duc qui est prêt à offrir une récompense de 5 000 £ si on retrouve son fils et le kidnappeur. Mais le secrètaire du Duc avoue que le jeune garçon préférait sa mère et vivait une vie malheureuse avec son père, qu'il était heureux dans son école mais qu'il a reçu une lettre le soir de sa disparition. Dans Peter le noir, nous avons un jeune inspecteur Hopkins en pleine admiration pour Holmes qu'il considère comme son mentor, qui vient lui demander de l'aide à propos d'un certain Peter Carey, victime de 50 ans et ancien commandant du Sea Unicorn à la mauvaise réputation... Dans Charles Auguste Milverton, Holmes est engagé par Lady Eva Blackwell pour essayer de détruire les lettres compromettantes d'un maître chanteur nommé Charles Milverton qui cause bien des soucis et de la révulsion chez le détective qui tente de le coincer. Pour tenter de stopper le scélérat et de récupérer les lettres, Holmes laisse derrière lui son rôle de détective pour revêtir, le temps d'une nuit, celui d'un voleur...

Dans Les six Napoléons, l'inspecteur Lestrade, troublé, part consulter Holmes et Watson à cause de l'étrange cas qui se présente à lui : un individu a tant pris en haine Napoléon Bonaparte qu'il va jusqu'à s'introduire chez les personnes possèdant un buste de l'Empereur pour les détruire. Dans Les trois étudiants, Holmes se retrouve dans une célèbre université lorsqu'un tuteur de St Luke's College, Mr Hilton Soames, lui apporte une affaire intéressante qui risque de créer le scandale si elle était montrée au grand jour. Dans Le pince-nez en or, l'inspecteur Stanley Hopkins raconte à Holmes l'affaire d'un meurtre auquel il ne trouve aucune réponse : la victime n'avait rien à se reprocher, le meurtre n'a aucun motif et l'arme du crime appartenait au professeur dont la victime était le secrétaire. Dans Un trois-quart a été perdu !, c'est un certain Cyril Overton du Trinity College qui vient demander de l'aide au détective lorsque Stauton, un homme important dans son équipe de rugby, disparaît à l'approche d'un important match contre Oxfort, or le disparu avait un comportement étrange dernièrement...

Dans Le manoir de l'abbaye, Holmes réveille Watson, tôt le matin, répondant à l'appel d'une nouvelle enquête : un meurtre à l'Abbey Grange. Sir Eustache Brackenstall a été assassiné, apparemment par des cambrioleurs. Hopkins pense au gang Randall composé d'un père et de ses deux fils. L'épouse du défunt révèle, elle, que son mariage n'était pas heureux car son mari était violent, abusif et alcoolique. Et enfin, dans La deuxième tâche, d'importants documents venant du secrétériat de l'Etat pour les affaires européennes ont été volés et s'ils venaient à être découverts, cela ferait risquer une guerre au pays. C'est pourquoi le premier ministre en personne, et le secrétaire d'état se tournent vers Holmes...

Plusieurs de ces récits sont mes préférés, et on retrouve des enquêtes intéressantes et d'agréables moments d'amitié entre Holmes et Watson, ce qui prouve que Holmes n'est pas si insensible et sans coeur qu'il le dit, bien que j'avoue qu'à la place de Watson, j'aurais été plus rancunière que ça : Holmes s'est délibérément fait passé pour mort pendant trois ans, ne mettant personne au courant à part son frère aîné, Mycroft Holmes. Watson a donc porté le deuil d'une personne qui n'était même pas morte ! Cela dit, l'argument de sa survie après sa confrontation avec le professeur Moriarty dans le Dernier Problème se tient, et l'enquête visant à capturer Moran, le bras droit de Moriarty, dans La maison vide, est intéressante et prenante.

J'ai particulièrement aimé l'affaire de Charles Auguste Milverton où l'on apprend que Holmes aurait pû être un voleur très afficace, et la scène où lui et Watson doivent s'introduire en secret chez le bonhomme, qui a récolté des informations gênantes pour un client de Holmes, afin de voler des documents comprométants et qu'ils doivent se cacher derrière le rideau quand Milverton et que Holmes aggrippe la main de Watson pour le rassurer était... magique ! Sinon, l'affaire des Six Napoléons est tout aussi bien, l'inspecteur Lestrade y est très présent, ça m'a fait plaisir de le voir autrement que dans le rôle de l'inspecteur de Scotland Yard idiot, juste bon à rivaliser avec son collègue, Tobias Gregson, car j'aime beaucoup Lestrade. Sinon que dire d'autres des nouvelles ? Un pur délice, tout simplement...

Extrait :

Je sentis la main de Holmes se glisser contre la mienne et il me la serra d'une manière rassurante, comme pour m'indiquer qu'il dominait la situation et qu'il était tranquille. Je n'étais pas sûr qu'il eût remarqué ce que je ne voyais que trop de ma place : la porte du coffre-fort était imparfaitement refermée ; à tout moment Milverton pouvait s'en apercevoir. J'étais résolu, si la fixité d'un regard m'avertissait qu'il l'avait observé, à bondir, à l'étouffer sous mon manteau, à le ligoter, et à laisser Holmes s'occuper du reste. Mais Milverton ne levait pas les yeux. Il était nonchalamment intéressé par les papiers qu'il lisait : page après page il suivait le législateur dans son argumentation. Au moins, pensai-je, quand il aura terminé sa lecture et son cigare, il ira dans sa chambre. Mais avant qu'il eût achevé l'un ou l'autre, il se produisit un évènement inattendu qui modifia le cours de nos pensées.


Charles Auguste Milverton.

samedi 17 octobre 2009

Très cher frère - Riyoko Ikeda.

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L'auteur :


 
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Riyoko Ikeda (née le 18 décembre 1947), était une dessinatrice de manga japonais shojo (pour jeunes filles). Son plus célèbre manga reste La Rose de Versailles, alias Lady Oscar. La plupart de ses mangas portent sur la Révolution Française, ou la Révolution Russe. Depuis 1995, elle a été admise à l'Université Musicale de Tokyo et se consacre désormais au chant, elle est maintenant chanteuse professionnelle.


Lecture en ligne ici.

Articles connexes :
 


Quatrième de couverture :


Drame humain sensible, passionné et élégant, Très cher frère est l'un des chefs-d'oeuvre de Riyoko Ikeda. Cette série à l'esthétisme léché, écrite à la suite de La Rose de Versailles, nous entraîne dans un monde dominé par les violentes passions de jeunes filles en quête d'amour et de reconnaissance.

Misonoo Nanako fait son entrée à la prestigieuse école pour filles Seiran. Elle est admise, contre tout attente, dans un cercle privé réunissant les filles les plus belles et les plus belles et les plus riches du lycée. Ce club très fermé est dirigé par l'une des plus irréprochables élèves de l'établissement : " Ichinomiya Fukiko, dite Mlle Miya. Manako, tiraillée entre ses camarades qui la jalousent et l'ambiance idyllique qui règne au club, est bouleversée, mais elle trouve du réconfort en écrivant à un étudiant qu'elle a rencontré quelques mois auparavant et qu'elle considère comme le grand frère qu'elle n'a jamais eu.


Mon avis :


J'ai vraiment dû faire des pieds et des mains pour lire enfin ce manga. Il date des années 1970, je l'ai découvert cet été avant d'apprendre qu'il venait à peine de sortir en France. J'ai du batailler pour me procurer le manga et l'anime, mais voilà, j'ai réussi à les avoir et maintenant j'ai enfin tout le loisir de (re)découvrir l'histoire. Si l'anime et le manga sont différents par bien des côtés, les deux sont très agréables à lire/regarder mais je conseille d'abord lire le manga avant de s'attaquer aux DVD.

Nous suivons le quotidien de Nanako Misono, une jeune fille banale de 16 ans, qui rentre au lycée Seiran, l'une des plus prestigieuses écoles pour filles où l'on peut trouver un groupe très fermé qui se nomme Le Cercle de la Fraternité (Cercle de la Rose dans l'anime) où sont choisies comme membres de belles jeunes filles riches et irréprochables. Plusieurs jeunes filles rêvent d'être membres pour y mener la vie de lycéenne comblée qu'ont les membres. Contre toute attente, Nanako est choisie pour être membre, et c'est toute l'école qui est sous le choc : comment une fille au charme banal a pû être choisie ? Son père, le fameux professeur Misono n'est même pas son vrai père ! Choquées et étonnées, ses camarades deviennent bien vite jalouses et n'auront de cesse de mener la vie dure à Nanako dans le seul but de la faire quitter la Fraternité. Bouleversée et affectée par la cruauté dont elle est victime, Nanako parvient tout de même à garder la tête haute et trouve du soutient dans ses lettres à son 'grand frère', un étudiant plus âgé qu'elle, qu'elle a rencontré dans son ancienne école alors qu'il faisait des cours, elle le considère comme le grand frère qu'elle n'a jamais eu et, au fil de sa plume, Nanako lui raconte son quotidien, ses cours à l'école, ses amies, Mariko Shinobu, Tomoko, les filles du lycée notamment les trois plus célèbres : Kaoru, son Altesse Kaoru, fille sportive, débordant de vie mais cachant un mal profond en elle ; Rei Asaka alias Saint Just, jeune fille triste, désespérée et mélancolique pour qui Nanako sera irrévocablement attirée, tombant pour ce personnage insaisissable et torturé ; et Mlle Miya/Fukiko, patronne actuelle du Cercle, terriblement belle, à la fois douce et cruelle, capricieuse et autoritaire... et au fur et à mesure que le temps passe, Nanako se rend compte que le Cercle de la Fraternité ne porte pas très bien son nom, et qu'en réalité, c'est un monde froid et cruel, mais beau et utopique en apparence...

Très cher frère... ton univers impitoyable ! Un drame humain, plein de sensibilité, de passion, d'émotion... c'est... des larmes, de la dépressions, des sentiments à l'état pur ! Parfois étrange, choquant mais jamais trop. Il faut dire que certains thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux : suicide, drogue, problèmes de famille, dépression, relations ambigües entre les filles du manga (ça, pour être ambigües, elles sont ambigües !), et pourtant, ça reste un manga attachant à mes yeux. Je ne me lasse pas de le relire. Et en plus, les dessins sont jolis malgrè le style très années 70/80's, mais ça, je ne m'en plains pas trop, ça a du charme ! J'ai beaucoup aimé les personnages, certains sont étranges pour ne pas dire dérangés, mais attachants. Comme Nanako, j'ai été attirée dès le début par Saint Just, sa douce folie, sa triste mélancolie... ainsi que la très vivante Kaoru, pleine de force et de vitalité ! C'est un univers froid et cruel qui est représenté, mais heureusement, il y a toujours des moments comiques, des moments d'amitié, de bonheur... bref, ce manga est un petit bijou, un bijou très particulier certes, mais une très bonne lecture, un bon manga, étrange mais attirant.





Nanako Misono, image tirée de l'anime Oniisama e/Très cher frère.